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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Le feuilleton du Brexit : quelques le&#231;ons politiques</title>
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		<dc:date>2019-06-21T12:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Avenir de la d&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'invraisemblable feuilleton du Brexit a stup&#233;fi&#233; l'Europe : comment ces Anglais peuvent-ils d&#233;raper &#224; ce point ? Voil&#224; un Parlement, le plus ancien du monde, compos&#233; de gens plut&#244;t intelligents et pragmatiques, qui a tourn&#233; en rond comme une machine vide pendant des mois sans d&#233;gager une solution quelle qu'elle soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle le&#231;on en tirer ? Tout simplement un fait connu depuis longtemps : le vote ne donne pas par lui-m&#234;me de solution rationnelle, d&#232;s qu'il y a plus de deux possibilit&#233;s en pr&#233;sence. Sauf &#224; se mettre d'accord sur un bien commun, la d&#233;mocratie ne marche que quand elle est simpliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite...&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'invraisemblable feuilleton du Brexit a stup&#233;fi&#233; l'Europe : comment ces Anglais peuvent-ils d&#233;raper &#224; ce point ? Et on vous explique doctement pourquoi : c'est que sortir de l'Europe est d&#233;j&#224; en soi une folie en soi ; pas &#233;tonnant alors que ceux qui s'y essayent se plantent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voire. Revenons aux faits : pourquoi le Brexit a d&#233;rap&#233; ? D'abord, &#224; cause de l'affaire irlandaise, que ni Bruxelles ni Londres n'avaient vu venir. Affaire compliqu&#233;e en effet, mal trait&#233;e en l'esp&#232;ce, par les Europ&#233;ens trop align&#233;s sur Dublin, et &#233;videmment par les Britanniques qui ne l'ont pas vu venir. Mais on oublie que sans l'Irlande il y aurait eu un accord sur tout le reste, qui aurait sans doute &#233;t&#233; accept&#233; par le parlement britannique. Et m&#234;me avec l'Irlande : si Theresa May n'avait pas fait la sottise de dissoudre les Communes il y a deux ans, l'accord pass&#233; avec l'Europe aurait &#233;t&#233; vot&#233;. Donc si on met &#224; part ces donn&#233;es contingentes, le Brexit aurait pu parfaitement se faire. Moralit&#233; : pour un pays qui n'est pas dans la zone euro comme le Royaume-Uni,&lt;i&gt; sortir de l'Union est techniquement tout &#224; fait faisable&lt;/i&gt;. On peut dire que ce n'est pas souhaitable, mais pas que c'est impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus int&#233;ressant dans cette histoire n'est pas l&#224; : c'est le spectacle &#233;tonnant qu'a donn&#233; ensuite ce Parlement, le plus ancien du monde, compos&#233; de gens plut&#244;t intelligents et pragmatiques, mais qui a tourn&#233; en rond comme une machine vide pendant des mois sans d&#233;gager une solution quelle qu'elle soit. On les a en effet vus voter successivement sur une s&#233;rie de propositions diff&#233;rentes, mais pour les rejeter toutes : la sortie sans accord, l'accord de Mme May, un autre accord, pas de sortie etc. Comment est-ce possible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous rencontrons ici un probl&#232;me de fond sur la rationalit&#233; m&#234;me de ce qu'est un vote, lorsque les gens ne sont pas d'accord sur un choix comportant plusieurs options. Pas de probl&#232;me s'il n'y en a que deux ; la majorit&#233; l'emporte ; ce peut &#234;tre idiot, mais &#231;a marche. Mais s'il y a plus de deux options possibles, la science montre qu'il n'y a pas de solution rationnelle. Condorcet l'avait vu &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle. Prenons pour simplifier trois personnes qui ont &#224; choisir entre a, b et c. Si l'ordre des pr&#233;f&#233;rences est a b c pour l'une, b c a pour la seconde et c a b pour la troisi&#232;me, il n'y a pas de r&#233;ponse rationnelle. Si par exemple, comme aux Communes, on fait voter sur &#8216;a', deux votent contre et un pour, et donc &#8216;a' est rejet&#233; ; de m&#234;me pour les autres. Bien s&#251;r, dans la r&#233;alit&#233; on &#233;vite en g&#233;n&#233;ral le blocage, soit parce que les votants se regroupent en deux camps, soit parce que la proc&#233;dure ou le hasard du d&#233;roulement permet arbitrairement de privil&#233;gier un des choix. Et bien s&#251;r si on ne choisit pas, il y a toujours une sortie, impos&#233;e par les faits. En l'esp&#232;ce, c'est ce qui pourra se passer fin octobre, si aucune autre solution n'&#233;merge : il y aura Brexit puisqu'il est notifi&#233;, mais sans accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la le&#231;on est claire : &lt;i&gt;le vote ne donne pas par lui-m&#234;me de solution rationnelle, d&#232;s qu'il y a plus de deux possibilit&#233;s divergentes en pr&#233;sence&lt;/i&gt;. Le pluralisme absolu ne marche pas. D&#232;s lors soit on polarise les opinions en deux camps ; &#231;a marche, mais au prix d'une grande simplification, &#233;ventuellement manipulatrice, et souvent de compromis qui trahissent les &#233;lecteurs. C'est ce qu'on fait en g&#233;n&#233;ral dans les d&#233;mocraties. Soit on est vertueux, et on cherche ensemble la v&#233;rit&#233; et le bien commun, mais cela suppose un certain accord sur cette recherche. Mais dans une soci&#233;t&#233; relativiste comme la n&#244;tre, tr&#232;s &#233;motionnelle, cela ne marche normalement pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend donc les attraits de la dialectique des deux camps : Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont d'ailleurs d'accord l&#224;-dessus. Mais cela ne dure que si on arrive &#224; canaliser sur la dur&#233;e les lecteurs sur ces deux camps, ou &#224; d&#233;gager en permanence des compromis. Pas &#233;tonnant d&#232;s lors que la base ne soit pas tr&#232;s satisfaite, et qu'elle remette en cause le syst&#232;me &#224; l'occasion, ou reste sceptique. Sauf &#224; se mettre d'accord sur un bien commun, la d&#233;mocratie ne marche que quand elle est simpliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brexit : le&#231;ons provisoires</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Brexit-lecons-provisoires.html</link>
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		<dc:date>2018-11-30T15:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le feuilleton Brexit est loin d'&#234;tre termin&#233; ; au Royaume dit Uni, il tourne m&#234;me au psychodrame. Mais d&#232;s maintenant, quelques le&#231;ons peuvent cependant &#234;tre tir&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut par exemple &#234;tre tent&#233; de conclure qu'une sortie de l'Union europ&#233;enne s'av&#232;re irr&#233;alisable, ou proche du tour de force. Mais la r&#233;ponse me para&#238;t &#234;tre que non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut penser aussi que l'Europe sort gagnante de la n&#233;gociation. Mais il y a aussi des victoires &#224; la Pyrrhus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Brexit-+.html" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le feuilleton Brexit est loin d'&#234;tre termin&#233; ; au Royaume dit Uni il tourne au psychodrame. Mais d&#232;s maintenant, quelques le&#231;ons peuvent cependant &#234;tre tir&#233;es. On peut d&#233;j&#224; &#234;tre tent&#233; de conclure qu'une sortie de l'Union europ&#233;enne s'av&#232;re irr&#233;alisable, ou proche du tour de force. La r&#233;ponse me para&#238;t &#234;tre que non. Mais c'est s&#251;rement difficile, et il faut s'y prendre avec soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Britanniques avaient un atout majeur : ils n'&#233;taient pas dans la zone euro. Pas besoin de changement de monnaie. Et finalement leur n&#233;gociation avec l'Union europ&#233;enne a pu se d&#233;rouler presque sans encombre sur la plupart des points - sauf un, l'Irlande. Des probl&#232;mes apparemment intraitables comme le statut des personnes ou le sort du secteur financier ont fait l'objet de pistes d'accords. Des compromis certes, mais acceptables pour les deux parties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le psychodrame a une seule cause, l'Irlande - dont l'enjeu est faible en regard des rapports futurs entre la Grande Bretagne et l'Europe &#224; 27. Mais la sortie implique une fronti&#232;re entre le Royaume et les 27. Les Europ&#233;ens l'excluaient entre les deux Irlande ; les Britanniques l'excluaient &#224; l'int&#233;rieur du Royaume-Uni. Deux positions inconciliables. L'accord obtenu est peu favorable pour les Britanniques, puisqu'ils se mettent &#224; la merci des 27 pour la sortie de la transition. Mme May a mal man&#339;uvr&#233;, et s'est fait pi&#233;ger en acceptant ce qu'on a appel&#233; le backstop ; elle aurait d&#251; rester plus ferme sur l'unit&#233; du Royaume Uni et la possibilit&#233; d'une fronti&#232;re entre les deux Irlande. M&#234;me s'il n'est pas s&#251;r qu'elle aurait pu &#233;viter le probl&#232;me par la suite, et qu'il se peut qu'aucun autre accord n'&#233;tait possible. Mais quoiqu'il en soit, une chose est claire : cette affaire irlandaise est tr&#232;s particuli&#232;re et n'a pas son &#233;quivalent ailleurs. Elle ne permet donc pas de conclure &#224; la difficult&#233; d'une sortie honorable de l'Union europ&#233;enne. La conclusion sur ce plan me para&#238;t au contraire claire : pour un pays hors zone euro, et hors un tel caillou dans la chaussure, la sortie est faisable. M&#234;me si elle est difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Economiquement on voit beaucoup de propagande pour montrer les risques du Brexit. Du Brexit dur, sans accord, qu'on nous d&#233;crit comme un effondrement. Mais aussi d'un Brexit avec l'accord qui a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;. Or dans ce dernier cas la baisse du PNB anticip&#233;e est de quelques pourcents de PNB sur 15 ans, ce qui est dans la marge d'erreur du calcul. Et pr&#233;visible, puisqu'un tel changement suppose un effort d'adaptation qui a forc&#233;ment un co&#251;t. Politiquement d'ailleurs, si certains des Brexiters ont fait miroiter des perspectives &#233;conomiques mirifiques, le vote Brexit ne s'est pas fait sur cette base. Les d&#233;terminants &#233;taient la souverainet&#233; nationale et l'immigration. Ils subsistent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me grande question que cette affaire soul&#232;ve est celle de l'Europe elle-m&#234;me. Dans la n&#233;gociation les 27 sont rest&#233;s pour l'essentiel unis ; on dit que cela prouve la force de l'Europe. Non : outre l'habilit&#233; et la t&#233;nacit&#233; de Barnier (ind&#233;niables), et le fait que les 27 &#233;taient largement dans le m&#234;me camp dans une telle n&#233;gociation, cela confirme surtout l'emprise des trait&#233;s. La position des 27 a r&#233;sult&#233; d'une conformit&#233; stricte &#224; leur logique. C'est ce qui a conduit &#224; balayer tous les espoirs de r&#233;gime pr&#233;f&#233;rentiel d&#233;sir&#233; par Mme May. L'Europe de Bruxelles est comme chacun sait une construction formelle tr&#232;s rigide. En cas de consensus on peut se permettre des entorses. Mais dans le doute il y a une position de repli : la logique implacable des textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit tout n'est pas si rose. Notamment, il aurait &#233;t&#233; plus sage d'&#234;tre plus souple sur l'affaire irlandaise. La rigidit&#233; des principes a permis &#224; Barnier de gagner dans sa n&#233;gociation. Ce qui serait bel et bon si cette victoire n'apparaissait pas avec le recul comme trop favorable. Car si le r&#233;sultat est un Brexit sans accord, ce ne sera pas un succ&#232;s pour l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, pour le futur de l'Europe &#224; 27, le bilan pr&#233;visible est somme toute peu exaltant. Apr&#232;s tout c'est cette rigidit&#233; qui a &#233;t&#233; la cause du Brexit : une ambition f&#233;d&#233;raliste se traduisant &#224; chaque &#233;tape par un corset juridique passant par-dessus la t&#234;te des peuples. En rajouter une couche comme le d&#233;sire M. Macron est &#233;videmment l'erreur par excellence. Mais laisser le syst&#232;me en l'&#233;tat aussi. La le&#231;on du Brexit, c'est d'abord le besoin d'ouvrir les fen&#234;tres et de desserrer le corset. Au risque sinon d'appara&#238;tre comme la prison des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Publi&#233; sur le site de l'Incorrect&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lincorrect.org/brexit-lecons-provisoires/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://lincorrect.org/brexit-lecon...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brexit : un d&#233;fi majeur pour l'Europe de la finance </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Brexit-un-defi-majeur-pour-l-Europe-de-la-finance.html</link>
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		<dc:date>2017-01-25T13:11:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le Royaume-Uni a fait le choix d'un Brexit &#171; dur &#187;. Dont acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; imaginer l'Europe de la finance pour demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Finance-12-.html" rel="directory"&gt;Finance et monnaie &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Brexit-+.html" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-165355-brexit-un-defi-majeur-pour-leurope-de-la-finance-2059698.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.lesechos.fr/idees-debats...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le coup de semonce salutaire du Brexit</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Le-coup-de-semonce-salutaire-du-Brexit.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Le-coup-de-semonce-salutaire-du-Brexit.html</guid>
		<dc:date>2016-06-28T16:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Brexit-+.html" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brexit : c'est tout le syst&#232;me europ&#233;en qu'il faut ren&#233;gocier</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Brexit-c-est-tout-le-systeme-europeen-qu-il-faut-renegocier.html</link>
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		<dc:date>2016-02-21T17:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce qui est extraordinaire dans la n&#233;gociation qui vient de se conclure &#224; Bruxelles pour pr&#233;venir le Brexit (la sortie du Royaume-Uni de l'Union europ&#233;enne), c'est que tout cela a &#233;t&#233; construit comme une exception purement britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il est notoire que de nombreux autres pays ne souhaitent pas une union toujours plus &#233;troite, ne participent pas &#224; Schengen ou &#224; la zone euro, et que les opinions publiques, m&#234;me dans les pays les plus engag&#233;s, sont pour le moins divis&#233;es sur cette perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi donc limiter l'exception aux Britanniques et imposer aux 27 autres pays une m&#233;canique folle sans marche arri&#232;re ? C'est tout le syst&#232;me qu'il faut revoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Europe-.html" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Union-europeenne-+.html" rel="tag"&gt;Union europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Brexit-+.html" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On peut gloser ind&#233;finiment sur la n&#233;gociation qui vient de se conclure &#224; Bruxelles pour pr&#233;venir le &#8216;Brexit', la sortie du Royaume Uni de l'Union europ&#233;enne. Suffira-t-elle pour qu'au r&#233;f&#233;rendum les Britanniques votent pour rester dans l'Union ? Ce qui est s&#251;r en tout cas est que, s'ils restent , il sera d&#233;finitivement act&#233; qu'ils y ont une place &#224; part. En effet ils &#233;chapperont &#224; l'imp&#233;ratif d'union toujours plus &#233;troite pourtant mentionn&#233;e dans les trait&#233;s ; ils seront d&#233;finitivement en dehors de Schengen et de la zone euro ; enfin ils ont obtenu des am&#233;nagements sur le statut des migrants d'origine europ&#233;enne, et une certaine capacit&#233; &#224; r&#233;sister &#224; des mesures prises par la zone euro qui nuiraient de mani&#232;re significative &#224; leurs int&#233;r&#234;ts et notamment &#224; la place de Londres. Ils auraient sans doute pr&#233;f&#233;r&#233; obtenir plus, mais il est douteux qu'ils l'auraient emport&#233;. On verra ce qu'en pensent les &#233;lecteurs britanniques, exc&#233;d&#233;s (comme les autres &#233;lectorats) par les d&#233;rives europ&#233;ennes : toujours plus de transferts de souverainet&#233;, toujours moins de r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui est extraordinaire, c'est que tout cela a &#233;t&#233; construit comme une exception purement britannique. Or il est notoire que de nombreux autres pays ne souhaitent pas une union toujours plus &#233;troite, et qu'ils sont d'ailleurs nombreux &#224; ne pas participer &#224; Schengen, &#224; la zone euro, ou &#224; d'autres politiques communes d'inspiration clairement f&#233;d&#233;raliste. Pourquoi ne b&#233;n&#233;ficieraient-ils pas des exceptions conc&#233;d&#233;es aux Britanniques ? En outre, dans les pays du noyau dur, et notamment de l'Eurozone, une partie appr&#233;ciable de l'opinion n'approuve pas l'orientation f&#233;d&#233;raliste dominante, et plusieurs des politiques qui s'en d&#233;duisent. S'ils devenaient majoritaires, le m&#234;me raisonnement devrait donc s'appliquer. Ou doit-on consid&#233;rer qu'ils sont eux pieds et poings li&#233;s jusqu'&#224; la fin des temps, avec pour seule alternative la sortie pure et simple ? Devraient-ils entamer un chantage comme les Britanniques ? Dit autrement, faut-il absolument que l'Europe (hors Britanniques) soit une carte forc&#233;e, obligatoire pour tous (sauf &#224; sortir compl&#233;tement), avec pour perspective des dispositions toujours plus communes, toujours plus f&#233;d&#233;rales ? Ce serait d'autant plus choquant que ce faisant on aurait verrouill&#233; pour l'avenir toute expression claire de volont&#233; populaire, d&#233;mocratique, au niveau national, simplement parce qu'un jour le pays concern&#233; est entr&#233; dans la m&#233;canique europ&#233;enne (sans consultation populaire en g&#233;n&#233;ral).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela alors m&#234;me que le processus de d&#233;cision europ&#233;en lui n'est pas vraiment d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On objectera ici que le Conseil europ&#233;en rassemble des dirigeants, &#233;lus, et que le Parlement europ&#233;en est directement &#233;lu. Mais le fait est qu'aucun n'est &#233;lu pour d&#233;cider sur les mati&#232;res qu'il traite &#224; Bruxelles. Tous deux sont en effet &#233;lus sur base nationale, en fonction de probl&#233;matiques nationales. Les membres du Conseil ne repr&#233;sentent d'abord que leur pays. Les membres du Parlement ensuite sont &#233;lus sur leur appartenance partisane nationale, sans qu'un quelconque programme, connu des &#233;lecteurs et appr&#233;ci&#233; comme tel, pr&#233;cise ce qu'ils feront en Europe. En outre en pratique ils sont en g&#233;n&#233;ral &#233;lus au scrutin de liste, ces listes &#233;tant &#233;tablies par leurs partis nationaux, et la nature m&#234;me de leur fonction fait que ceux qui sont actifs au Parlement europ&#233;en repr&#233;sentent dans ces partis la fraction de loin la plus europ&#233;iste. Pour toutes ces raisons, ils ne sauraient donc repr&#233;senter une quelconque volont&#233; populaire europ&#233;enne et ne constituent donc pas une caution d&#233;mocratique. Tout au plus permettent-ils une forme de d&#233;bat conduit par certains citoyens europ&#233;ens engag&#233;s, &#224; propos des projets de textes europ&#233;ens. Et tout cela est d'ailleurs logique, puisqu'il n'y a pas de peuple europ&#233;en, de nation europ&#233;enne, de solidarit&#233; europ&#233;enne. Et comme il n'y a pas de peuple europ&#233;en il ne peut y avoir de d&#233;mocratie europ&#233;enne, avec des &#233;lus clairement mandat&#233;s pour gouverner une entit&#233; politique europ&#233;enne f&#233;d&#233;rale. Et donc il n'y a pas de l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique &#224; obliger un pays &#224; participer &#224; des m&#233;canismes communs (type Euro ou Schengen). Sauf &#233;videmment pour ce qui constitue le noyau de d&#233;part, la raison d'&#234;tre de l'Union : le march&#233; commun. Et encore il faudrait en pr&#233;ciser la port&#233;e : il est anormal qu'au nom de ce march&#233; l'Europe r&#233;glemente l'essentiel de la vie &#233;conomique dans l'Union. Dit autrement, tant qu'un grand saut f&#233;d&#233;ral n'aura pas &#233;t&#233; propos&#233; et adopt&#233; explicitement, au niveau populaire, cr&#233;ant ce faisant clairement et honn&#234;tement une entit&#233; politique nouvelle, et qu'elle fonctionne (autant dire jamais &#224; vue humaine), il est ill&#233;gitime que l'Europe impose &#224; ses Etats membres des politiques nouvelles sans leur laisser l'option de ne pas y participer, ou m&#234;me d'en sortir une fois entr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors la n&#233;gociation qui vient d'avoir lieu &#224; propos du Brexit devrait &#234;tre &#233;tendue &#224; toutes les situations similaires. Les aspirations de type f&#233;d&#233;raliste doivent &#234;tre limit&#233;es aux pays candidats, sur le mod&#232;le des coop&#233;rations renforc&#233;es : une base volontaire, avec un droit de sortie. Seul un grand bond en avant f&#233;d&#233;raliste pourrait justifier la suppression de la marche arri&#232;re. Je le d&#233;conseille vivement, car il serait fou d'ignorer les r&#233;alit&#233;s &#224; ce point. Mais ce serait au moins coh&#233;rent. A d&#233;faut, cessons de faire de l'Europe la prison des peuples.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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