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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Autonomie nationale et d&#233;tention du capital</title>
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		<dc:date>2021-06-21T14:56:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Contr&#244;le du capital</dc:subject>
		<dc:subject>Autonomie nationale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La r&#233;flexion strat&#233;gique doit s'&#233;tendre &#224; la protection et au d&#233;veloppement des activit&#233;s et institutions essentielles pour la communaut&#233; nationale. La crise du Covid nous a rappel&#233; par exemple l'importance d'assurer la s&#233;curit&#233; d'approvisionnements qualifi&#233;s justement de strat&#233;giques. Mais en mati&#232;re &#233;conomique il n'y a pas que les &#233;changes commerciaux ; il y a aussi les mouvements financiers et les rapports technologiques ; et il y a le pouvoir, le contr&#244;le des entreprises. La prise de contr&#244;le d'une entreprise, surtout d'une certaine taille ou jouant un r&#244;le particulier dans la vie collective, ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une op&#233;ration neutre. Cela implique &#233;videmment une contr&#244;le minimal par l'autorit&#233; publique sous forme d'autorisation de cette cession, lorsque l'activit&#233; de cette entreprise le justifie. Mais la r&#233;flexion ne peut s'arr&#234;ter l&#224;. Elle doit porter plus g&#233;n&#233;ralement sur le l'ensemble des modalit&#233;s de d&#233;tention des entreprises : droit de vote, statuts, composition des actionnariats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Finance-12-.html" rel="directory"&gt;Finance et monnaie &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Autonomie-nationale-+.html" rel="tag"&gt;Autonomie nationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;flexion strat&#233;gique doit s'&#233;tendre &#224; la protection et au d&#233;veloppement des activit&#233;s et institutions essentielles pour la communaut&#233; nationale. La crise du Covid nous a rappel&#233; par exemple l'importance d'assurer la s&#233;curit&#233; d'approvisionnements qualifi&#233;s justement de strat&#233;giques. Mais en mati&#232;re &#233;conomique il n'y a pas que les &#233;changes commerciaux ; il y a aussi les mouvements financiers et les rapports technologiques ; et il y a le pouvoir, le contr&#244;le des entreprises. La prise de contr&#244;le d'une entreprise, surtout d'une certaine taille ou jouant un r&#244;le particulier dans la vie collective, ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une op&#233;ration neutre. Cela implique &#233;videmment une contr&#244;le minimal par l'autorit&#233; publique sous forme d'autorisation de cette cession, lorsque l'activit&#233; de cette entreprise le justifie. Mais la r&#233;flexion ne peut s'arr&#234;ter l&#224;. Elle doit porter plus g&#233;n&#233;ralement sur le l'ensemble des modalit&#233;s de d&#233;tention des entreprises : droit de vote, statuts, composition des actionnariats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pr&#233;alable : la prise en charge de l'activit&#233; nationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition de pans entiers ou de segments vitaux de la production aboutit &#224; des bouleversements, par disparition d'emplois et parfois de pans entiers d'activit&#233; (compens&#233;s plus ou moins par d'autres, mais n'affectant pas les m&#234;mes personnes). Pour en &#233;valuer le sens, deux faits sont &#224; consid&#233;rer. D'un c&#244;t&#233;, les th&#233;ories &#233;conomiques classiques sur les bienfaits du commerce international (sp&#233;cialisation sur les avantages comparatifs) sont simplistes. Non seulement on n'est jamais dans le cadre du sch&#233;ma th&#233;orique ; mais en outre les avantages comparatifs sont loin d'&#234;tre des donn&#233;es immuables ; ils d&#233;pendent largement de l'histoire et de la volont&#233; humaine. Se r&#233;signer &#224; une position r&#233;sultant des donn&#233;es du moment est peu rationnel. Mais d'un autre c&#244;t&#233; il serait absurde de viser une forme d'autarcie ; non seulement parce qu'une grande partie des biens n&#233;cessaires ne peuvent &#234;tre produits sur place (mati&#232;res premi&#232;res, sp&#233;cialit&#233;s chimiques, technologiques ou autres), ou pas de fa&#231;on aussi &#233;conomique, mais aussi parce que l'&#233;change porte en soi ses bienfaits. Il se d&#233;duit de tout ceci qu'une attitude intelligente est interm&#233;diaire : une forme d'ouverture raisonn&#233;e et contr&#244;l&#233;e. Mais elle est difficile &#224; assurer politiquement de fa&#231;on rationnelle (on ferme la fronti&#232;re par d&#233;magogie l&#224; o&#249; on devrait rester ouvert, mais on ouvre l&#224; o&#249; on manque d'ambition).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est aggrav&#233; par la mobilit&#233; du capital financier. Sans parler des crises que cela peut causer ou aggraver, elle distend de fa&#231;on encore plus forte le lien entre actionnaires et entreprise. Il para&#238;t donc que le degr&#233; de protection ou de contr&#244;le sur les mouvements de capitaux, notamment actions (fonds propres) devrait &#234;tre plus strict que sur celui des marchandises. La question clef est donc l'&#233;laboration d'un mode de gestion collective pragmatique, visant &#224; la protection de la communaut&#233; et notamment du travail, mais sans fermeture m&#233;thodique, combinant d&#233;tention largement locale/nationale des entreprises, culture appropri&#233;e des actionnaires et des travailleurs, et intervention publique judicieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La question de l'actionnariat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un point essentiel soulev&#233; par tous les critiques de notre syst&#232;me &#233;conomique est la financiarisation. Notamment, le march&#233; devient le moyen de tourner la caract&#233;ristique principale de l'actionnariat : l'engagement &#224; risque dans l'entreprise sur la longue dur&#233;e, puisque les actionnaires peuvent vendre leurs titres &#224; tout moment. En un sens donc, le march&#233; boursier est devenu trop souvent le lieu du refus de l'engagement. D'o&#249; son court-termisme et la d&#233;formation que cela imprime au fonctionnement des entreprises, obs&#233;d&#233;es par le seul r&#233;sultat financier observ&#233; instantan&#233;ment. Le sympt&#244;me est particuli&#232;rement aigu dans le cas des OPA (offres publiques d'achat) : elles permettent en effet de changer radicalement l'orientation d'une entreprise, y compris contre sa direction (OPA hostile). Mais c'est aussi un moyen pour ses actionnaires de r&#233;cup&#233;rer leur argent en totalit&#233;, et au prix fort. Le d&#233;sengagement du capital est alors total. En amont, la menace ou la possibilit&#233; permanente d'une telle OPA est en outre un moyen puissant pour les actionnaires et pour le march&#233; de dicter une conduite aux dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question se pose avant tout dans le cas des soci&#233;t&#233;s commerciales. Il ne s'agit pas ici de remettre en question leur principe, et donc celui de l'actionnariat. Il est logique que celui qui prend l'essentiel des risques li&#233;s &#224; l'entreprise soit celui qui prend les d&#233;cisions, en assume les profits et les pertes, et en soit donc au sens propre le propri&#233;taire. Le mod&#232;le de la soci&#233;t&#233; commerciale (par actions) est donc l&#233;gitime, m&#234;me s'il n'est pas le seul, et s'il comporte aussi des devoirs. Il reste que, dans le cas de l'actionnaire d'une soci&#233;t&#233; cot&#233;e, qui a la possibilit&#233; de vendre son action &#224; tout moment, le lien risque d'&#234;tre beaucoup plus l&#226;che &#8211; m&#234;me si pour vendre il doit trouver un acheteur qui se substitue &#224; lui. Et cela peut donner lieu &#224; de multiples exc&#232;s, par court-termisme, financiarisation etc., et plus g&#233;n&#233;ralement non-respect de l'int&#233;grit&#233; de l'entreprise, de sa raison d'&#234;tre et de son r&#244;le collectif. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t majeur de favoriser la d&#233;tention sur longue dur&#233;e ainsi que l'engagement actif des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les voies d'action possibles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re voie vise &#224; privil&#233;gier avec d&#233;termination la d&#233;tention &#224; long terme. Certes, il serait difficile et illogique de contraindre directement l'ensemble des investisseurs, notamment financiers, &#224; se passer de toute liquidit&#233;. Mais plusieurs moyens sont disponibles pour les inciter &#224; d&#233;tenir les titres sur une certaine dur&#233;e : par exemple, en donnant des droits de vote diff&#233;renci&#233;s selon la dur&#233;e de d&#233;tention, soit apr&#232;s coup, soit par un engagement pris &#224; l'avance. Cela conduit logiquement et au minimum &#224; une mesure simple : supprimer les droits de vote en cas de d&#233;tention sur courte dur&#233;e &#8211; ce qu'on fait pourtant fort peu. De m&#234;me lorsque le gestionnaire ne poursuit pas dans sa gestion le bon fonctionnement de l'entreprise, comme dans le cas de la gestion passive ou indicielle. Le g&#233;rant se borne alors &#224; suivre l'indice. Il est alors absurde qu'il exerce des droits de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me famille de r&#233;flexion vise &#224; structurer l'actionnariat en favorisant un noyau dur et stable, par exemple la famille fondatrice, ou les fondateurs en g&#233;n&#233;ral, ou des actionnaires li&#233;es par un pacte (avec des droits de vote accrus, des pouvoirs de veto etc.), ou par des fondations d&#233;di&#233;es comme on va le voir. Ce qui se relie &#233;videmment avec la consid&#233;ration de la raison d'&#234;tre de l'entreprise, qu'on va &#233;voquer. Mais cela peut conduire &#224; la mise en place d'un nouvel investisseur public, avec des moyens cons&#233;quents - ressemblant &#233;ventuellement aux fonds souverains de certains pays. A l'Amafi j'avais propos&#233; la r&#233;activation &#224; cette fin du Fonds de r&#233;serve des retraites cr&#233;&#233; par Jospin, et stupidement mis en liquidation progressive sous Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me famille de r&#233;flexion consiste &#224; d&#233;courager certaines OPA jug&#233;es nocives, soit par des dispositifs externes (examen par les pouvoirs publics ; pression de l'environnement de l'entreprise, etc.), soit par des m&#233;canismes financiers : ainsi les &#8216;poison pills' am&#233;ricaines. Une intervention publique peut notamment se justifier lorsqu'un changement d'actionnariat modifie profond&#233;ment l'orientation de l'entreprise, notamment au profit d'int&#233;r&#234;ts &#233;trangers &#224; la communaut&#233; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamentalement, une quatri&#232;me famille de r&#233;flexion consiste &#224; pr&#233;ciser la &#8216;raison d'&#234;tre' de l'entreprise, qui doit aller au-del&#224; de l'int&#233;r&#234;t p&#233;cuniaire des actionnaires. C'est ce que propose de fa&#231;on un peu timide la loi &#8216;Pacte' fran&#231;aise. Dans l'optique qui est la n&#244;tre, elle devrait s'ins&#233;rer dans une pr&#233;occupation de bien commun et conduire &#224; de vrais engagements. Car l'entreprise est d'abord une communaut&#233; humaine, certes partielle, mais r&#233;elle, qui vise &#224; r&#233;aliser ensemble une &#339;uvre : fournir aux autres, &#224; la soci&#233;t&#233;, certains biens ou services. Le calcul &#233;conomique est une des composantes de cette action, mais pas son centre exclusif. Celui qui ach&#232;te une telle action sait alors clairement quelles sont les orientations de l'entreprise concern&#233;e. Bien entendu, la question se pose du respect ult&#233;rieur de cette &#171; charte fondatrice &#187; en cas de changement massif de l'actionnariat. C'est m&#234;me un enjeu essentiel, notamment pour des soci&#233;t&#233;s cot&#233;es &#224; large actionnariat, car il est tentant pour des pr&#233;dateurs de s'emparer d'une soci&#233;t&#233; g&#233;r&#233;e de fa&#231;on &#233;thique pour en tirer &#224; court terme des superprofits en vivant sur la b&#234;te, ou m&#234;me, plus modestement, pour des actionnaires de chercher &#224; les g&#233;rer dans une perspective purement financi&#232;re. Outre diverses m&#233;thodes juridiques (majorit&#233; tr&#232;s renforc&#233;e pour changer la raison d'&#234;tre, etc.), une proposition attractive de Colin Mayer est d'utiliser des fondations : un conseil de mandataires (&#8216;trustees') est charg&#233; de veiller au respect par les dirigeants (et les actionnaires) de cet objet social, selon des modalit&#233;s librement d&#233;termin&#233;es par les parties int&#233;ress&#233;es. Soit avec des droits sp&#233;cifiques, soit en &#233;tant un actionnaire particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru le 21 juin 2021 sur le site de &lt;i&gt;G&#233;opragma&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;https://geopragma.fr/dette-et-souverainete-financiere/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://geopragma.fr/dette-et-souve...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Economie et politique</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Economie-et-politique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Economie-et-politique.html</guid>
		<dc:date>2017-07-15T15:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Souverainet&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Autonomie nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et bien commun</dc:subject>
		<dc:subject>Solidarit&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et politique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les rapports entre le politique et l'&#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Conf&#233;rence donn&#233;e le samedi 15 juillet 2017 &#224; l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; de &lt;/i&gt; Renaissance catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A notre &#233;poque l'&#233;conomie para&#238;t dominer la sc&#232;ne de la vie collective. Pourtant &#224; la r&#233;flexion la r&#233;alit&#233; est inverse : le r&#244;le du politique dans l'&#233;conomie est massif et d&#233;cisif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le politique, responsable ultime du Bien commun d'une communaut&#233; donn&#233;e, est responsable aussi du bon ordre de l'activit&#233; &#233;conomique, m&#234;me de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite....&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Autonomie-nationale-+.html" rel="tag"&gt;Autonomie nationale&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Solidarite-nationale-+.html" rel="tag"&gt;Solidarit&#233; nationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Economie-et-politique-349-+.html" rel="tag"&gt;Economie et politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les rapports entre le politique et l'&#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Conf&#233;rence donn&#233;e le samedi 15 juillet 2017 &#224; l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; de &lt;/i&gt;Renaissance catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A notre &#233;poque l'&#233;conomie para&#238;t dominer la sc&#232;ne de la vie collective. Pourtant &#224; la r&#233;flexion la r&#233;alit&#233; est inverse : le r&#244;le du politique dans l'&#233;conomie est massif et d&#233;cisif, notamment par la l&#233;gislation, la fiscalit&#233;, et les interventions de tout type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le politique, responsable ultime du Bien commun, d'une communaut&#233; donn&#233;e, est responsable aussi du bon ordre de l'activit&#233; &#233;conomique, m&#234;me si celle-ci doit &#234;tre une &#233;conomie de march&#233;, d'initiative d&#233;centralis&#233;e, et largement priv&#233;e. Mais cette responsabilit&#233; n'implique pas pour lui droit au volontarisme : il doit justement respecter les r&#233;alit&#233;s, y compris celles de l'&#233;conomie, en particulier en mati&#232;re budg&#233;taire (pas de dette) et mon&#233;taire (une monnaie stable).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce r&#244;le du politique se d&#233;finit par rapport &#224; la communaut&#233; dont il a la charge et qui lui donne sa l&#233;gitimit&#233;, ce qui a notre &#233;poque ne peut concerner que la nation, seul lieu de l&#233;gitimit&#233; politique, notamment en r&#233;gime d&#233;mocratique. A ce sujet, le transfert massif de souverainet&#233; aux institutions europ&#233;ennes en mati&#232;re de l&#233;gislation &#233;conomique (mais pas de fiscalit&#233;) est une d&#233;possession : l'Europe n'est pas une communaut&#233; politique, mais devrait &#234;tre avant tout un lieu de coop&#233;ration entre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Voir ci-joint le texte complet de la conf&#233;rence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La nation incontournable - m&#234;me si en Europe on ne veut pas l'admettre</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/La-nation-incontournable-meme-si-en-Europe-on-ne-veut-pas-l-admettre.html</link>
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		<dc:date>2013-12-05T14:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Identit&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Souverainet&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Nation</dc:subject>
		<dc:subject>Autonomie nationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les communaut&#233;s sont des faits, qui ne se d&#233;cr&#232;tent pas, et &#224; notre &#233;poque la communaut&#233; politique par excellence c'est la nation. C'est une &#233;vidence partout dans le monde, m&#234;me si ce n'est pas une id&#233;e tr&#232;s populaire en Europe. Et la d&#233;mocratie elle-m&#234;me suppose le cadre national. Les communaut&#233;s plus petites sont essentielles mais ne sauraient s'y substituer ; inversement le relai ne peut &#234;tre pris &#224; un niveau plus vaste, quoi qu'on dise de l'Europe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une telle communaut&#233; suppose un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Nation-+.html" rel="tag"&gt;Nation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Autonomie-nationale-+.html" rel="tag"&gt;Autonomie nationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les communaut&#233;s sont des faits, qui ne se d&#233;cr&#232;tent pas, et &#224; notre &#233;poque la communaut&#233; politique par excellence c'est la nation. C'est une &#233;vidence partout dans le monde, m&#234;me si ce n'est pas une id&#233;e tr&#232;s populaire en Europe. Et la d&#233;mocratie elle-m&#234;me suppose le cadre national. Les communaut&#233;s plus petites sont essentielles mais ne sauraient s'y substituer ; inversement le relai ne peut &#234;tre pris &#224; un niveau plus vaste, quoi qu'on dise de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle communaut&#233; suppose un patrimoine commun, une langue, et une volont&#233; de vivre ensemble. Ce qui ne saurait se limiter &#224; des principes d&#233;mocratiques ou aux droits de l'homme &#8211; car ils sont &#224; vocation universelle et ne d&#233;finissent pas une communaut&#233; particuli&#232;re. Cela n'exclut pas m&#234;me une immigration, si celle-ci d&#233;bouche sur une int&#233;gration dans ce vouloir-vivre ensemble et cette culture commune ; cela n'exclut pas non plus une ouverture raisonn&#233;e et lucide sur la mondialisation ; et c'est compatible avec un respect des personnes et de leur diversit&#233; naturelle. Mais c'est incompatible avec le refus individualiste de la vie commune ou avec un relativisme g&#233;n&#233;ralis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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