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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>La communaut&#233; nationale : ce qui la menace, ce qu'il faut reb&#226;tir</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Souverainet&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Communaut&#233; politique</dc:subject>
		<dc:subject>Nation</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; nationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La question du r&#244;le de la nation est la question politique majeure d'aujourd'hui. C'est ce que j'&#233;voque dans ce livre, qui vient de para&#238;tre aux Editions du Bien commun. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'un c&#244;t&#233;, elle constitue le cadre de r&#233;f&#233;rence de la quasi-totalit&#233; des pays reconnus sur la plan&#232;te, m&#234;me si on peut souvent contester que ce sont bien des nations. Mais par d'autres c&#244;t&#233;s, elle est remise en cause, du moins dans nos pays : contest&#233;e dans sa nature m&#234;me par le discours de d&#233;construction, elle est jug&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Solidarite-nationale-+.html" rel="tag"&gt;Solidarit&#233; nationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pierredelauzun.fr/IMG/logo/51dgzivm8al__sl1181_.jpg?1787417293' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question du r&#244;le de la nation est la question politique majeure d'aujourd'hui. C'est ce que j'&#233;voque dans ce livre, qui vient de para&#238;tre aux Editions du Bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, elle constitue le cadre de r&#233;f&#233;rence de la quasi-totalit&#233; des pays reconnus sur la plan&#232;te, m&#234;me si on peut souvent contester que ce sont bien des nations. Mais par d'autres c&#244;t&#233;s, elle est remise en cause, du moins dans nos pays : contest&#233;e dans sa nature m&#234;me par le discours de d&#233;construction, elle est jug&#233;e d&#233;pass&#233;e par ceux qui se situent au niveau europ&#233;en, ou se veulent cosmopolites. Ou par ceux qui parient sur la mont&#233;e des empires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nation a pourtant toujours de nos jours quatre r&#244;les essentiels, qu'elle est seule &#224; offrir. D'abord, fonder une communaut&#233; politique, c'est-&#224;-dire un niveau &#233;lev&#233; de confiance mutuelle et d'identification, permettant un niveau tout aussi &#233;lev&#233; de coop&#233;ration et d'action commune. Ensuite, fournir ce qui est n&#233;cessaire pour cela et en soi inestimable : un patrimoine commun, et notamment une langue et une culture. Puis, assurer la d&#233;fense en commun de cette population, notamment militairement : cette question est revenue brutalement au c&#339;ur de l'actualit&#233;. Enfin, pourvoir &#224; une forme de solidarit&#233;, qui va bien au-del&#224; de la s&#233;curit&#233; sociale, en offrant autant que possible &#224; chacun une vraie place dans cette communaut&#233;. Pour la grande majorit&#233; des gens, leur qualit&#233; de vie, y compris &#233;conomiquement, d&#233;pend en effet largement de leur appartenance nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout cela ne se con&#231;oit actuellement hors du cadre national. Et tout cela se relie directement au fait que la nation est une communaut&#233;. Son r&#244;le &#224; ce titre est donc irrempla&#231;able. Dans les soci&#233;t&#233;s modernes, l'horizon r&#233;el des personnes et leur cadre de d&#233;pendance sont bien plus grands que dans les communaut&#233;s locales d'autrefois ; ils supposent un niveau large d'identification, de communication et de solidarit&#233;. C'est la nation qui joue ce r&#244;le. Mais au-del&#224;, il n'y a rien d'organis&#233; et de concret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'avenir, la question est de savoir dans quelle mesure l'imbrication croissante de l'humanit&#233;, et notamment la mondialisation, att&#233;nuent ou renforcent cette r&#233;alit&#233;. Il est &#233;videmment improbable (sauf catastrophe majeure) que cela se fasse par retour &#224; des entit&#233;s plus petites, malgr&#233; certaines utopies. Mais l'&#233;volution pourrait conduire au renouveau de formations politiques plus vastes et pluri-nationales. Donc en r&#233;alit&#233; d'empires au sens large, et une Europe f&#233;d&#233;rale serait elle aussi une forme d'empire. Mais cela ferait perdre cet &#233;l&#233;ment essentiel qui caract&#233;rise la nation, qui est d'&#234;tre une communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faire alors ? Il y a bien s&#251;r des politiques &#224; mener, sur la longue dur&#233;e : d&#233;fense, &#233;ducation, recherche scientifique, migrations etc. Elles sont d'une tr&#232;s grande importance en soi. Il y a besoin plus fondamentalement d'un ensemble de r&#233;f&#233;rences collectives permettant la vie politique commune. Mais tout cela suppose au pr&#233;alable une ambition : celle de faire vivre une communaut&#233;. Ces politiques diverses ne parviendront en effet &#224; rien si la nation n'offre pas la base ad&#233;quate, c'est-&#224;-dire une communaut&#233; vivante, solidaire et forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une communaut&#233;, ce sont des personnes qui, sur la base de r&#233;f&#233;rences communes majeures, culturelles, historiques et institutionnelles, se reconnaissent comme on l'a dit un degr&#233; &#233;lev&#233; de solidarit&#233; : financi&#232;re certes, mais aussi humaine voire existentielle, impliquant l'acceptation &#233;ventuelle de sacrifices pour la cause commune. Sur cette base peut alors se construire une volont&#233; commune propre, et sa traduction concr&#232;te dans ce qu'on appelle souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; son tour, une telle volont&#233; ne suffit pas s'il n'y a pas les bases concr&#232;tes permettant &#224; cette communaut&#233; d'exister. Or trois d'entre elles sont essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord que ce peuple existe, ce qui veut dire se prolonge dans de nouvelles g&#233;n&#233;rations, pour l'essentiel au sein de familles faisant r&#233;ellement partie de la communaut&#233; : c'est la question de la d&#233;mographie et de la natalit&#233;. Sans natalit&#233; suffisante, il n'y a pas d'avenir &#224; une communaut&#233; humaine. Question br&#251;lante aujourd'hui, avec l'effondrement de la natalit&#233; dans la plupart des pays hors Afrique, ph&#233;nom&#232;ne largement li&#233; &#224; un individualisme de plus en plus pathologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela suppose ensuite une volont&#233; de se d&#233;fendre, et donc un esprit de combat, qui ne va pas sans un esprit de sacrifice. Il faut donc que la communaut&#233; nationale produise suffisamment de membres anim&#233;s par cet esprit. A d&#233;faut, elle sera incapable de se maintenir sur la dur&#233;e, non seulement face &#224; des menaces ext&#233;rieures, mais aussi sur le plan interne, face &#224; des factions utilisant la violence pour imposer leur loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux questions sont vitales, mais peu &#233;voqu&#233;es dans le d&#233;bat public, et encore moins en liaison avec la souverainet&#233;. Enfin, d'une fa&#231;on qui est, elle, plus souvent &#233;voqu&#233;e, mais rarement sous le bon angle, cela suppose une vue commune des bases &#233;conomiques et sociales de cette souverainet&#233; et de cette solidarit&#233;. Non pas un programme de revendications &#233;galitaires, mais un cadre permettant de donner aux membres de la communaut&#233; une vraie possibilit&#233; d'appartenance et de valorisation, o&#249; en un mot chacun trouve sa place. Et &#224; l'ensemble, les moyens de son autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer le r&#244;le crucial de ces dimensions par rapport aux autres politiques &#224; mener, il n'y a pas de politique de d&#233;fense possible sans base &#233;conomique et sans des gens qui acceptent de se battre et de se sacrifier ; pas d'&#233;ducation sans enfants, sans p&#233;dagogie et sans moyens ; pas de ma&#238;trise des migrations sans d&#233;mographie ni volont&#233; de se d&#233;fendre, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les id&#233;es dominantes, mais aussi les pratiques d&#233;sormais spontan&#233;es de la plupart des gens, n'int&#232;grent plus assez ces r&#233;alit&#233;s, quand elles ne vont pas dans la direction contraire. Or elles sont pourtant au fond assez &#233;videntes. Retrouver ce sens de la communaut&#233; nationale est donc la priorit&#233; absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A para&#238;tre sur &lt;/i&gt; Politique Magazine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une souverainet&#233; fran&#231;aise est-elle encore pertinente ? </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Une-souverainete-francaise-est-elle-encore-pertinente.html</link>
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		<dc:date>2024-07-04T12:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Souverainet&#233; nationale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La question de ce qui reste et de ce que peut devenir la souverainet&#233; fran&#231;aise est plus que jamais pertinente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de bilan , ce qui est d'embl&#233;e &#233;vident est un recul massif, ne serait-ce qu'en comparaison avec les ann&#233;es 1960-1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cet effarant recul doit &#234;tre analys&#233;. Trois facteurs pr&#233;dominent : le mythe europ&#233;en f&#233;d&#233;ral, le complexe irrationnel de la taille du pays, et la d&#233;rive de la culture politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant les atouts subsistants sont nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Souverainete-nationale-118-+.html" rel="tag"&gt;Souverainet&#233; nationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question de ce qui reste et de ce que peut devenir la souverainet&#233; fran&#231;aise est plus que jamais pertinente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un bilan consternant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de bilan , ce qui est d'embl&#233;e &#233;vident est un recul massif, ne serait-ce qu'en comparaison avec les ann&#233;es 1960-1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Finance : nous n'avons plus de monnaie propre, mais une dette &#233;norme, qui nous met dans la d&#233;pendance des march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Militairement : nous n'avons plus qu'une arm&#233;e d'&#233;chantillon, de qualit&#233;, mais sans pertinence &#224; l'&#233;poque des guerres de masse &#224; la russo-ukrainienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Diplomatie : la n&#244;tre est r&#233;duite &#224; l'os et comme l'a &#233;crit un grand ambassadeur &#8216;d&#233;boussol&#233;e'. Elle est acquise aux atlantistes, donc d&#233;pourvue de boussole propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Industrie : la n&#244;tre est fondue. Le CAC est sous contr&#244;le &#233;tranger sauf dans le luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Energie : c'est la lamentable histoire du nucl&#233;aire fran&#231;ais, atout majeur il y a 40 ans, reni&#233; puis rapi&#233;c&#233; depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Europe : l'&#233;largissement nous a dilu&#233; et ce qui l'emporte ce sont des projets tous plus f&#233;d&#233;ralistes les uns que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Culture populaire : c'est la d&#233;ferlante culturelle US, notamment sur les r&#233;seaux sociaux format&#233;s sur leur mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Langue : le repli est consid&#233;rable, internationalement, et en France m&#234;me o&#249; le sabir m&#233;lang&#233; est le dialecte &#224; la mode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Droit : nous sommes d&#233;sormais domin&#233;s par des normes juridiques extra territoriales, d&#233;finies par des juridictions apatrides &#224; la nomination opaque et al&#233;atoire (CEDH etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Contr&#244;le des fronti&#232;res : ce n'est plus qu'un souvenir. Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois probl&#232;mes ou dilemmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cet effarant recul doit &#234;tre analys&#233;. On peut le voir comme la r&#233;sultante de trois probl&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le culte de l'Europe d'abord. On y a fait un &#233;norme transfert, au sens psychanalytique, mais sans base de l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique &#224; ce niveau et avec des partenaires qui ont d'autres priorit&#233;s : on a cru que ce que nous attendions d'une souverainet&#233; pouvait &#234;tre reconstitu&#233; &#224; ce niveau, avec bien plus de puissance. Or l'Europe de Bruxelles est b&#226;tie sur de tout autres bases et n'est donc pas en &#233;tat de satisfaire les r&#234;ves fran&#231;ais. Dans aucun des domaines &#233;voqu&#233;s ci-dessus elle n'apporte de r&#233;ponse v&#233;ritable - en mettant &#224; part la question sp&#233;cifique et complexe de la monnaie. Rappelons que la France est le seul grand pays de l'actuelle UE qui, &#224; la fois, &#233;tait encore r&#233;cemment une vraie puissance, et n'a pas &#233;t&#233; cass&#233;e en 1945. Sans oublier non plus que notre mode de fonctionnement est tr&#232;s diff&#233;rent de celui des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La question de la taille. On doit prendre en compte le rel&#232;vement du niveau de taille requis pour peser dans tous les domaines. Notamment au niveau technologique (arm&#233;e comprise). Ce qui implique un arbitrage judicieux entre les domaines o&#249; il est imp&#233;ratif de faire seul (nucl&#233;aire militaire) et ceux o&#249; la coop&#233;ration est n&#233;cessaire (mais cas par cas, et si on est vraiment sur la m&#234;me ligne avec nos partenaires). L'Europe peut &#234;tre un tel cadre de coop&#233;ration, privil&#233;gi&#233; mais non exclusif, si c'est en dehors du mythe irrationnel de &#171; l'union toujours plus &#233;troite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La base de culture politique et les valeurs collectives ont consid&#233;rablement &#233;volu&#233;, en France comme ailleurs. La souverainet&#233; n'a pas toujours le vent en poupe, compar&#233;e au niveau de vie ou, dans un autre genre, &#224; l'&#233;cologie. On ne para&#238;t plus comprendre cette v&#233;rit&#233; &#233;l&#233;mentaire qui est, quand on la pose, &#233;vidente, que sans un minimum de souverainet&#233; on ne peut plus rien faire, dans quelque domaine que ce soit. Il faut donc restaurer cette prise de conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De fortes sp&#233;cificit&#233;s subsistantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous reste pourtant de fortes sp&#233;cificit&#233;s et points d'appui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Un empire maritime exceptionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Une arm&#233;e qui reste la plus cr&#233;dible du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les outils d'une diplomatie possible, si&#232;ge au conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Quelques grandes entreprises et banques. Des entrepreneurs, notamment dans les nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	De beaux morceaux dans l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Une base de population souvent comp&#233;tente et d&#233;vou&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Un parc nucl&#233;aire ab&#238;m&#233; mais encore fonctionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Une langue dont la place au niveau mondial est d&#233;sormais sous-estim&#233;e en France m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Probl&#233;matique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit bien que deux facteurs sont centraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un est &#224; nouveau le dilemme europ&#233;en. Si on s'inscrit dans le mythe d'un union toujours plus &#233;troite, il faut purement et simplement oublier l'id&#233;e de souverainet&#233;, la fran&#231;aise &#233;videmment, mais l'illusion de la souverainet&#233; europ&#233;enne aussi. Sauf &#224; devenir un empire, l'Europe, c'est la post-souverainet&#233;. Et donc la glissade sur la pente savonneuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre est la culture collective. Rien ne sera possible tant que r&#233;gnera le culte de mod&#232;les id&#233;ologiques, consensuels ou non, mais d&#233;connect&#233;s d'une v&#233;ritable probl&#233;matique politique et notamment d'une possibilit&#233; d'action collective, car celle-ci suppose la souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On objectera la taille, non sans r&#233;els motifs. Nous ne sommes ni petits, ni tr&#232;s grands, certes. Mais en soi cela n'exclut pas une politique autonome. Aucun pays n'est parfaitement autonome, ni technologiquement, ni industriellement, ni &#233;videmment pour ses mati&#232;res premi&#232;res, ni en communication. La question est pour chaque pays, l&#224; o&#249; il est et comme il est, de d&#233;finir les domaines o&#249; il a de vrais atouts, et ceux o&#249; il doit composer ; quelles sont ses priorit&#233;s ; et avec qui il peut travailler, cas par cas. Nous sommes ici sous contrainte, comme tous les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sens inverse, la tentation populiste, &#233;videmment compr&#233;hensible politiquement, tend &#224; d&#233;placer l'attention du public vers des domaines o&#249; la capacit&#233; d'action est d&#233;sormais faible ou nulle (nouvelles d&#233;penses), et la vuln&#233;rabilit&#233; r&#233;elle. D'une certaine fa&#231;on d'ailleurs, nous venons de 30 ans de populisme, 18 en tout cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, apr&#232;s la d&#233;nonciation des entraves, &#224; commencer par la suppos&#233;e pr&#233;&#233;minence du droit europ&#233;en, la question de la souverainet&#233; se pose en termes de reconstruction : reconstruction mat&#233;rielle, et reconstruction intellectuelle et morale. Le chemin est long. Il comporte, &#233;tapes essentielles, la r&#233;orientation de l'Europe comme lieu de coop&#233;ration et non projet f&#233;d&#233;ral ; et la restauration de l'esprit public. Vaste programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paru dans&lt;/i&gt; Politique magazine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La convergence mal&#233;fique en Europe : pouvoir de l'id&#233;ologie, pouvoir des juges, pouvoir de la technocratie </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/La-convergence-malefique-en-Europe-pouvoir-de-l-ideologie-pouvoir-des-juges.html</link>
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		<dc:date>2024-03-21T16:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Id&#233;ologie dominante</dc:subject>
		<dc:subject>Souverainet&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Pouvoir des juges</dc:subject>
		<dc:subject>Technocratie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un animal bien &#233;trange que cette Union europ&#233;enne, et qui n'arr&#234;te pas d'interpeller les politologues. Mais par bien des c&#244;t&#233;s il incarne sous une forme extr&#234;me et caricaturale la d&#233;rive de nos suppos&#233;es d&#233;mocraties, o&#249; les pouvoirs dirigeants s'efforcent autant que possible d'&#233;chapper au verdict des &#233;lecteurs, ou plus exactement d'isoler dans un compartiment &#233;tanche une ligne largement id&#233;ologique, confort&#233;e par le pouvoir des juges et celui de la technocratie, quitte &#224; ce que des &#233;quipes divergeant tr&#232;s peu entre elles se disputent le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas tr&#232;s encourageant pour l'avenir de ce qu'on appelle d&#233;mocratie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union europ&#233;enne, un mutant politique inqui&#233;tant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un animal bien &#233;trange que cette Union europ&#233;enne, et qui n'arr&#234;te pas d'interpeller les politologues. Mais par bien des c&#244;t&#233;s il incarne sous une forme extr&#234;me et caricaturale la d&#233;rive de nos suppos&#233;es d&#233;mocraties, o&#249; les pouvoirs dirigeants s'efforcent autant que possible d'&#233;chapper au verdict des &#233;lecteurs, ou plus exactement d'isoler dans un compartiment &#233;tanche une ligne largement id&#233;ologique, confort&#233;e par le pouvoir des juges et celui de la technocratie, quitte &#224; ce que des &#233;quipes divergeant tr&#232;s peu entre elles se disputent le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pouvoir surplombant, &#233;dictant des normes et r&#232;gles qui s'imposent &#224; tous, plac&#233;es au-dessus de toutes les l&#233;gislations nationales, les organes de l'Union europ&#233;enne ne sont pour l'essentiel pas &#233;lus et en tout cas pas directement responsables devant les &#233;lecteurs, alors que l'Union se targue d'incarner la d&#233;mocratie et fait la police des pays membres jug&#233;s d&#233;ficients &#224; cet &#233;gard. Cela reste vrai m&#234;me du Parlement europ&#233;en : en effet, on n'y &#233;lit pas les d&#233;put&#233;s sur la base d'un programme, et on ne les juge pas sur ce qui a &#233;t&#233; vot&#233; pendant la mandature. Les d&#233;bats sibyllins qui s'y d&#233;roulent, expos&#233;s &#224; l'influence des lobbies de tout poil, &#233;chappent totalement &#224; la vue des citoyens et reposent sur la connivence de trois grands groupes de parlementaires que dans la pratique presque rien ne s&#233;pare. Et o&#249; bien s&#251;r les eurosceptiques sont anath&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il ne s'agit pas de d&#233;finir une ligne politique, approuv&#233;e par les &#233;lecteurs, et fond&#233;e sur la responsabilit&#233; envers une communaut&#233;, politique elle aussi. Il s'agit d'appliquer un programme id&#233;ologique, encapsul&#233; dans les trait&#233;s, avec trois axes fondateurs : la concurrence et le libre-&#233;change ; le volontarisme f&#233;d&#233;raliste ; et maintenant les chartes de droits. Qui n'a pas per&#231;u cette dimension essentiellement id&#233;ologique de l'Union europ&#233;enne n'en comprend pas le fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement l'Union a &#233;t&#233; par excellence le lieu de l'affirmation du pouvoir des juges, ph&#233;nom&#232;ne qui touche tous les grands pays dits d&#233;mocratiques, et qui repose directement sur une pr&#233;tention elle aussi id&#233;ologique : donner la primaut&#233; absolue &#224; un catalogue de droits individuels suppos&#233;s &#224; la fois l'emporter sur toute autre consid&#233;ration et progresser sans cesse. D&#233;sormais ces juges consid&#232;rent naturels et &#233;vident de pouvoir litt&#233;ralement juger sur cette base toute loi m&#234;me vot&#233;e. En outre, ce sont les juges qui ont tranquillement pris la d&#233;cision d'accorder la pr&#233;dominance du droit europ&#233;en sur le droit national. Sans aucune d&#233;cision politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat en est le double patronage du juridique et de l'id&#233;ologique, bien plus marqu&#233; qu'au niveau national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un troisi&#232;me pouvoir renforce les pr&#233;c&#233;dents, celui de la technocratie, directement (par la Commission) ou indirectement (par le d&#233;veloppement continu d'autorit&#233;s dites ind&#233;pendantes). Outre que cette dimension technocratique s'aur&#233;ole de l'autorit&#233; de la science ou de la technique, elle participe de la m&#234;me id&#233;e, qui est au fond de d&#233;politiser la d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre grand p&#244;le du monde occidental, les Etats-Unis, pr&#233;sente bien des sympt&#244;mes analogues, mais leur pr&#233;pond&#233;rance y est moins marqu&#233;e, et surtout le terrain beaucoup plus disput&#233; par d'autres forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;mocratie marginalis&#233;e et contr&#244;l&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que cela signifie pour l'avenir de la d&#233;mocratie ? Le sens th&#233;orique en est le gouvernement du peuple. Mais comme je l'ai montr&#233; dans &lt;i&gt;L'avenir de la d&#233;mocratie&lt;/i&gt;, la d&#233;mocratie moderne est un compos&#233; hybride de trois r&#233;alit&#233;s bien diff&#233;rentes : le gouvernement du peuple (en r&#233;alit&#233; tr&#232;s indirect, &#224; travers des repr&#233;sentants) ; l'&#233;tat de droit ( des proc&#233;dures et un syst&#232;me de droits) ; et l'id&#233;ologie d&#233;mocratique (dont la forme r&#233;cente est la religion pr&#233;dominante du relativisme et des r&#232;gles du jeu, exaltant l'autonomie arbitraire de l'individu).Ces trois composantes ne sont pas n&#233;cessairement li&#233;es en soi, bien que dans la perception ambiante elles se confondent dans l'id&#233;e multiforme de &#8216;d&#233;mocratie'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance d&#233;sormais est &#224; la pr&#233;pond&#233;rance de la troisi&#232;me composante, avec instrumentalisation de la seconde, et de fait marginalisation de la premi&#232;re. Ce dernier ph&#233;nom&#232;ne prend des formes diverses mais convergentes : il s'agit notamment d'opposer un bloc seul l&#233;gitime, id&#233;ologiquement correct, &#224; des forces ext&#233;rieures stigmatis&#233;es sous le nom de populisme. Ce qui est facilit&#233; par la marginalisation de ces derniers, qui les rend plus agressives et moins exp&#233;riment&#233;es. L'Union europ&#233;enne est par excellence le lieu o&#249; se d&#233;roule l'op&#233;ration de fa&#231;on pure, mais la France macronienne s'en rapproche diablement. Ailleurs l'op&#233;ration reste imparfaite, mais en cas de besoin l'Union fait la police sans vergogne, comme on le voit en Pologne et en Hongrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il reste &#233;videmment malgr&#233; tout une dimension &#233;lectorale : d'o&#249; la possible remise en cause du sch&#233;ma dominant, comme on l'a vu avec le Brexit (mais cela a suppos&#233; une porteuse politique tr&#232;s forte, dans un pays dont le positionnement &#233;tait tr&#232;s &#224; part) ; ou en cas de r&#233;f&#233;rendum (mais dans ce cas ils sont rares et tourn&#233;s, comme dans la scandaleuse affaire de 2005) ; ou m&#234;me encore par des &#233;lections nationales (et alors on d&#233;roule le harc&#232;lement juridico-financier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de cela bien s&#251;r, il y a toujours la bonne vieille r&#233;volte populaire, type jacqueries, gilets jaunes, manifs syndicales, paysannes etc. Mais tout au plus mettent-elles en &#233;chec le r&#233;gime sur un point particulier, sans pouvoir le faire en principe, et d&#232;s lors il subsiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des perspectives peu rassurantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et donc, en dehors de ces p&#233;rip&#233;ties, le dualisme ambiant, apparemment d&#233;mocratique mais en r&#233;alit&#233; largement pr&#233;d&#233;termin&#233; et conditionn&#233; id&#233;ologiquement, risque de continuer &#224; dominer. Quelle peut en &#234;tre la signification pour l'avenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y a-t-il d'abord des pr&#233;c&#233;dents dans l'histoire ? On a eu des th&#233;ocraties, elles aussi id&#233;ologiques &#224; leur fa&#231;on, mais peu nombreuses et peu durables. Surtout, elles supposaient pour durer un monde stable (le seul cas sur plusieurs si&#232;cles est le Tibet). Or le monde actuel bouge, et l'id&#233;ologie actuelle est une id&#233;ologie du changement et de la remise en cause. On a eu par ailleurs bien des r&#233;gimes r&#233;volutionnaires, mais eux aussi n'ont en g&#233;n&#233;ral pas dur&#233; (apr&#232;s de terribles ravages).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est donc nouvelle. La fragilit&#233; fondamentale du syst&#232;me est le maintien th&#233;orique d'un fondement d&#233;mocratique de la l&#233;gitimit&#233; (au sens premier du terme), mais r&#233;guli&#232;rement bafou&#233; dans la pratique. Quelles sont alors les &#233;volutions possibles - en dehors du maintien chaotique de l'emprise id&#233;ologique et &#233;litiste et de r&#233;voltes populaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re hypoth&#232;se serait en th&#233;orie le retour &#224; un r&#233;gime plus clairement d&#233;mocratique et moins id&#233;ologique. Cela para&#238;t peu &#233;vident au vu des faits observ&#233;s. Ce l'est d'autant moins que l'id&#233;ologie est depuis les origines au fondement du r&#233;gime dit d&#233;mocratique et ne peut donc pas facilement &#234;tre r&#233;cus&#233;e dans son cadre. S'y ajoute l'affaiblissement des Etats-nations par les forces conjugu&#233;es de la mondialisation et de l'individualisme ; et en Europe l'emprise du syst&#232;me europ&#233;en sur les Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste un changement de cap. Mais il n'y a pas d'id&#233;ologie alternative en gestation ayant la reconnaissance qui serait n&#233;cessaire, car nous sommes toujours sous l'empire du paradigme relativiste dominant depuis plus de deux si&#232;cles. Et donc la seule hypoth&#232;se restante serait une sortie de fait du syst&#232;me d&#233;mocratique, avec un pouvoir autoritaire, qui pourrait d'ailleurs &#234;tre compatible avec l'id&#233;ologie actuelle. Ce peut &#234;tre m&#234;me par une radicalisation du r&#233;gime, mais cela l'obligerait &#224; prendre plus la forme d'une vrai gouvernement, qui d&#233;cide - bien ou mal. Plut&#244;t mal d'ailleurs, car les bases d'un gouvernement responsable et au service du bien commun ne sont pas pr&#233;sentes. Pas tr&#232;s gai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paru dans&lt;/i&gt; Politique magazine &lt;i&gt; n&#176; 233&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://politiquemagazine.fr/monde/ideologie-juges-et-technocratie-la-convergence-malefique-en-europe/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://politiquemagazine.fr/monde/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Economie et politique</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Economie-et-politique.html</link>
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		<dc:date>2017-07-15T15:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Souverainet&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Autonomie nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et bien commun</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et politique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les rapports entre le politique et l'&#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Conf&#233;rence donn&#233;e le samedi 15 juillet 2017 &#224; l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; de &lt;/i&gt; Renaissance catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A notre &#233;poque l'&#233;conomie para&#238;t dominer la sc&#232;ne de la vie collective. Pourtant &#224; la r&#233;flexion la r&#233;alit&#233; est inverse : le r&#244;le du politique dans l'&#233;conomie est massif et d&#233;cisif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le politique, responsable ultime du Bien commun d'une communaut&#233; donn&#233;e, est responsable aussi du bon ordre de l'activit&#233; &#233;conomique, m&#234;me de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite....&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Autonomie-nationale-+.html" rel="tag"&gt;Autonomie nationale&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les rapports entre le politique et l'&#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Conf&#233;rence donn&#233;e le samedi 15 juillet 2017 &#224; l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; de &lt;/i&gt;Renaissance catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A notre &#233;poque l'&#233;conomie para&#238;t dominer la sc&#232;ne de la vie collective. Pourtant &#224; la r&#233;flexion la r&#233;alit&#233; est inverse : le r&#244;le du politique dans l'&#233;conomie est massif et d&#233;cisif, notamment par la l&#233;gislation, la fiscalit&#233;, et les interventions de tout type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le politique, responsable ultime du Bien commun, d'une communaut&#233; donn&#233;e, est responsable aussi du bon ordre de l'activit&#233; &#233;conomique, m&#234;me si celle-ci doit &#234;tre une &#233;conomie de march&#233;, d'initiative d&#233;centralis&#233;e, et largement priv&#233;e. Mais cette responsabilit&#233; n'implique pas pour lui droit au volontarisme : il doit justement respecter les r&#233;alit&#233;s, y compris celles de l'&#233;conomie, en particulier en mati&#232;re budg&#233;taire (pas de dette) et mon&#233;taire (une monnaie stable).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce r&#244;le du politique se d&#233;finit par rapport &#224; la communaut&#233; dont il a la charge et qui lui donne sa l&#233;gitimit&#233;, ce qui a notre &#233;poque ne peut concerner que la nation, seul lieu de l&#233;gitimit&#233; politique, notamment en r&#233;gime d&#233;mocratique. A ce sujet, le transfert massif de souverainet&#233; aux institutions europ&#233;ennes en mati&#232;re de l&#233;gislation &#233;conomique (mais pas de fiscalit&#233;) est une d&#233;possession : l'Europe n'est pas une communaut&#233; politique, mais devrait &#234;tre avant tout un lieu de coop&#233;ration entre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Voir ci-joint le texte complet de la conf&#233;rence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La nation incontournable - m&#234;me si en Europe on ne veut pas l'admettre</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/La-nation-incontournable-meme-si-en-Europe-on-ne-veut-pas-l-admettre.html</link>
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		<dc:date>2013-12-05T14:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Identit&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Souverainet&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Nation</dc:subject>
		<dc:subject>Autonomie nationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les communaut&#233;s sont des faits, qui ne se d&#233;cr&#232;tent pas, et &#224; notre &#233;poque la communaut&#233; politique par excellence c'est la nation. C'est une &#233;vidence partout dans le monde, m&#234;me si ce n'est pas une id&#233;e tr&#232;s populaire en Europe. Et la d&#233;mocratie elle-m&#234;me suppose le cadre national. Les communaut&#233;s plus petites sont essentielles mais ne sauraient s'y substituer ; inversement le relai ne peut &#234;tre pris &#224; un niveau plus vaste, quoi qu'on dise de l'Europe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une telle communaut&#233; suppose un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les communaut&#233;s sont des faits, qui ne se d&#233;cr&#232;tent pas, et &#224; notre &#233;poque la communaut&#233; politique par excellence c'est la nation. C'est une &#233;vidence partout dans le monde, m&#234;me si ce n'est pas une id&#233;e tr&#232;s populaire en Europe. Et la d&#233;mocratie elle-m&#234;me suppose le cadre national. Les communaut&#233;s plus petites sont essentielles mais ne sauraient s'y substituer ; inversement le relai ne peut &#234;tre pris &#224; un niveau plus vaste, quoi qu'on dise de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle communaut&#233; suppose un patrimoine commun, une langue, et une volont&#233; de vivre ensemble. Ce qui ne saurait se limiter &#224; des principes d&#233;mocratiques ou aux droits de l'homme &#8211; car ils sont &#224; vocation universelle et ne d&#233;finissent pas une communaut&#233; particuli&#232;re. Cela n'exclut pas m&#234;me une immigration, si celle-ci d&#233;bouche sur une int&#233;gration dans ce vouloir-vivre ensemble et cette culture commune ; cela n'exclut pas non plus une ouverture raisonn&#233;e et lucide sur la mondialisation ; et c'est compatible avec un respect des personnes et de leur diversit&#233; naturelle. Mais c'est incompatible avec le refus individualiste de la vie commune ou avec un relativisme g&#233;n&#233;ralis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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