<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pierredelauzun.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
	<link>https://pierredelauzun.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pierredelauzun.fr/spip.php?id_mot=152&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Vivre ensemble, ou se supporter ? </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Vivre-ensemble-ou-se-supporter.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Vivre-ensemble-ou-se-supporter.html</guid>
		<dc:date>2023-08-24T15:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Communaut&#233; politique</dc:subject>
		<dc:subject>Vivre ensemble</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;On parle beaucoup du vivre ensemble. Mais il ne s'agit pas simplement de subsister les uns &#224; c&#244;t&#233; des autres : nous vivons dans des ensembles fortement int&#233;gr&#233;s, des communaut&#233;s. Or dans nos soci&#233;t&#233;s actuelles les syst&#232;mes de valeurs et les r&#233;f&#233;rences essentielles diff&#232;rent de plus en plus, parfois radicalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est alors : peut-on faire communaut&#233; avec des gens avec qui on diverge sur des points essentiels, dont la vision du monde est compl&#233;tement diff&#233;rente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Principes-politiques-.html" rel="directory"&gt;Sociologie et vie commune&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Communaute-politique-+.html" rel="tag"&gt;Communaut&#233; politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Vivre-ensemble-+.html" rel="tag"&gt;Vivre ensemble&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On parle beaucoup du vivre ensemble. Mais il ne s'agit pas simplement de subsister les uns &#224; c&#244;t&#233; des autres : nous vivons dans des ensembles fortement int&#233;gr&#233;s, des communaut&#233;s. Or dans nos soci&#233;t&#233;s actuelles les syst&#232;mes de valeurs et les r&#233;f&#233;rences essentielles diff&#232;rent de plus en plus, parfois radicalement. La question est alors : peut-on faire communaut&#233; avec des gens avec qui on diverge sur des points essentiels, dont la vision du monde est compl&#233;tement diff&#233;rente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bonne logique, pour qu'il y ait communaut&#233; il faut des &#233;l&#233;ments fondamentaux communs. Pas seulement des int&#233;r&#234;ts, car cela suppose de pouvoir se parler, de faire des choix ensemble ; cela suppose aussi une forme de solidarit&#233;, qui elle-m&#234;me suppose de s'identifier ; donc qu'on ait en commun des &#233;l&#233;ments essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on parle de communaut&#233;, ce qui est en jeu est distinct du niveau pragmatique de savoir comment on fait pour traiter au mieux avec les gens qu'on rencontre ou avec qui on a affaire, encore que d&#233;j&#224; cela suppose un minimum de points communs. En effet, ce niveau pratique peut reposer au moins en partie sur la n&#233;gociation et sur la coercition - si un pouvoir est &#224; m&#234;me de l'exercer. On peut alors avoir une mani&#232;re de &#8216;vivre ensemble', mais qui reste en de&#231;&#224; d'une vraie communaut&#233;. Et encore, cela suppose l'existence d'&#233;l&#233;ments communs suffisants pour faire respecter un minimum d'ordre, notamment pour constituer un pouvoir qui ne soit pas violence pure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fracture croissante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question se pose &#224; notre &#233;poque et de plus en plus. Car ce qu'il la caract&#233;rise est l'ampleur des divergences. On pense bien s&#251;r &#224; la ligne de fracture r&#233;sultant des migrations croissantes et de la cohabitation de cultures profond&#233;ment diff&#233;rentes au sein d'une soci&#233;t&#233; qui s'affiche comme multiculturelle, notamment du fait de l'islam. Mais cette divergence restera encore en germe, ou locale, tant que la population allog&#232;ne n'aura pas atteint un seuil quantitatif. En r&#233;alit&#233;, la divergence est au moins aussi profonde entre des personnes &#224; la sensibilit&#233; classique ou traditionnelle, comme c'est mon cas, et par exemple des gens comme les Verts &#224; la Sandrine Rousseau, ou la plupart des Insoumis, &#224; commencer par JL M&#233;lenchon. Certes, ce sont l&#224; des positions provocatrices ou extr&#234;mes. Mais le m&#234;me effet est r&#233;guli&#232;rement obtenu par certains propos ou d&#233;cisions d'E. Macron, par exemple sur la colonisation ou les migrations : ce personnage est actuellement le chef de l'Etat, il est suppos&#233; rassembler, mais par de telles d&#233;clarations non seulement il heurte des sensibilit&#233;s, mais surtout il suscite l'id&#233;e qu'il y a entre lui et nous une rupture profonde, un foss&#233; infranchissable dans les jugements essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, dans la vie quotidienne il restera des points communs appr&#233;ciables de langage, ou de ce qui reste de politesse. De m&#234;me, lorsque des questions factuelles dominent, comme souvent dans la vie &#233;conomique, dans l'entreprise, il peut &#234;tre plus ais&#233; de trouver des points d'accord ou coop&#233;ration. Mais cela ne permet pas de d&#233;passer le stade de ce que j'ai appel&#233; la n&#233;gociation ; au niveau global, cela permet de cohabiter, pas de fonder une vision commune, donc pas de communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouveaut&#233; dans l'histoire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A-t-on exp&#233;riment&#233; ce genre de situation dans le pass&#233; ? On pense ici au choix de la religion catholique ou protestante au XVIe si&#232;cle, ou encore &#224; l'opposition entre catholiques (ou royalistes) et voltairiens (ou r&#233;publicains) au XIXe et d&#233;but XXe si&#232;cle. Nul doute que ces divergences devaient induire des sentiments de profonde diff&#233;rence. Cependant, me semble-t-il, la divergence actuelle est nouvelle. Catholiques et protestants divergeaient sur le choix de la religion, pas sur son r&#244;le. De m&#234;me, r&#233;publicains et catholiques ou royalistes partageaient la m&#234;me morale sur des points essentiels, et surtout le m&#234;me patriotisme, sauf exceptions minoritaires. D&#233;sormais, c'est le sentiment d'&#233;tranget&#233; qui domine : ces gens aux valeurs tr&#232;s diff&#233;rentes sont de plus en plus des &#233;trangers les uns aux autres. Nous ne parlons plus la m&#234;me langue. En revanche, dans le m&#234;me camp on peut trouver sot ce que quelqu'un dit, ou m&#234;me choquant, mais ce n'est pas incompr&#233;hensible, ni &#233;tranger. Cette &#233;tranget&#233; mutuelle n'&#233;tait semble-t-il pas le cas aux &#233;poques pr&#233;cit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On objectera qu'au XVIe si&#232;cle ces divergences ont conduit &#224; des &#233;pisodes de violence mutuelle bien sup&#233;rieure &#224; ce que nous connaissons, au moins actuellement. Il r&#232;gne en un sens une plus grande tol&#233;rance, alors m&#234;me que la divergence est plus profonde. On pourrait expliquer en partie ce calme relatif par le fait que cette divergence est relativement r&#233;cente et encore en &#233;volution : on peut la dater des r&#233;volutions de m&#339;urs des ann&#233;es 60, et encore la coupure ne s'est affirm&#233;e que progressivement. C'est vrai, mais cela ne d&#233;crit qu'une partie de la r&#233;alit&#233;. Bien s&#251;r, on &#233;voquera surtout ici la tol&#233;rance relative actuelle par le syst&#232;me de valeurs dominant, relativiste, par la reconnaissance de la libert&#233; d'expression, etc. Mais cela ne r&#233;pond que partiellement &#224; la question pos&#233;e, en tout cas pas au fond. Dit autrement, cela suppose le probl&#232;me r&#233;solu. Si en effet on voit dans cette tol&#233;rance un ensemble de r&#232;gles communes, de principes r&#233;gulateurs de la conduite, cela peut &#234;tre tout &#224; fait utile et b&#233;n&#233;fique ; mais cela reste au fond des r&#232;gles du jeu, qui ne suffisent pas pour faire une communaut&#233;, parce que ce ne sont pas des r&#233;ponses, des r&#233;f&#233;rences communes substantielles. Si en revanche, comme le fait l'id&#233;ologie dominante, on y voit des valeurs fondamentales, cela veut dire qu'on prend pr&#233;cis&#233;ment partie pour ce syst&#232;me de valeurs-l&#224;, et qu'on exclut les syst&#232;mes alternatifs, notamment les r&#233;f&#233;rences classiques et traditionnelles. Cela d'autant plus que c'est l&#224; une id&#233;ologie de l'&#233;mancipation, constamment en mouvement, qui vise &#224; changer la soci&#233;t&#233; et &#224; dire en permanence aux gens ce que d&#233;sormais il leur faut croire et respecter ; elle n'a donc pas les vertus de la stabilit&#233; et est toujours conqu&#233;rante de fa&#231;on nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une situation intenable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire une communaut&#233;, des r&#232;gles du jeu aident &#233;videmment, mais ne suffisent pas. Pas m&#234;me les Droits de l'homme, trop abstraits, et susceptibles d'interpr&#233;tations variables. Le fait est particuli&#232;rement &#233;vident lorsqu'un effort commun est n&#233;cessaire (guerre, grandes priorit&#233;s budg&#233;taires), ou quand les r&#232;gles affectent de fa&#231;on majeure une des communaut&#233;s, comme dans l'exemple majeur de l'&#233;cole. Le choix des mati&#232;res et contenus de l'enseignement, des m&#233;thodes p&#233;dagogiques et plus g&#233;n&#233;ralement du syst&#232;me d'&#233;ducation mettent en jeu des valeurs fondamentales et affectent profond&#233;ment ceux qui r&#233;cusent les valeurs dominantes. C'est &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; vrai quand l'&#233;cole (et le syst&#232;me de sant&#233;) s'embarquent sur des th&#233;ories nouvelles comme celle du genre, et d&#233;terminent chirurgicalement le sort d'enfants suppos&#233;s transgenres contre l'avis de leurs parents. Il en est de m&#234;me quand un probl&#232;me de soci&#233;t&#233; se pose comme celui de l'euthanasie, car m&#234;me si on va pr&#233;tendre que je reste libre de ne pas y avoir recours, savoir que cela se pratique me choque, et en outre alt&#232;re mon rapport aux soignants. Ou quand on accuse de discrimination coupable devant les tribunaux ceux qui pensent que pr&#233;cis&#233;ment il faut faire une diff&#233;rence entre les comportements. On soulignera aussi l'importance du budg&#233;taire, centrale dans nos soci&#233;t&#233;s : la mont&#233;e continue de l'endettement trahit cette incapacit&#233; &#224; prendre collectivement des d&#233;cisions majeures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La difficult&#233; est &#233;videmment accrue par la domination d'un politiquement correct qu'on appellera progressiste ou de gauche, et notamment dans sa phase actuelle, d&#233;constructiviste, woke et autres, de plus en plus mena&#231;ante pour la libert&#233; d'expression. Il y a certes une forme d'incoh&#233;rence entre d'un c&#244;t&#233; un principe affich&#233; de libert&#233;, d'&#233;mancipation et l'exaltation de la diversit&#233;, et de l'autre l'exaltation des valeurs de la R&#233;publique comprises comme r&#233;gulatrices de la vie commune d'une fa&#231;on qui tend &#224; devenir intol&#233;rante. Ce que les id&#233;es de tol&#233;rance avaient de facilitateur pour la vie commune, malgr&#233; leurs limites, se trouve contrari&#233; ou m&#234;me remis en cause par ce militantisme, &#224; l'occasion agressif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte, il y a une telle opposition entre syst&#232;mes de valeurs et de r&#233;f&#233;rences que si on parle et s'exprime, on sait qu'on ne parle v&#233;ritablement qu'&#224; une minorit&#233; culturellement proche, au moins sur certains points essentiels. Et encore, c'est trop souvent plus par une affinit&#233; de slogans simplifi&#233;s ou de symboles plus que par un v&#233;ritable partage d'id&#233;es et de valeurs. A cela s'ajoute en effet l'affaiblissement de la culture, et la r&#233;duction de la communication &#224; des formes simplifi&#233;es, proches de slogans, comme on le voit en dominante dans les r&#233;seaux sociaux. Avec les autres, et sauf heureuses exceptions, ce qui r&#233;git les relations est au mieux une forme de n&#233;gociation, reposant au fond sur un rapport de forces. On le voit sur large &#233;chelle aux Etats-Unis actuellement, avec ce qu'on appelle guerre des cultures, mais ce sera de plus en plus le cas en Europe. Un risque &#233;vident &#224; terme est celui de la violence, d'une violence en outre relativement aveugle car mal dirig&#233;e et mal cibl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons cependant que la pr&#233;sence de contrecultures peut jouer dans certains cas un r&#244;le important dans la vie commune, qui peut &#234;tre positif tant qu'elles subsistent. Prenons l'exemple de l'arm&#233;e, surtout au niveau des officiers. Choisir un tel m&#233;tier ne peut &#234;tre une simple question de genre de vie ou de technique, du fait qu'on y met sa vie en jeu. Cela suppose donc un syst&#232;me de valeurs bien sp&#233;cifique, offert traditionnellement dans nos pays par la culture classique ant&#233;rieure, mais difficilement compatible avec le syst&#232;me de valeurs progressiste. Ce qui montre le chemin parcouru depuis la IIIe R&#233;publique, o&#249; un officier de gauche &#233;tait plus naturel. Le syst&#232;me sape en fait cette sous-culture dont il a pourtant besoin. Parall&#232;lement, la pr&#233;sence d'&#233;l&#233;ments d'origine &#233;trang&#232;re en nombre important dans cette m&#234;me arm&#233;e, au niveau du rang, peut se r&#233;v&#233;ler ambigu&#235; : facteur d'assimilation voire de mobilisation de forces suppl&#233;mentaires pour le pays, ou au contraire &#233;ventuellement &#224; terme, facteur de renversement du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte, au niveau collectif une tentation de solution minimaliste (et donc pas id&#233;ale) est ce que j'appellerai la voie ottomane : on organise consciemment la coexistence de communaut&#233;s &#224; autonomie relative. Cela dit, une telle solution supposait un pouvoir imp&#233;rial et para&#238;t malais&#233;e en contexte d&#233;mocratique. D'une part, elle est incoh&#233;rente avec l'id&#233;ologie d&#233;mocratique, domin&#233;e par des r&#233;f&#233;rences progressistes et se voulant universelle. D'autre part, elle est difficilement compatible avec le m&#233;canisme d&#233;mocratique lui-m&#234;me, qui comporte une lutte pour le pouvoir et la possible domination de la majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au niveau des int&#233;ress&#233;s, c&#244;t&#233; conservateur ou classique, c'est paradoxalement &#224; une voie de ce genre que conduirait l'option de la contre-soci&#233;t&#233;, appel&#233;e b&#233;n&#233;dictine par Rod Dreher ; c'est aussi un peu ce qu'on a pu vivre pendant une p&#233;riode sous la IIIe R&#233;publique avec ce qu'on appelait les deux jeunesses, la catholique et la r&#233;publicaine. L'avantage en est un meilleur maintien des diff&#233;rences ; mais le risque collectif est celui d'une coupure encore plus radicale. La voie dite b&#233;n&#233;dictine a un certain sens en termes d&#233;fensifs, notamment dans l'&#233;ducation, mais elle ne saurait pas constituer une solution, car elle signale un abandon de la lutte au niveau des institutions communes, et l'abandon de ce qui peut rester de dialogue ou de reconnaissance mutuelle, abandons qui ne sont ni n&#233;cessaires ni satisfaisants, surtout dans une soci&#233;t&#233; aussi contr&#244;l&#233;e et domin&#233;e par l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait d'autant plus risqu&#233; que la divergence &#233;voqu&#233;e ici, qui touche la population d'origine europ&#233;enne, se compliquera de plus en plus &#224; l'avenir de l'autre divergence, opposant cette m&#234;me population dans ses cultures diverses &#224; une population notamment musulmane de plus en plus nombreuse et de moins en moins assimil&#233;e. L'alliance actuelle entre la gauche et les migrants a des bases fragiles. L'instabilit&#233; de l'ensemble devrait s'accro&#238;tre sensiblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tout ceci r&#233;sulte la confirmation de l'id&#233;e que l'existence de telles divergences n'est pas optimale et m&#234;me dangereuse, pouvant conduire soit &#224; une anarchie relative, soit &#224; l'immobilisme, soit au r&#232;gne de la force, pas n&#233;cessairement bien inspir&#233;e. Mais cela confirme aussi que la voie progressiste n'est pas viable sur la dur&#233;e, car elle ne fonde pas une communaut&#233;, et en outre elle est instable. Seule offre une solution stable la voie de la pens&#233;e politique classique, avec des r&#233;f&#233;rences communes reconnues comme fondatrices d'une vie de communaut&#233; civilis&#233;e, compatibles d'ailleurs avec une assez grande diversit&#233;, du moment que ces r&#233;f&#233;rences sont mises au centre de la vie commune. Mais nous n'en sommes pas l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'intervalle, il faut d&#233;velopper bon gr&#233; mal gr&#233; un art de vie en p&#233;riode malsaine, suffisamment protecteur pour &#233;viter d'y &#234;tre happ&#233; et broy&#233;, mais suffisamment habit&#233; par le souci du bien commun et la participation &#224; la vie commune pour &#233;viter les d&#233;rives collectivement nuisibles. Du grand art&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paru dans&lt;/i&gt; Politique magazine &lt;a href=&#034;https://politiquemagazine.fr/france/vivre-ensemble-ou-se-supporter/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://politiquemagazine.fr/france...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
