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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Les dilemmes de la natalit&#233; </title>
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		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;natalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Natalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mographie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La d&#233;mographie ne laisse personne indiff&#233;rent. Mais aujourd'hui le d&#233;bat change de nature : alors qu'il &#233;tait domin&#233; depuis plusieurs d&#233;cennies par la menace d'une surpopulation, il tend de fa&#231;on croissante &#224; porter sur l'effondrement de la natalit&#233;. En effet, si la population totale de la plan&#232;te a cru massivement depuis 60 ans, la natalit&#233; elle tend &#224; d&#233;croitre rapidement avec le d&#233;veloppement. Et si on extrapole ce donn&#233;es, donc &#224; priorit&#233;s collectives identiques, cela veut dire que le risque &#224; terme est une baisse sensible de la population ; et m&#234;me, &#224; terme tr&#232;s long, si on en restait sur la m&#234;me tendance, cela signifierait la disparition des populations concern&#233;es. Une seule exception, &#224; peu de chose pr&#232;s, mais massive : l'Afrique noire, o&#249; c'est exactement l'inverse. On voit les probl&#232;mes g&#233;opolitiques et g&#233;o&#233;conomiques que tout cela pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Demographie-.html" rel="directory"&gt;Natalit&#233;, r&#244;le des sexes &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Natalite-+.html" rel="tag"&gt;Natalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Demographie-257-+.html" rel="tag"&gt;D&#233;mographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;mographie ne laisse personne indiff&#233;rent. Mais aujourd'hui le d&#233;bat change de nature : alors qu'il &#233;tait domin&#233; depuis plusieurs d&#233;cennies par la menace d'une surpopulation, il tend de fa&#231;on croissante &#224; porter sur l'effondrement de la natalit&#233;. En effet, si la population totale de la plan&#232;te a cru massivement depuis 60 ans, la natalit&#233; elle tend &#224; d&#233;croitre rapidement avec le d&#233;veloppement. Dans la plupart des pays avanc&#233;s elle est actuellement en dessous du seuil de renouvellement, parfois fortement ; et quand elle est au-dessus, c'est &#224; peine. Dans les pays en position interm&#233;diaire, on constate la m&#234;me tendance &#224; une basse sensible. Et si on extrapole ce donn&#233;es, donc &#224; priorit&#233;s collectives identiques, cela veut dire que le risque &#224; terme est une baisse sensible de la population ; et m&#234;me, &#224; terme tr&#232;s long, si on en restait sur la m&#234;me tendance, cela signifierait la disparition des populations concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seule exception, &#224; peu de chose pr&#232;s, mais massive : l'Afrique noire, o&#249; c'est exactement l'inverse. Continent sous-peupl&#233; vers 1950, il explose d&#233;mographiquement ; en extrapolant il pourrait repr&#233;senter 40% de la population mondiale vers la fin du si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inutile d'insister sur les probl&#232;mes g&#233;opolitiques et g&#233;o&#233;conomiques que tout cela pose. D'un c&#244;t&#233;, un risque de ralentissement, de recroquevillement de populations vieillies, avec en outre des probl&#232;mes effrayants de financement des retraites. De l'autre, une surpopulation aigu&#235;, dans la zone la moins d&#233;velopp&#233;e du monde, et d&#232;s lors une pouss&#233;e a priori irr&#233;sistible vers l'&#233;migration, notamment vers l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte la question du bon niveau de natalit&#233; se pose de fa&#231;on aigue, avec une dimension g&#233;opolitique voire civilisationnelle majeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut ajouter que sur le plan des principes, elle se poserait aussi dans une communaut&#233; homog&#232;ne et isol&#233;e. Et cela conduit directement &#224; la question de la libert&#233; totale des couples en la mati&#232;re. Quand la population &#233;tait r&#233;gul&#233;e de fa&#231;on &#8216;naturelle', en fait par les limites de la production agricole et par les maladies, il n'y avait pas trop &#224; se pr&#233;occuper de la question. Un &#233;quilibre se maintenait, en quelque sorte par la force des choses. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d&#233;sormais un double risque possible. Si d'un c&#244;t&#233; les couples font la gr&#232;ve des ventres, l'issue &#224; tr&#232;s long terme est la disparition collective de la population concern&#233;e ; ou plus probablement, auparavant, la substitution par une autre population. Et plus radicalement, si toute l'humanit&#233; adoptait cette mani&#232;re de vivre, l'issue &#224; terme serait sa disparition. On r&#233;p&#232;te en &#233;cologie que l'humanit&#233; ne pourrait pas vivre selon l'actuel mode de vie am&#233;ricain, car la plan&#232;te n'y suffirait pas. La m&#234;me phrase peut &#234;tre reprise ici, mais en sens exactement inverse : l'humanit&#233; ne peut litt&#233;ralement pas vivre ind&#233;finiment avec la natalit&#233; actuelle des Allemands, des Italiens, des Cor&#233;ens ou des Japonais &#8211; car elle dispara&#238;trait. Bien entendu, l'effondrement d&#233;mographique des pays avanc&#233;s peut continuer pendant un temps, puis se redresser ; dans ce cas, cela aurait pour seul effet de r&#233;duire la densit&#233; de population. En revanche ce n'est pas un mode de vie qu'on peut perp&#233;tuer ind&#233;finiment. Ce ne peut &#234;tre qu'une transition, soit vers sa r&#233;pudiation et le retour &#224; des pratiques plus natalistes, soit vers la disparition des populations concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la limite vers le haut n'est pas moins r&#233;elle, l'hypoth&#232;se d'une croissance ind&#233;finie posant elle aussi de redoutables probl&#232;mes. Localement, parce qu'elle peut &#234;tre source de mis&#232;re et de surpeuplement. Mais aussi plus substantiellement parce que la plan&#232;te n'est pas faite pour nourrir une population illimit&#233;e. M&#234;me si on supposait que les limites &#233;cologiques puissent &#234;tre surmont&#233;es. Car il y a au moins une limite absolue : l'espace. Une terre qui aurait cent milliards d'habitants serait infernale, m&#234;me si on pouvait les nourrir. Et il n'y a pas d'alternative cr&#233;dible &#224; vue humaine, pour aller ailleurs dans l'univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ethiquement, en mettant &#224; part toutes les transitions possibles, en r&#233;gime de croisi&#232;re on n'&#233;chappe donc pas, une fois atteinte une population jug&#233;e optimale, &#224; une fluctuation autour de ce chiffre, et donc &#224; une natalit&#233; moyenne tournant autour de 2 enfants par femme. En moyenne bien s&#251;r : s'il y a beaucoup de femmes sans enfants, il peut et doit y en avoir d'autres avec des familles nombreuses. Et on peut monter puis baisser ou l'inverse. Mais dans certaines limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faire alors ? L'action concr&#232;te &#224; mener d&#233;pend de l&#224; o&#249; on se trouve. Je laisse &#224; d'autres la question de l'Afrique ; nous sommes en France. La France n'est clairement pas surpeupl&#233;e ; sa densit&#233; est bien plus faible que celle de la plupart des pays d'Europe. Or sa natalit&#233; fl&#233;chit, n'assurant plus le renouvellement des g&#233;n&#233;rations - en partie du fait de la destruction de la politique familiale op&#233;r&#233;e depuis 10 ans. On ne peut donc que souligner le besoin &#233;vident et urgent en France du retour une politique familiale active. Mais s&#233;lective : s'il est logique et bon que la population fran&#231;aise de souche souhaite investir pour se perp&#233;tuer, il n'y a pas de sens &#224; ce qu'elle finance son remplacement &#224; terme par d'autres, du moins s'ils ne s'assimilent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci conduit par ailleurs &#224; souligner la faiblesse de la r&#233;flexion catholique sur ce point. Dans la ligne de ses pr&#233;d&#233;cesseurs, le pape Fran&#231;ois &#233;voque rapidement le probl&#232;me de la d&#233;mographie dans Laudato si, mais pour s'en tirer par une pirouette. Il explique en effet au n&#176; 50 : &#171; au lieu de r&#233;soudre les probl&#232;mes des pauvres et de penser &#224; un monde diff&#233;rent, certains se contentent seulement de proposer une r&#233;duction de la natalit&#233;. Les pressions internationales sur les pays en d&#233;veloppement ne manquent pas, conditionnant des aides &#233;conomiques &#224; certaines politiques de &#8216;sant&#233; reproductive'. Mais s'il est vrai que la r&#233;partition in&#233;gale de la population et des ressources disponibles cr&#233;e des obstacles au d&#233;veloppement et &#224; l'utilisation durable de l'environnement, il faut reconna&#238;tre que la croissance d&#233;mographique est pleinement compatible avec un d&#233;veloppement int&#233;gral et solidaire. Accuser l'augmentation de la population et non le consum&#233;risme extr&#234;me et s&#233;lectif de certains est une fa&#231;on de ne pas affronter les probl&#232;mes. &#187; Ce faisant il n'affronte pas vraiment le probl&#232;me (pas plus que ses pr&#233;d&#233;cesseurs &#224; ma connaissance : voir le Compendium de la Doctrine sociale qui comme solution ne parle que de d&#233;veloppement - article 483). Or on peut partager autant qu'on veut, il reste un double probl&#232;me &#224; terme, d'espace et de pression &#233;cologique. Cet &#233;vitement est en outre un paradoxe, car les &#233;cologistes dont le pape se rapproche dans ce document sont eux en g&#233;n&#233;ral tr&#232;s hostiles &#224; la croissance d&#233;mographique (et peuvent de ce fait errer dans l'autre sens). Or la question est majeure, et &#233;thiquement incontournable. Le moins qu'on puisse dire est qu'on aurait besoin ici d'une s&#233;rieuse r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru dans &lt;i&gt;Libert&#233; politique&lt;/i&gt; n&#176; 88 mai 2021.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le chr&#233;tien et la d&#233;mographie </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Le-chretien-et-la-demographie.html</link>
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		<dc:date>2017-11-10T10:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;mographie</dc:subject>
		<dc:subject>Christianisme et d&#233;mographie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La question de la d&#233;mographie est bien d&#233;licate dans le contexte chr&#233;tien. Surtout aujourd'hui. Il y a m&#234;me un dilemme catholique entre l'id&#233;e coutumi&#232;re de la libert&#233; de la famille et l'id&#233;e g&#233;n&#233;rale de limite, qui revient en force. Le fait est simplement arithm&#233;tique : si la libert&#233; de la famille inclut la libre d&#233;termination du nombre d'enfants qu'elle engendre, et que de fait ces familles optaient pour un nombre d&#233;passant le seuil de renouvellement, la population cro&#238;trait ind&#233;finiment. Et se poserait alors un probl&#232;me de limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me &#233;lud&#233; par la plupart des chr&#233;tiens, malgr&#233; l'int&#233;r&#234;t pour l'id&#233;e de limite, &#224; commencer par &lt;i&gt;Laudato Si&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Suite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru dans L'Incorrect N&#176; 3 Novembre 2017.&lt;/p&gt;

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/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Demographie-257-+.html" rel="tag"&gt;D&#233;mographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Christianisme-et-demographie-+.html" rel="tag"&gt;Christianisme et d&#233;mographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le chr&#233;tien et la d&#233;mographie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question de la d&#233;mographie est bien d&#233;licate dans le contexte chr&#233;tien. Surtout aujourd'hui. Il y a m&#234;me un dilemme catholique entre l'id&#233;e coutumi&#232;re de la libert&#233; de la famille et l'id&#233;e g&#233;n&#233;rale de limite, qui revient en force. Le fait est tout simple et largement arithm&#233;tique : si la libert&#233; de la famille inclut la libre d&#233;termination du nombre d'enfants qu'elle engendre, et que de fait ces familles optaient pour un nombre d&#233;passant le seuil de renouvellement, la population cro&#238;trait ind&#233;finiment. Et se poserait alors un probl&#232;me de limite. En un sens Malthus l'avait vu, mais il consid&#233;rait que la limite serait celle de la nourriture. L'exp&#233;rience l'a d&#233;menti &#8211; au moins pour l'heure. Mais de nouvelles limites apparaissent. La pollution, l'empreinte humaine sur notre &#233;cologie. On peut en d&#233;battre. Mais il y a &#224; coup s&#251;r au moins une limite ultime, l'espace physique. Si en effet la population humaine croissait ind&#233;finiment, mettons jusqu'&#224; des dizaines ou centaines de milliards d'hommes, la Terre serait invivable. M&#234;me si on arrivait &#224; nourrir tout ce beau monde. Cas extr&#234;me dira-t-on : oui, mais qui prouve quelque chose ; qu'il faut s'arr&#234;ter &#224; quelque part. Dit autrement, au moins dans un cas il peut y avoir un moment o&#249; on ne pourrait pas laisser les gens prolif&#233;rer &#224; leur guise s'ils en avaient envie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande encyclique des limites, &lt;i&gt;Laudato Si&lt;/i&gt;, qui d&#233;veloppe avec force cette notion &#224; propos de l'&#233;cologie, &#233;lude tranquillement la question. Elle r&#233;affirme les principes catholiques sur la famille et nie toute contradiction entre les deux positions. La raret&#233; y est expliqu&#233;e exclusivement par l'absence de solidarit&#233;. C'est ce que nous dit le N&#176; 50 : &#171; au lieu de r&#233;soudre les probl&#232;mes des pauvres et de penser &#224; un monde diff&#233;rent, certains se contentent seulement de proposer une r&#233;duction de la natalit&#233;&#8230;Mais &#8216;s'il est vrai que la r&#233;partition in&#233;gale de la population et des ressources disponibles cr&#233;e des obstacles au d&#233;veloppement et &#224; l'utilisation durable de l'environnement, il faut reconna&#238;tre que la croissance d&#233;mographique est pleinement compatible avec un d&#233;veloppement int&#233;gral et solidaire'. Accuser l'augmentation de la population et non le consum&#233;risme extr&#234;me et s&#233;lectif de certains est une fa&#231;on de ne pas affronter les probl&#232;mes... En outre, nous savons qu'on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits, et &#8216;que lorsque l'on jette de la nourriture, c'est comme si l'on volait la nourriture &#224; la table du pauvre'. &#187; Pas faux en soi. Mais cela ne traite pas le probl&#232;me ultime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche pour la plupart des &#233;cologistes, pour une fois d'accord avec les &#233;conomistes, une des premi&#232;res conclusions qui se tire de l'id&#233;e de la raret&#233; des ressources naturelles est la n&#233;cessit&#233; de limiter s&#233;v&#232;rement la croissance d&#233;mographique de l'humanit&#233;. Non sans une certaine coh&#233;rence. Alors, le malthusianisme peut-il &#234;tre baptis&#233; ? Ou est-ce une simple question de juste usage des ressources et de solidarit&#233; ? L'encyclique ne r&#233;pond pas &#224; la question. Pas plus que la revue Limites qui dans son num&#233;ro 1 titrait &#171; d&#233;croissez et multipliez-vous ! &#187; mais sans nous dire comment concilier ces deux objectifs, sauf &#224; nouveau par la r&#233;duction du gaspillage et par le partage. Or ni l'un ni l'autre ne r&#233;pondent &#224; la question irr&#233;ductible des limites physiques. Accuser les m&#233;chants lib&#233;raux ne suffit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#224; nouveau, au moins en principe c'est une vraie question. Bien s&#251;r en pratique ce qu'on constate dans la plupart des pays hors Afrique, c'est la baisse de la natalit&#233; (ce qu'on appelle transition d&#233;mographique). Un ph&#233;nom&#232;ne puissant et m&#234;me inqui&#233;tant car si on prolongeait la tendance ind&#233;finiment, cette fois le risque serait la disparition de l'humanit&#233; et non la surpopulation. Ou alors une mar&#233;e africaine. Et donc les familles chr&#233;tiennes dans nos pays ont parfaitement raison de faire beaucoup d'enfants. Mais la question th&#233;orique subsiste. Nous ne voulons ni de la prolif&#233;ration absolue, ni bien s&#251;r de l'extinction. Il nous faut donc une certaine mod&#233;ration, variable selon la situation pr&#233;valant dans la soci&#233;t&#233; o&#249; on se trouve. Ce qui veut dire que si la prolif&#233;ration menace, un autocontr&#244;le s'impose ; et si c'est l'extinction qui s'annonce, un encouragement aux naissances. Ce qui veut dire qu'au moins dans ces cas les familles n'ont pas &#224; se d&#233;terminer sans aucune forme de regard pour la situation ambiante. Tout en gardant la discipline des m&#233;thodes naturelles. On n'a pas fini de creuser la question des limites&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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