La crise de la zone euro ne cesse de s’aggraver et sauf à très court terme le récent sommet ne modifiera pas ce triste constat. Ce qui est indiscutable, c’est le besoin d’un programme qui soit clair, tant aux peuples qu’aux marchés. Mais ce programme doit être crédible sur la durée et donc se baser sur la réalité de la zone euro. Celle-ci est rarement reconnue lucidement.
Dans un contexte comme celui-là un pays qui a besoin de s’ajuster ne peut ni dévaluer, ni noyer ses dettes dans l’inflation. Même si le reste de la zone l’aide ou si on tente ici ou là de soutenir l’activité, ce qu’il connaît inévitablement, ce sont les joies amères de la contraction, d’une forme d’austérité, au mieux de la stagnation – le temps nécessaire au rééquilibrage.
Dix ans d’efforts assez durs sans doute. Autant alors l’assumer franchement.
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