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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Relations internationales et antagonismes id&#233;ologiques</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Relations-internationales-et-antagonismes-ideologiques.html</link>
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		<dc:date>2019-11-06T11:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Chine</dc:subject>
		<dc:subject>Id&#233;ologie occidentale</dc:subject>
		<dc:subject>Islamisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; du sch&#233;ma des relations internationales classique depuis les trait&#233;s de Westphalie, fond&#233; sur des rapports entre entit&#233;s plus ou moins souveraines, d'autres facteurs sont r&#233;guli&#232;rement venus colorer ces relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;voque ici un type d'opposition caract&#233;ristique de l'&#233;poque moderne au sens large : les conflits id&#233;ologiques. Islam, Chine, populisme : o&#249; en est-on ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est ce que cela signifie pour l'avenir de l'id&#233;ologie occidentale dominante ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; sur G&#233;opragma&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Chine-242-+.html" rel="tag"&gt;Chine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Ideologie-occidentale-+.html" rel="tag"&gt;Id&#233;ologie occidentale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Islamisme-+.html" rel="tag"&gt;Islamisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; initialement par G&#233;opragma, comme Billet du lundi du 04/11/2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://geopragma.fr/index.php/2019/11/04/relations-internationales-et-antagonismes-ideologiques/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://geopragma.fr/index.php/2019/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; du sch&#233;ma des relations internationales classique depuis les trait&#233;s de Westphalie, fond&#233; sur des rapports entre entit&#233;s plus ou moins souveraines, d'autres facteurs sont r&#233;guli&#232;rement venus colorer ces relations. On peut citer ici les conflits de civilisations chers &#224; S. Huntington, bien qu'historiquement on trouve peu d'exemples o&#249; un conflit significatif oppose ce qu'on peut d&#233;crire comme deux aires de civilisation (voir un billet pr&#233;c&#233;dent). M&#234;me si des diff&#233;rences culturelles profondes ont souvent contribu&#233; &#224; renforcer les antagonismes et &#224; les radicaliser : les conflits &#233;taient et sont en g&#233;n&#233;ral d'abord des conflits entre puissances. Ce n'est que dans le cas de l'Islam que ce terme pouvait acqu&#233;rir plus de vraisemblance, dans son opposition avec le monde chr&#233;tien d'un c&#244;t&#233;, le monde hindou de l'autre. Mais justement l'Islam est sp&#233;cifique par l'association &#233;troite qu'il fait entre religion et politique, et donc sa proximit&#233; potentielle avec une id&#233;ologie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela nous conduit &#224; mettre en lumi&#232;re une autre type d'opposition, plus caract&#233;ristique de l'&#233;poque moderne au sens large, qui sont les conflits id&#233;ologiques. La guerre froide vient imm&#233;diatement ici &#224; l'esprit, mais la seconde guerre mondiale dans une tr&#232;s large mesure aussi ; voire la premi&#232;re, du moins si on prend au pied de la lettre la propagande de l'&#233;poque. Comme si, &#224; l'&#233;poque d&#233;mocratique tout particuli&#232;rement, il fallait justifier les conflits par autre chose que les simples oppositions de puissance : par des oppositions entre un bien et un mal, moyennant bien s&#251;r simplification &#233;ventuellement caricaturale de la r&#233;alit&#233;. Cette opposition id&#233;ologique n'oblit&#232;re &#233;videmment pas la dimension de conflit de puissance, &#233;vidente dans tous ces cas, mais elle lui donne une caract&#232;re et une intensit&#233; toutes particuli&#232;res ; elle peut en outre orienter les d&#233;cisions prises, du fait de sa logique propre. C'est cette &#233;poque qu'on a pu croire un bref instant termin&#233;e en 1991 avec la fin de l'URSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il aujourd'hui ? Apparemment la domination de ce qu'on peut appeler l'id&#233;ologie occidentale, est consid&#233;rable sinon massive : elle donne sa substance au discours international de tout c&#244;t&#233;, depuis les d&#233;bats de l'ONU jusqu'aux argumentaires donn&#233;s par les faucons am&#233;ricains, en Iraq et ailleurs. Id&#233;ologie utilis&#233;e abondamment pour justifier des politiques, et notamment des interventions ici ou l&#224;, militaires ou non. Mais sans qu'il y ait d&#233;sormais un adversaire id&#233;ologique clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tentatives pour dresser une protestation, ou un d&#233;but d'alternative, sinc&#232;re ou pas, contre cette id&#233;ologie dominante sont timides et locales. C'est m&#234;me vrai dans le cas de l'islamisme, sous ses diff&#233;rentes formes. Certes il repr&#233;sente un ph&#233;nom&#232;ne majeur. Soit comme pr&#233;texte &#224; intervention, soit comme boutefeu, il peut jouer un r&#244;le important dans les &#233;v&#232;nements. Mais il ne se situe pas &#224; ce stade au niveau des grands rapports de force entre puissances, car il faudrait pour cela qu'une vraie puissance l'incarne. Sur la sc&#232;ne internationale il s'exprime en fait surtout sous la forme sp&#233;cifique du terrorisme, dont la connexion avec de vraies puissances reste limit&#233;e. Certes un certain islamisme militant est revendiqu&#233; sous des formes diverses et souvent antagonistes par l'Arabie saoudite, l'Iran, et d'autres comme de plus en plus la Turquie. La premi&#232;re r&#233;pand sa version rigide et extr&#234;me de l'Islam, &#224; coups de dizaines de milliards, depuis plus de 50 ans (avec ses amis ou rivaux du Golfe), mais sans f&#233;d&#233;rer un v&#233;ritable camp structur&#233; comme tel. L'&#233;ventail de ses amis est pour le moins &#233;clectique. Le second a su rassembler et mobiliser les communaut&#233;s chiites dans un arc traversant tout le Moyen Orient, qui a actuellement le vent en poupe, mais sans sortir de ce cousinage par nature limit&#233;. Le chiisme reste fort peu missionnaire. La Turquie, importante comme puissance r&#233;gionale, est peu suivie comme leader et reste &#224; dominante nationaliste. Dans les faits donc, m&#234;me si l'id&#233;ologie conditionne ces antagonismes et d'autres, le conflit de puissances reste pr&#233;pond&#233;rant au niveau des relations de pouvoir. Reste que la r&#233;surgence ind&#233;niable de l'islamisme est un fait g&#233;opolitique majeur, qui peut l'&#234;tre plus encore &#224; l'avenir, si elle conduit &#224; une modification suffisante des &#233;quilibres internes, et par l&#224; des priorit&#233;s des pays concern&#233;s. C'est donc dans la patte humaine des pays musulmans qu'est l'enjeu, avant les relations internationales entre puissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre source majeure d'alternative id&#233;ologique, potentiellement plus massive et plus significative, est l'&#233;volution possible de la Chine. Au stade actuel, l'ancien antagonisme entre marxistes et occidentaux ne joue plus de r&#244;le significatif au niveau mondial. Mais la Chine reste fond&#233;e sur des principes ind&#233;niablement diff&#233;rents et antagonistes de ceux qui constituent la doxa internationale, notamment am&#233;ricaine. A ce stade, cela ne prend pas chez elle la forme d'un programme id&#233;ologique conqu&#233;rant. On peut m&#234;me avancer que sa situation id&#233;ologique interne n'est elle-m&#234;me pas stabilis&#233;e : il est clair que le r&#233;gime cherche une justification &#224; ce niveau, mais pour r&#233;ussir il faudrait que cela prenne une forme diff&#233;rente et surtout plus &#233;labor&#233;e. Elle pourrait tourner autour de l'id&#233;e actuellement latente d'un r&#233;gime &#171; &#233;clair&#233; &#187;, poss&#233;dant une vision &#224; long terme, qui est d&#233;gag&#233;e et mise en &#339;uvre par des &#233;lites intellectuelles et sociales elles-m&#234;mes s&#233;lectionn&#233;es &#224; partir du peuple par le tamis du parti : on m&#234;lerait ainsi une certain h&#233;ritage l&#233;niniste plus ou moins mao&#239;ste (cher au pr&#233;sident chinois actuel) avec des &#233;l&#233;ments de confucianisme r&#233;cup&#233;r&#233; (l'id&#233;e ancienne d'une &#233;lite suppos&#233;e vertueuse au service du peuple, mue par le culte de la moralit&#233; publique). Mais la formalisation th&#233;orique de cela reste &#224; ce stade limit&#233;e et d&#233;ficiente, et non exportable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce stade donc la Chine n'est pas m&#251;re pour jouer un r&#244;le international significatif &#224; ce niveau, m&#234;me si dans son mode d'intervention on voit l'impact de la diff&#233;rence avec les pays occidentaux, notamment dans son indiff&#233;rence affich&#233;e &#224; toute &#171; d&#233;mocratisation &#187; dans les pays qu'elle aide. Ajoutons que la tradition chinoise s&#233;culaire &#233;tait plus introvertie que messianique ; m&#234;me si la Chine ancienne avait progressivement assimil&#233; des zones vastes, gr&#226;ce &#224; son mod&#232;le culturel et politique attractif pour ses voisins ou les pays domin&#233;s. Mais outre qu'elle n'a plus cette puissance d'attraction &#224; ce stade, sous cette forme cela ne donnerait de r&#233;ponse que pour les pays de son environnement imm&#233;diat, culturellement proches (Japon, Cor&#233;e, Vietnam) &#8211; et ce n'est en rien le cas actuellement. En bref la Chine actuelle commence &#224; faire sentir sa puissance, mais elle rayonne bien plus par son pragmatisme que par son mod&#232;le ou ses id&#233;es. Elle n'a en outre aucune exp&#233;rience historique des relations de puissance. Mais le temps travaille pour elle. Et &#224; terme, on ne peut pas exclure qu'elle construise un mod&#232;le alternatif plus puissant, id&#233;ologiquement rival du mod&#232;le am&#233;ricain ou occidental. On peut par ailleurs trouver dans la tradition chinoise ancienne, si elle est quelque peu revisit&#233;e, un mod&#232;le politique fort, et m&#234;me des motifs &#224; interventionnisme, y compris sur base moralisante ; ainsi chez Mencius, successeur principal de Confucius, qui justifiait la guerre s'il s'agit d'&#233;liminer des &#171; tyrans &#187; opprimant leur peuple. La situation reste donc mouvante et pourrait nous surprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres sources encore peuvent &#233;merger &#224; terme long : pensons &#224; une civilisation ancienne comme celle de l'Inde, d&#233;sormais en voie d'affirmation politique elle aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'est pas inint&#233;ressant de consid&#233;rer un autre cas beaucoup plus d'actualit&#233;, quoique bien moins dramatique que les exemples cit&#233;s : celui des populismes. Bien entendu les mouvements ou personnages class&#233;s comme tels sont cens&#233;s faire partie du monde des d&#233;mocraties &#224; l'occidentale. En outre, ils sont h&#233;t&#233;rog&#232;nes, et ne constituent ni un front ni m&#234;me une alliance. Rien ne dessine &#224; ce stade un antagonisme d'ensemble entre eux et les autres r&#233;gimes se disant d&#233;mocratiques. N&#233;anmoins la mani&#232;re dont ils sont per&#231;us, tant par les m&#233;dias que par la diplomatie de ces autres pays, pr&#233;sente des traits caract&#233;ristiques, o&#249; la dimension id&#233;ologique (en l'esp&#232;ce de r&#233;probation) est manifestement pr&#233;gnante : PIS polonais, Orban, Lega de Salvini, Brexiters &#224; la Boris Johnson, personnages comme Trump ou Bolsonaro sont fondamentalement ressentis dans le discours dominant comme des anomalies moralement condamnables, dans leur discours m&#234;me. On les rapproche parfois m&#234;me d'un autre r&#233;prouv&#233; comme V. Poutine, malgr&#233; les diff&#233;rences &#233;videntes &#8211; mais justement ce rapprochement est symptomatique. Certes, le ph&#233;nom&#232;ne n'en est qu'&#224; ses d&#233;buts, et peut faire long feu. Le succ&#232;s ou l'&#233;chec du Brexit, l'avenir politique de D. Trump, l'&#233;volution de l'Est de l'Europe ou de l'Italie seront ici des tournants importants, parmi d'autres. Certes, m&#234;me si le ph&#233;nom&#232;ne subsiste, la possibilit&#233; d'un front de tout ou partie de ces dirigeants para&#238;t plut&#244;t improbable &#224; ce stade. Mais on ne pourrait pas exclure qu'une fracture durable s'installe dans la belle unanimit&#233; ant&#233;rieure, colorant alors les relations internationales de fa&#231;on appr&#233;ciable, vu l'importance des pays concern&#233;s. Le consensus id&#233;ologique occidental pourrait se trouver alors fortement alt&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'empire du mal, version Ryad</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/L-empire-du-mal-version-Ryad.html</link>
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		<dc:date>2018-10-21T14:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Islamisme</dc:subject>
		<dc:subject>Arabie s&#233;oudite</dc:subject>
		<dc:subject>Islam et violence</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen Orient</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le royaume d'Arabie saoudite est &#224; nouveau sur la sellette. Ou plut&#244;t devrait l'&#234;tre. Il faut dire qu'il met les bouch&#233;es doubles dans le genre bizarrerie r&#233;voltante, sans pour autant susciter plus qu'une r&#233;probation limit&#233;e. Comme si dans son cas le r&#233;flexe naturel de condamnation indign&#233;e si cultiv&#233; par nos m&#233;dias se trouvait &#233;trangement &#233;touff&#233; par un tabou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cet &#233;trange royaume de rentiers milliardaires et fanatis&#233;s devrait susciter l'&#233;tonnement de notre &#233;poque si prompte &#224; s'indigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tant d'argent pourrait &#234;tre tellement mieux utilis&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Moyen-Orient-+.html" rel="tag"&gt;Moyen Orient&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le royaume d'Arabie saoudite est &#224; nouveau sur la sellette. Ou plut&#244;t devrait l'&#234;tre. Il faut dire qu'entre le meurtre de Jamal Khashoggi, les bombardements de civils au Y&#233;men et l'effarant statut des femmes, il met les bouch&#233;es double dans le genre bizarrerie r&#233;voltante, sans pour autant susciter plus qu'une r&#233;probation limit&#233;e. Comme si dans son cas le r&#233;flexe naturel de condamnation indign&#233;e si cultiv&#233; par nos m&#233;dias se trouvait &#233;trangement &#233;touff&#233; par un tabou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la bizarrerie de sa position a pour stup&#233;fier. Il conjugue en effet deux caract&#233;ristiques exceptionnelles : le si&#232;ge symbolique de la deuxi&#232;me religion de la plan&#232;te, la seule de l'histoire a avoir fait l'essentiel de son d&#233;veloppement par la conqu&#234;te militaire ; et des ressources financi&#232;res immenses, en rien dues au g&#233;nie de ses habitants ou &#224; leur travail, mais qui sont purement le produit d'une rente, du hasard g&#233;ologique qui fait qu'on y trouve des gisements gigantesques d'une mati&#232;re premi&#232;re, le p&#233;trole, vitale pour l'&#233;conomie moderne et qui leur rapporte des ressources d&#233;mentielles en regard d'une population limit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comble, ils se payent le luxe d'un syst&#232;me politique lui aussi totalement hors norme, avec ses cohortes de princes r&#233;unis dans une famille tentaculaire aux m&#233;thodes opaques mais exp&#233;ditives et ses myriades de potentats plus ou moins bien contr&#244;l&#233;s par le syst&#232;me (les Ben Laden et les Khashoggi sont des multimilliardaires). Plus, pour couronner le tout, le choix de la version extr&#234;me (mais peut &#234;tre la plus fid&#232;le) d'une religion aux &#233;crits violents, sans piti&#233; pour les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d'autant plus curieux de constater qu'une telle accumulation d'aberrations, historiquement sans pr&#233;c&#233;dent, ne suscite plus d'&#233;tonnement. Comment ? Voil&#224; des gens qui non seulement jouissent d'un niveau de vie in&#233;gal&#233;, d&#251; en rien &#224; leur m&#233;rite, mais qui se permettent de mettre &#224; feu et &#224; sang leurs voisins, nourrissent la version la plus belliqueuse de leur religion et la r&#233;pandent partout &#224; grands coups de milliards, et qui traitent leurs femmes comme personne en pleine p&#233;riode de f&#233;minisme triomphant et de #Metoo. Qui n'accueillent enfin aucun r&#233;fugi&#233;. Et ils sont nos alli&#233;s, devant lesquels tout l'arc politique vient s'incliner avec respect, de Trump &#224; Hollande et Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Feu Ronald Reagan avait une expression pour l'URSS : &lt;i&gt;the Empire of Evil&lt;/i&gt;, l'empire du mal. Cela sonnait bien guerre des &#233;toiles. L&#224; nous avons une version qui n'est plus futuriste mais archa&#239;que : un pays golem. Un golem cruel, milliardaire et salafiste. Un golem n&#233; dans les ann&#233;es 30 de l'alliance improbable entre les Etats-Unis alors puissance montante et un chef b&#233;douin h&#233;ritier d'une secte fanatique mais marginale. Un pays en outre instable, dont l'effondrement toujours possible (et qui serait certain sans l'arm&#233;e am&#233;ricaine comme M. Trump leur a fait d&#233;licatement remarquer) enverrait des tsunamis dans toutes les directions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons un r&#234;ve - &#224; la place de nos utopistes, puisqu'ils sont d'une d&#233;licate pudeur sur ce th&#232;me. L'humanit&#233; ne manque pas de causes qui auraient bien besoin de ces milliards. Faites votre choix : le r&#233;chauffement climatique, l'&#233;radication de la faim et de la pauvret&#233;, les maladies etc. L'id&#233;al ne serait-il pas de mettre en commun au service de ces causes les ressources p&#233;troli&#232;res de la p&#233;ninsule arabique, patrimoine commun de l'humanit&#233; ? Quitte &#224; verser une rente confortable mais raisonnable aux autochtones. On ferait d'une pierre deux coups : &#233;liminer le golem et faire du bien aux autres. Je propose donc le sujet pour la prochaine r&#233;union du G20, qui se bat un peu les flancs depuis quelque temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Publi&#233; sur le site de la revue 'L'Incorrect'&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lincorrect.org/lempire-du-mal-version-ryad/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://lincorrect.org/lempire-du-m...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Islam et violence</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Islam-et-violence-248.html</link>
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		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Islamisme</dc:subject>
		<dc:subject>Islam et violence</dc:subject>
		<dc:subject>Monoth&#233;isme et violence</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Horrifi&#233;es par les massacres perp&#233;tr&#233;s au nom d'un Islam radical, nos soci&#233;t&#233;s t&#233;tanis&#233;es veulent en m&#234;me temps &#233;viter une r&#233;action excessive englobant tous les musulmans dans la r&#233;probation. Pas d'amalgame, tel est le mot d'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant on obscurcit le d&#233;bat. Car de quel amalgame parle-t-on ? Entre la majorit&#233; des musulmans et les islamistes, ou entre les islamistes et Islam ? L'enracinement des islamistes dans la tradition musulmane est trop important pour que ne soit pas pos&#233;e la question de l'islam, de la possibilit&#233; ou non d'un Islam diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette question essentielle pour notre soci&#233;t&#233; ne peut &#234;tre r&#233;solue par le recours rituel &#224; la la&#239;cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Islamisme-+.html" rel="tag"&gt;Islamisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Islam-et-violence-+.html" rel="tag"&gt;Islam et violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Monotheisme-et-violence-+.html" rel="tag"&gt;Monoth&#233;isme et violence&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Horrifi&#233;es par les massacres perp&#233;tr&#233;s au nom d'un Islam radical, nos soci&#233;t&#233;s t&#233;tanis&#233;es veulent en m&#234;me temps &#233;viter une r&#233;action excessive englobant tous les musulmans dans la r&#233;probation. Pas d'amalgame, tel est le mot d'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant on obscurcit le d&#233;bat. Car de quel amalgame parle-t-on ? Entre la majorit&#233; des musulmans et les islamistes, ou entre les islamistes et Islam ? L'enracinement des islamistes dans la tradition musulmane est trop important pour que ne soit pas pos&#233;e la question de l'islam, de la possibilit&#233; ou non d'un Islam diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette question essentielle pour notre soci&#233;t&#233; ne peut &#234;tre r&#233;solue par le recours rituel &#224; la la&#239;cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Islam et la violence : une vraie question&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les sondages, les Fran&#231;ais seraient moins r&#233;ticents envers l'Islam, qui serait m&#234;me consid&#233;r&#233; par 66 % d'entre eux comme une religion aussi &#8216;pacifiste' que les autres. Soyons clair : c'est l&#224; le fruit de la d&#233;sinformation ambiante. L'id&#233;e s'est semble-t-il accr&#233;dit&#233;e que l'islamisme n'a rien &#224; voir avec le vrai Islam, qui serait en soi une religion de paix. Mais prononc&#233;e telle quelle une telle affirmation est mat&#233;riellement fausse. Le souci l&#233;gitime d'&#233;viter l'amalgame entre la majorit&#233; des musulmans, effectivement paisibles, et les islamistes conduit &#224; occulter toute r&#233;flexion inform&#233;e sur l'Islam - dont se r&#233;clament pourtant ces m&#234;mes djihadistes, textes du Coran ou hadiths &#224; l'appui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a en effet une sp&#233;cificit&#233; du rapport historique de l'Islam face &#224; la violence ; c'est m&#234;me un cas unique parmi les religions. Bien s&#251;r les tenants d'autres religions ont pu pratiquer des violences significatives ; et on peut trouver dans d'autres textes religieux ce qu'on peut lire comme des justifications de la violence. Mais la base m&#234;me de l'Islam est l'id&#233;e que le Coran est la parole de Dieu sous une forme pure et d&#233;finitive. Il n'est donc pas illogique que des musulmans puissent lire les appels nombreux qu'il contient &#224; la violence envers les insoumis, non musulmans, comme une demande de Dieu m&#234;me, qu'il est impossible de refuser. Le r&#244;le m&#234;me du concept de jihad en t&#233;moigne : il contient d'abord l'id&#233;e d'effort, notamment sur soi-m&#234;me, c'est un fait que confirme l'&#233;tymologie du mot. Mais le sens de guerre sainte, c'est-&#224;-dire de guerre visant &#224; la soumission des terres non musulmanes &#224; la Loi divine (Islam veut dire soumission) est aussi un de ses sens essentiels. C'est dans le cadre de cette soumission que l'Islam a pu avoir une certaine forme de tol&#233;rance ; mais c'est la tol&#233;rance du minoritaire en nombre mais qui domine &#224; l'&#233;gard de ceux qui &#233;taient majoritaires &#224; l'origine et qui ont &#233;t&#233; conquis, le tout sous un r&#233;gime tr&#232;s in&#233;galitaire (statuts de dhimmi). En outre historiquement cette guerre a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e activement par le proph&#232;te lui-m&#234;me, de fa&#231;on violente, et poursuivie par ses successeurs, aboutissant &#224; la conqu&#234;te d'un espace immenses qui tr&#232;s vite s'est &#233;tendu du Portugal &#224; l'Asie centrale, qu'il est tr&#232;s farfelu de pr&#233;senter comme purement d&#233;fensive. Tous ces faits sont sp&#233;cifiques &#224; l'Islam. De m&#234;me qu'est sp&#233;cifique le fait d'inclure dans son programme d'action un droit civil, une conception de la femme, etc. qui ne se retrouvent pas dans d'autres conceptions, et qui ont valeur imp&#233;rative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, parmi les musulmans actuels, le fait est que beaucoup, peut-&#234;tre une majorit&#233;, ne se concentrent par sur cette tradition et cette pratique et se r&#233;f&#232;rent plut&#244;t &#224; d'autres passages, ind&#233;niablement plus paisibles ; et ils disent avec bonne foi que l'Islam est religion de paix. Mais le fait est aussi que d'autres au contraire exaltent ces r&#233;f&#233;rences, notamment &#224; des &#233;poques comme la n&#244;tre o&#249; l'emprise de l'Occident se fait paradoxalement plus faible qu'&#224; l'&#233;poque de la colonisation, mais est v&#233;cue plus n&#233;gativement. En particulier les incursions am&#233;ricaines ou isra&#233;liennes au Moyen-Orient sont ressenties non sans motif comme des violences. Dans la psychologie musulmane en outre, qui met l'accent sur la solidarit&#233; de l'Ummah (la communaut&#233; musulmane) et voit le fait religieux partout, on analyse volontiers toute intervention occidentale comme une r&#233;surgence agressive des croisades (le mot crois&#233; est r&#233;guli&#232;rement employ&#233; par les islamistes pour d&#233;signer les Occidentaux). Ce faisant bien s&#251;r ils oublient que d'une part les Occidentaux actuels ne sont pas vraiment chr&#233;tiens et en tout cas n'agissent en aucune mani&#232;re au nom du christianisme, et d'autre part que les croisades historiques elles-m&#234;mes &#233;taient une ph&#233;nom&#232;ne extr&#234;mement limit&#233;, sur deux si&#232;cles, sur la seule Palestine, en r&#233;action &#224; la gigantesque conqu&#234;te musulmane qui un peu plus t&#244;t avait arrach&#233; &#224; la chr&#233;tient&#233; plus de la moiti&#233; et la meilleure partie de son territoire. En outre il n'y a pas de base &#233;vang&#233;lique aux croisades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une sp&#233;cificit&#233; incontournable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; de cette attitude guerri&#232;re et de ce point de vue unilat&#233;ral est donc une sp&#233;cificit&#233; forte de l'Islam. Pas une cons&#233;quence n&#233;cessaire, le cas de la majorit&#233; paisible para&#238;t l'indiquer, mais une attitude parfaitement logique et soutenable dans le contexte de la tradition musulmane, qui peut s'activer assez naturellement lorsque les circonstances y poussent. D'autant plus que la majorit&#233; paisible, et le point est essentiel, n'a pas fait l'effort de d&#233;ployer les ressources intellectuelles qui lui permettraient de d&#233;finir un Islam clairement d&#233;gag&#233; de ces r&#233;f&#233;rences conqu&#233;rantes, avec la r&#233;vision des postulats fondamentaux que cela suppose (litt&#233;ralit&#233; du Coran, exemplarit&#233; du proph&#232;te, s&#233;lection des hadiths etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le parti-pris occidental dominant, soit par masochisme, soit par antichristianisme, soit par paresse, soit par une conception malsaine de la la&#239;cit&#233;, est de poser &#224; priori que toutes les religions sont &#224; mettre sur le m&#234;me plan et &#224; exclure a priori que l'une pr&#233;sente une propension &#224; la violence sup&#233;rieure aux autres. Pourtant le proph&#232;te Muhammad a pass&#233; une bonne partie de sa vie le sabre &#224; la main, tandis que c'est inimaginable pour le Christ, le Bouddha et bien d'autres. Et si la Bible (Ancien testament) contient des passages poussant &#224; la violence, la lecture chr&#233;tienne est interpr&#233;tative, et utilise comme clef les Evangiles, qui eux ne contiennent rien de tel. Tout ressour&#231;age aux origines, attitude essentielle dans toutes les religions, conduit dans un cas &#224; la douceur de J&#233;sus, dans l'autre peut conduire au combat de Muhammad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si on traite de fa&#231;on semblable des situations dissemblables, on est conduit soit &#224; n&#233;gliger la question sp&#233;cifique de l'isl&#226;m et &#224; ne pas poser aux musulmans bien intentionn&#233;s les questions qu'on doit leur poser, soit &#224; refouler tout le religieux dans une r&#233;probation g&#233;n&#233;rale, et il ne faut pas s'&#233;tonner qu'on rompe alors le fil du dialogue avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question prend un tour d'autant plus aig&#252;e que les pays occidentaux, ou plus exactement europ&#233;ens, accueillent d&#233;sormais des communaut&#233;s immigr&#233;es musulmanes importantes. La conception qu'elles se font de la religion est donc un &#233;l&#233;ment essentiel de leur int&#233;gration harmonieuse ou en tout cas correcte et durable dans ces soci&#233;t&#233;s d'accueil. Or si les conceptions que les Europ&#233;ens se font de la soci&#233;t&#233; sont assez variables, et qu'il y a par exemple une diff&#233;rence profonde entre le la&#239;cisme radical &#224; la fran&#231;aise et le catholicisme traditionnel ou le protestantisme pentec&#244;tiste, il y a un point commun indiscutable : le programme de vie de la communaut&#233; musulmane initiale telle que le d&#233;crit la tradition musulmane n'est pas acceptable dans le cadre europ&#233;en, qu'il soit chr&#233;tien ou la&#239;c. Les musulmans qui se r&#233;clament de cette tradition n'y sont donc pas les bienvenus. D&#232;s lors, compte tenu de la place et du r&#244;le de cette tradition, et de la solidarit&#233; latente ou passive de nombreux musulmans avec ceux qui s'en r&#233;clament pour une politique de conqu&#234;te et d'islamisation, la majorit&#233; actuellement paisible des musulmans d'Occident ne peut &#234;tre quitte de ce qu'attend d'elle la soci&#233;t&#233; d'accueil par une simple d&#233;claration selon laquelle l'islamisme n'a rien &#224; voir avec eux. Leur int&#233;gration durable dans le cadre occidental suppose d'une part le d&#233;veloppement conscient et explicite d'un islam doctrinal diff&#233;rent, activement enseign&#233; et d&#233;fendu, et d'autre part une discipline interne coh&#233;rente avec cet Islam r&#233;nov&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci comporte bien &#233;videmment une prise de position par rapport aux principes de vie commune des soci&#233;t&#233;s d'accueil. Mais c'est ici qu'&#224; nouveau le dialogue est brouill&#233; par des confusions r&#233;pandues, et notamment autour de la notion de la&#239;cit&#233;, en particulier dans la conception fran&#231;aise. Disons-le clairement, la la&#239;cit&#233; n'offre pas de r&#233;ponse v&#233;ritable &#224; l'islamisme. Elle est trop hostile &#224; la religion pour le croyant sinc&#232;re, elle la refoule trop dans l'irrationnel priv&#233; pour permettre un dialogue f&#233;cond, mais elle est inefficace face &#224; l'islamisme, qui repose de toute fa&#231;on sur un refus global des diverses conceptions non-musulmanes. En outre est surtout elle est incapable de faire des distinctions entre les religions et de demander &#224; l'Islam ce qui est exig&#233; par la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r une certaine la&#239;cit&#233; bien comprise est n&#233;cessaire &#224; la vie commune. Mais ce doit &#234;tre une la&#239;cit&#233; de dialogue avec les religions, une la&#239;cit&#233; positive, qui sait reconna&#238;tre ce que les croyants trouvent d'essentiel en elles, et les questionner le cas &#233;ch&#233;ant sur ce qui n'est pas compatible avec la vie commune. Le m&#234;me questionnement critique doit valoir d'ailleurs aussi pour le la&#239;cisme intransigeant, ou pour l'apologie de caricatures haineuses, qui ne sont pas non plus des bases saines pour une vie commune harmonieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, il convient de le rappeler, en derni&#232;re analyse ce n'est pas une conception abstraite et d&#233;sincarn&#233;e comme la la&#239;cit&#233;, ou m&#234;me la R&#233;publique, qui cr&#233;e le lien d'une vraie communaut&#233; : c'est l'appartenance &#224; cette communaut&#233;, en l'esp&#232;ce nationale, qui doit &#234;tre le point central par lequel les uns offrent aux autres la possibilit&#233; d'une int&#233;gration, ces derniers pouvant l'accepter ou la refuser, avec toutes les cons&#233;quences que cela comporte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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