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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Parler de volont&#233; du peuple a-t-il un sens ? </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Le-peuple-a-t-il-une-volonte.html</link>
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		<dc:date>2025-09-11T07:07:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Avenir de la d&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>Volont&#233; du peuple</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2024 les Fran&#231;ais ont &#233;lu l'Assembl&#233;e nationale actuelle. Chacun a vot&#233; au moins au premier tour pour celui qu'il pr&#233;f&#233;rait, au moins relativement. Mais aucun n'a vot&#233; pour l'Assembl&#233;e telle que nous la connaissons ; aucun ne l'a voulue. Peut-on alors dire qu'elle refl&#232;te la volont&#233; du peuple ? Evidemment non. La m&#234;me remarque vaut pour pratiquement tout r&#233;sultat d'&#233;lection. A la rigueur, si une majorit&#233; absolue vote pour un candidat ou un parti, on pourra dire qu'une majorit&#233; de gens les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pierredelauzun.fr/IMG/logo/ai-generated-9073523_640.jpg?1787417293' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2024 les Fran&#231;ais ont &#233;lu l'Assembl&#233;e nationale actuelle. Chacun a vot&#233; au moins au premier tour pour celui qu'il pr&#233;f&#233;rait, au moins relativement. Mais aucun n'a vot&#233; pour l'Assembl&#233;e telle que nous la connaissons ; aucun ne l'a voulue. Peut-on alors dire qu'elle refl&#232;te la volont&#233; du peuple ? Evidemment non. La m&#234;me remarque vaut pour pratiquement tout r&#233;sultat d'&#233;lection. A la rigueur, si une majorit&#233; absolue vote pour un candidat ou un parti, on pourra dire qu'une majorit&#233; de gens les a choisis. Mais m&#234;me l&#224;, ce ne sera pas &#171; le peuple &#187; pris dans son ensemble qui aura choisi, juste un grand nombre de participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a un ph&#233;nom&#232;ne apparemment analogue sur le march&#233;. Le processus d'agr&#233;gation des d&#233;cisions individuelles peut y conduire &#224; un r&#233;sultat que personne ne veut. Prenons un chanteur ou d'un footballeur qui gagne &#233;norm&#233;ment d'argent. Un libertarien dit : si des milliers de personnes acceptent de payer cher une place de concert, pourquoi les en emp&#234;cher ? Et pourquoi critiquer le fait que le chanteur gagne des sommes &#233;normes ? L'&#233;conomiste S. Zamagni r&#233;pond que l'achat individuel de places ne signifie pas approbation de la r&#233;sultante, &#224; savoir le niveau de revenu du chanteur. La m&#234;me libert&#233; de choix que les participants manifestent au niveau individuel pourrait les conduire &#224; pr&#233;f&#233;rer un autre r&#233;sultat collectif, si on leur avait pos&#233; sp&#233;cifiquement la question. Cela dit, sur un march&#233;, on peut expliquer que les clients ont eu ce qu'ils voulaient &#224; titre principal : la place au spectacle ; la richesse du chanteur ou du footballeur n'est qu'un effet collat&#233;ral. Par ailleurs, si les gens sont m&#233;contents de cet effet, on peut imaginer des dispositifs correctifs. Mais pour les &#233;lections, ce n'est pas possible, car la difficult&#233; ne r&#233;sulte pas d'un effet collat&#233;ral : c'est bien sur la composition de l'assembl&#233;e qu'on les interroge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une autre configuration &#233;conomique, si beaucoup de gens demandent un bien rare, son prix augmente ; et ce n'est pas n&#233;cessairement ce qu'ils voulaient. Mais la hausse du prix traduit de fa&#231;on indiscutable le fait que le bien est recherch&#233;, et notamment par les int&#233;ress&#233;s. Leur message n'est donc pas trahi ; le r&#233;sultat est coh&#233;rent avec leur action. Et ils ach&#232;tent s'ils veulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc une certaine analogie entre les &#233;lections et les ph&#233;nom&#232;nes &#233;conomiques &#233;voqu&#233;s, mais une diff&#233;rence majeure : avec ses limites, le march&#233; refl&#232;te assez directement un certain choix des gens ; en revanche, dans les &#233;lections, le r&#233;sultat peut surprendre tous les participants et les laisser insatisfaits, comme en 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons plus loin. D&#233;j&#224;, les processus &#233;lectoraux sont discutables en tant que mesure de la suppos&#233;e volont&#233; populaire. Si ces m&#234;mes &#233;lections de 2024 avaient eu lieu au Royaume Uni (scrutin majoritaire &#224; un tour), il y aurait eu un raz de mar&#233;e de d&#233;put&#233;s RN. A la proportionnelle, une assembl&#233;e sans majorit&#233;, mais o&#249; le RN aurait eu beaucoup plus d'&#233;lus. O&#249; est alors la volont&#233; populaire ? M&#234;me &#224; la proportionnelle, o&#249; on peut expliquer que cela refl&#232;te mieux l'opinion populaire, le r&#233;sultat n'aurait &#233;t&#233; voulu par personne. Certes, dans les pays &#224; proportionnelle, il y a une pratique de compromis qui permet &#224; un gouvernement de se d&#233;gager. Mais on ne peut pas dire que c'est la volont&#233; du peuple. Et quand il d&#233;bouche sur un syst&#232;me difficilement gouvernable, comme en France, cela a encore moins de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les votants ont exprim&#233; chacun une opinion : on peut parler d'une forme de volont&#233; (on ne regardera pas ici sur quoi elle est fond&#233;e). Mais on peut d&#233;j&#224; s'interroger sur les questions pos&#233;es (en cas de r&#233;f&#233;rendum), ou sur le choix des candidats et des partis, qui ne conviennent pas n&#233;cessairement aux &#233;lecteurs. Et surtout, ces millions de volont&#233;s sont ensuite agr&#233;g&#233;es selon certains proc&#233;d&#233;s. Ce qui se passe alors, en d&#233;finitive, c'est l'&#233;quivalent d'un filtrage &#224; partir des sentiments, opinions et pr&#233;f&#233;rences plus ou moins conscients des citoyens ; ce processus de filtrage permet d'obtenir des voix, qu'on compte ensuite, en fonction du syst&#232;me &#233;lectoral. Et on donne la victoire &#224; celui qui a le plus de voix. Certes, cela permet une certaine relation entre le r&#233;sultat et les sentiments ou opinions des citoyens. Par exemple, le r&#233;sultat du RN au premier tour de 2024 montre une pouss&#233;e en sa faveur, compar&#233; &#224; 2022 et a fortiori &#224; 2017. Mais d'autres ont vot&#233; autrement et il y a eu divergence ; le RN n'&#233;tait pas majoritaire, ni personne d'autre. Et donc on a une assembl&#233;e divis&#233;e et en l'esp&#232;ce ingouvernable Comment peut-on parler &#224; ce propos d'une volont&#233; populaire ? Qu'est-ce que le peuple est suppos&#233; avoir voulu ? En fait rien : aucune d&#233;cision n'en ressort et &#224; nouveau, personne n'avait voulu le r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre genre, le peuple am&#233;ricain a-t-il voulu M. Trump ? Les d&#233;mocrates s&#251;rement pas ; les autres ont tout au plus fait une pari sur cet homme, sans savoir au fond ce qui allait se passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce &#224; dire que le syst&#232;me est arbitraire ou trompeur ? Pas tout &#224; fait : c'est un moyen conventionnel pour permettre aux gens de s'exprimer par leur vote, et &#224; partir de l&#224; de b&#226;tir des organes de gouvernement et de l&#233;gislation, b&#233;n&#233;ficiant d'une part d'une certaine relation avec les opinions des gens, et d'autre part et surtout de l'aura de l&#233;gitimit&#233; que donne le respect de proc&#233;dures constitutionnelles accept&#233;es par tous et suppos&#233;es &#171; d&#233;mocratiques &#187;. Ce syst&#232;me a ses avantages et ses inconv&#233;nients, &#224; comparer avec ceux d'autres syst&#232;mes, si ceux -ci sont l&#233;gitimes. Mais ce qui est s&#251;r, c'est que les termes de &#171; volont&#233; du peuple &#187; ou de &#171; peuple souverain &#187; ne d&#233;crivent pas une r&#233;alit&#233;. Il est d'ailleurs symptomatique qu'on peut &#224; l'occasion s'asseoir tranquillement sur cette &#171; volont&#233; &#187; du &#171; peuple souverain &#187;, comme on l'a vu avec le r&#233;f&#233;rendum de 2005, en adoptant les dispositions refus&#233;es par une autre proc&#233;dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui donne la vraie force op&#233;ratoire d'une d&#233;cision dans un pays d&#233;mocratique, c'est la l&#233;galit&#233; de la proc&#233;dure, pas une suppos&#233;e volont&#233; du peuple. Et comme la proc&#233;dure incorpore au d&#233;part un m&#233;canisme refl&#233;tant quelque chose de la volont&#233; des citoyens pris individuellement, lesdits citoyens ont le sentiment qu'ils sont pour quelque chose dans le r&#233;sultat, et qu'il est par l&#224; l&#233;gitime. Avec un autre avantage, qui est la flexibilit&#233; ; les gens en place peuvent avoir &#224; partir s'ils perdent les &#233;lections qui suivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, contrairement aux illusions des r&#233;volutionnaires de tout bord, dans le champ d&#233;mocratique il n'y a pas d'alternative cr&#233;dible &#224; ce m&#233;canisme de d&#233;gagement d'un r&#233;sultat qu'on pourra appeler d&#233;cision du peuple. La d&#233;mocratie directe est impraticable avec des millions de personnes, sauf par r&#233;f&#233;rendum, ce qui n'est possible que sur des questions pr&#233;cises, et ne donne pas une politique d'ensemble ou une &#233;quipe dirigeante. Quant aux comit&#233;s de citoyens, la pratique macronienne a montr&#233; qu'ils sont manipulables et n'ont pas beaucoup d'autorit&#233;. Reste la rue : l'&#233;meute, la r&#233;volution, mais chacun sait qu'elles sont le fait de minorit&#233;s nullement repr&#233;sentatives du peuple. M&#234;me quand apr&#232;s coup il ratifie les &#233;v&#232;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces consid&#233;rations &#233;clairent tristement la situation politique d&#233;sastreuse de la France &#224; ce jour. En fait, le peuple n'est certainement pas content, et dans leur majorit&#233; les gens rejettent le macronisme. On parle alors de d&#233;ni de d&#233;mocratie. Mais cela ne veut pas dire que ce peuple veut pr&#233;cis&#233;ment quelque chose d'autre. Au sens propre, il ne veut rien, en cela qu'il n'a pas une volont&#233; pr&#233;cise. Et concr&#232;tement, il r&#233;agira aux &#233;v&#233;nements, en fonction de ces &#233;v&#233;nements. La question est donc : qui proposera, &#224; un moment donn&#233;, ou plut&#244;t fera advenir, quelque chose qui se stabilisera et permettra de gouverner ; ce qui veut dire, en contexte d&#233;mocratique, qui recevra &#224; un moment ou un autre, une onction &#233;lectorale suffisante, souvent d'ailleurs a posteriori. Mais d'ici l&#224;, le m&#233;canisme est &#224; bout de souffle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le feuilleton du Brexit : quelques le&#231;ons politiques</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Le-feuilleton-du-Brexit-quelques-lecons-politiques.html</link>
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		<dc:date>2019-06-21T12:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Avenir de la d&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'invraisemblable feuilleton du Brexit a stup&#233;fi&#233; l'Europe : comment ces Anglais peuvent-ils d&#233;raper &#224; ce point ? Voil&#224; un Parlement, le plus ancien du monde, compos&#233; de gens plut&#244;t intelligents et pragmatiques, qui a tourn&#233; en rond comme une machine vide pendant des mois sans d&#233;gager une solution quelle qu'elle soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle le&#231;on en tirer ? Tout simplement un fait connu depuis longtemps : le vote ne donne pas par lui-m&#234;me de solution rationnelle, d&#232;s qu'il y a plus de deux possibilit&#233;s en pr&#233;sence. Sauf &#224; se mettre d'accord sur un bien commun, la d&#233;mocratie ne marche que quand elle est simpliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite...&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'invraisemblable feuilleton du Brexit a stup&#233;fi&#233; l'Europe : comment ces Anglais peuvent-ils d&#233;raper &#224; ce point ? Et on vous explique doctement pourquoi : c'est que sortir de l'Europe est d&#233;j&#224; en soi une folie en soi ; pas &#233;tonnant alors que ceux qui s'y essayent se plantent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voire. Revenons aux faits : pourquoi le Brexit a d&#233;rap&#233; ? D'abord, &#224; cause de l'affaire irlandaise, que ni Bruxelles ni Londres n'avaient vu venir. Affaire compliqu&#233;e en effet, mal trait&#233;e en l'esp&#232;ce, par les Europ&#233;ens trop align&#233;s sur Dublin, et &#233;videmment par les Britanniques qui ne l'ont pas vu venir. Mais on oublie que sans l'Irlande il y aurait eu un accord sur tout le reste, qui aurait sans doute &#233;t&#233; accept&#233; par le parlement britannique. Et m&#234;me avec l'Irlande : si Theresa May n'avait pas fait la sottise de dissoudre les Communes il y a deux ans, l'accord pass&#233; avec l'Europe aurait &#233;t&#233; vot&#233;. Donc si on met &#224; part ces donn&#233;es contingentes, le Brexit aurait pu parfaitement se faire. Moralit&#233; : pour un pays qui n'est pas dans la zone euro comme le Royaume-Uni,&lt;i&gt; sortir de l'Union est techniquement tout &#224; fait faisable&lt;/i&gt;. On peut dire que ce n'est pas souhaitable, mais pas que c'est impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus int&#233;ressant dans cette histoire n'est pas l&#224; : c'est le spectacle &#233;tonnant qu'a donn&#233; ensuite ce Parlement, le plus ancien du monde, compos&#233; de gens plut&#244;t intelligents et pragmatiques, mais qui a tourn&#233; en rond comme une machine vide pendant des mois sans d&#233;gager une solution quelle qu'elle soit. On les a en effet vus voter successivement sur une s&#233;rie de propositions diff&#233;rentes, mais pour les rejeter toutes : la sortie sans accord, l'accord de Mme May, un autre accord, pas de sortie etc. Comment est-ce possible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous rencontrons ici un probl&#232;me de fond sur la rationalit&#233; m&#234;me de ce qu'est un vote, lorsque les gens ne sont pas d'accord sur un choix comportant plusieurs options. Pas de probl&#232;me s'il n'y en a que deux ; la majorit&#233; l'emporte ; ce peut &#234;tre idiot, mais &#231;a marche. Mais s'il y a plus de deux options possibles, la science montre qu'il n'y a pas de solution rationnelle. Condorcet l'avait vu &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle. Prenons pour simplifier trois personnes qui ont &#224; choisir entre a, b et c. Si l'ordre des pr&#233;f&#233;rences est a b c pour l'une, b c a pour la seconde et c a b pour la troisi&#232;me, il n'y a pas de r&#233;ponse rationnelle. Si par exemple, comme aux Communes, on fait voter sur &#8216;a', deux votent contre et un pour, et donc &#8216;a' est rejet&#233; ; de m&#234;me pour les autres. Bien s&#251;r, dans la r&#233;alit&#233; on &#233;vite en g&#233;n&#233;ral le blocage, soit parce que les votants se regroupent en deux camps, soit parce que la proc&#233;dure ou le hasard du d&#233;roulement permet arbitrairement de privil&#233;gier un des choix. Et bien s&#251;r si on ne choisit pas, il y a toujours une sortie, impos&#233;e par les faits. En l'esp&#232;ce, c'est ce qui pourra se passer fin octobre, si aucune autre solution n'&#233;merge : il y aura Brexit puisqu'il est notifi&#233;, mais sans accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la le&#231;on est claire : &lt;i&gt;le vote ne donne pas par lui-m&#234;me de solution rationnelle, d&#232;s qu'il y a plus de deux possibilit&#233;s divergentes en pr&#233;sence&lt;/i&gt;. Le pluralisme absolu ne marche pas. D&#232;s lors soit on polarise les opinions en deux camps ; &#231;a marche, mais au prix d'une grande simplification, &#233;ventuellement manipulatrice, et souvent de compromis qui trahissent les &#233;lecteurs. C'est ce qu'on fait en g&#233;n&#233;ral dans les d&#233;mocraties. Soit on est vertueux, et on cherche ensemble la v&#233;rit&#233; et le bien commun, mais cela suppose un certain accord sur cette recherche. Mais dans une soci&#233;t&#233; relativiste comme la n&#244;tre, tr&#232;s &#233;motionnelle, cela ne marche normalement pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend donc les attraits de la dialectique des deux camps : Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont d'ailleurs d'accord l&#224;-dessus. Mais cela ne dure que si on arrive &#224; canaliser sur la dur&#233;e les lecteurs sur ces deux camps, ou &#224; d&#233;gager en permanence des compromis. Pas &#233;tonnant d&#232;s lors que la base ne soit pas tr&#232;s satisfaite, et qu'elle remette en cause le syst&#232;me &#224; l'occasion, ou reste sceptique. Sauf &#224; se mettre d'accord sur un bien commun, la d&#233;mocratie ne marche que quand elle est simpliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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