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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>La 5e r&#233;publique dans l'impasse ?</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/La-5e-republique-dans-l-impasse.html</link>
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		<dc:date>2022-04-16T16:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Constitution</dc:subject>
		<dc:subject>Alternative politique</dc:subject>
		<dc:subject>Cinqui&#232;me r&#233;publique</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;forme institutionnelle</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les &#233;lections en cours laissent bien des &#233;lecteurs tr&#232;s insatisfaits. Ils le seraient plus encore s'ils prenaient pleinement conscience de l'impasse qui appara&#238;t dans le fonctionnement m&#234;me de la 5e r&#233;publique, que les &#233;lections l&#233;gislatives qui suivent mettront plus nettement en lumi&#232;re. D'o&#249; le besoin d'une r&#233;flexion sur les institutions, m&#234;me si le probl&#232;me est bien plus profond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Reforme-institutionnelle-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;forme institutionnelle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;lections en cours laissent bien des &#233;lecteurs tr&#232;s insatisfaits. Ils le seraient plus encore s'ils prenaient pleinement conscience de l'impasse qui appara&#238;t dans le fonctionnement m&#234;me de la 5e r&#233;publique, que les &#233;lections l&#233;gislatives qui suivent mettront plus nettement en lumi&#232;re. D'o&#249; le besoin d'une r&#233;flexion sur les institutions, m&#234;me si le probl&#232;me est bien plus profond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut d'abord rappeler l'importance centrale du parlement dans la constitution. On ne le voit pas, car le r&#244;le essentiel donn&#233; au pr&#233;sident, encore renforc&#233; par le quinquennat, a donn&#233; l'impression que seule l'&#233;lection pr&#233;sidentielle comptait. Mais l'exemple pass&#233; des trois cohabitations montre que si le parlement est dans un camp oppos&#233; au pr&#233;sident, c'est lui, le parlement, qui l'emporte. Car on ne peut pas gouverner contre lui, mais lui peut pour l'essentiel (s'il y a une majorit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a cru que le quinquennat r&#233;pondait au probl&#232;me. Mais cela suppose que, comme en 2007, 2012 et 2017, les &#233;lecteurs envoient au pr&#233;sident &#233;lu la majorit&#233; qu'il souhaite. Cela pouvait para&#238;tre assez logique dans le syst&#232;me d'avant 2017, avec deux grands partis de gouvernement en alternance &#8211; m&#234;me si ce n'&#233;tait pas garanti. Cela a encore march&#233; en 2017 au profit d'E. Macron, mais rien ne prouve que l'op&#233;ration se r&#233;p&#233;tera. Marcon n'a pas su cr&#233;er de parti qui le soutienne, c'est le moins qu'on puisse dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre on constate m&#234;me une &#233;volution en sens inverse : les trois candidats arriv&#233;s en t&#234;te au premier tour ont en commun de ne pas disposer d'un parti &#233;toff&#233;, avec de nombreux &#233;lus, et par l&#224; de candidats potentiels implant&#233;s localement, ce qui est dans la logique de notre mode de scrutin. Il semble m&#234;me que la recette du succ&#232;s, au moins sur cette &#233;lection, soit de n'avoir qu'une plateforme pr&#233;sidentielle totalement personnalis&#233;e. Mais outre que cela donne &#224; une majorit&#233; de Fran&#231;ais une profond sentiment d'insatisfaction, c'est contradictoire avec l'&#233;lection qui suit, les l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles cons&#233;quences peut-on en escompter ? Si on prend les deux finalistes, la possibilit&#233; que Marine Le Pen, suppos&#233;e &#233;lue, ait une majorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e est pratiquement nulle ; en revanche il y a toute chance que se constitue alors une majorit&#233; qui lui soit hostile. Au mieux, cohabitation, au pire, blocage. Quant &#224; Emmanuel Macron, il est relativement improbable qu'il dispose d'un majorit&#233; du type de celle de 2017. En revanche, comme on sait, il dispose d'une r&#233;serve potentielle du c&#244;t&#233; de ce qui restera de LR : soit parce qu'il ralliera une fraction &#233;ventuellement importante de ce parti dans une nouvelle majorit&#233; ; soit que LR se maintient mais entre dans un sch&#233;ma de coalition. Cela peut donc marcher encore une fois. Mais la base de ce nouveau quinquennat resterait tr&#232;s fragile. En outre et surtout cela perp&#233;tuerait de fa&#231;on encore aggrav&#233;e la coupure du pays en trois blocs dont un seul peut parvenir au pouvoir. De plus la formule ne survivrait sans doute pas &#224; Macron (non r&#233;&#233;ligible en 2027). Par ailleurs bien s&#251;r, la man&#339;uvre peut ne pas marcher et l'Assembl&#233;e de 2022 se r&#233;v&#233;ler ingouvernable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'hypoth&#232;se d'un pr&#233;sident gouvernant par r&#233;f&#233;rendum, outre qu'elle peut &#234;tre bloqu&#233;e juridiquement, elle ne serait viable au mieux que provisoirement comme coup de force permettant de renverser la table, mais on ne peut pas gouverner sur cette base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons donc plus de syst&#232;me politique raisonnablement stable et permettant un d&#233;bat et une alternance lisible et cr&#233;dible. Il est donc logique de r&#233;fl&#233;chir aux modifications institutionnelles possibles &#8211; tout en &#233;tant conscient des limites d'un tel exercice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passer &#224; la proportionnelle est-il une r&#233;ponse ? Spontan&#233;ment j'aurais &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;demment tr&#232;s hostile &#224; cette formule. M&#234;me si c'est celle qu'on trouve dans la plupart des pays europ&#233;ens (en fait, tous &#224; un degr&#233; ou un autre depuis le d&#233;part des Britanniques), car elle est contraire &#224; la logique des institutions telles qu'elles fonctionnaient. Mais justement on n'est plus dans ce contexte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sens contraire, les &#233;lections de 2022 ont montr&#233; la tendance &#224; la division du pays en trois blocs tr&#232;s diff&#233;rents. Si on suppose que cela se confirme et dure, une vraie proportionnelle donnerait un parlement ingouvernable. Cette solution, qui est celle de bien des pays europ&#233;ens, est donc risqu&#233;e dans notre contexte ; il faut donc mitiger la proportionnelle. Par ailleurs la logique de la 5e r&#233;publique avec un pr&#233;sident fort a montr&#233; des avantages r&#233;els, et personne ne propose de revenir dessus. En revanche le quinquennat a r&#233;v&#233;l&#233; ses limites : non seulement il ne r&#233;sout rien, mais il fait dispara&#238;tre l'int&#233;r&#234;t du r&#244;le du pr&#233;sident, pr&#233;vu par la constitution, qui est notamment d'avoir un certain recul. Recul qui peut &#234;tre pr&#233;cieux dans un pays divis&#233;, &#224; condition que le pr&#233;sident cesse d'intervenir dans la gestion quotidienne (ce qui serait d'ailleurs plus conforme &#224; la constitution). .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; les propositions qui sont dans l'air du temps : restauration du septennat et injection d'une formule &#233;lectorale avec proportionnelle mais de fa&#231;on permettant l'&#233;mergence d'un majorit&#233; (prime au mieux plac&#233;, mixte avec le syst&#232;me &#224; circonscription etc.). Cela semble plut&#244;t rationnel. Mais naturellement comme on l'a dit ce n'est pas une panac&#233;e. Aucune solution institutionnelle ne l'est d'ailleurs. Mais on pourrait esp&#233;rer sortir en partie au moins de cette impasse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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