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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>La raison d'&#234;tre des entreprises </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/La-raison-d-etre-des-entreprises.html</link>
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		<dc:date>2018-12-07T14:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>L'entreprise et ses propri&#233;taires</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprise</dc:subject>
		<dc:subject>Raison d'&#234;tre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tribune dans le Monde que j'ai co-sign&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les entreprises doivent sortir gagnantes de l'incitation du l&#233;gislateur &#224; retrouver leur raison d'&#234;tre &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
La financiarisation de l'entreprise, qui assigne comme seul objectif &#224; sa gestion la maximisation du r&#233;sultat pour l'actionnaire, est &#224; l'origine d'une perte globale de sens du travail, rappelle le Comit&#233; Pro Persona dans une tribune au &#171; Monde &#187;. La loi Pacte permettra de remettre l'humain au c&#339;ur du projet entrepreneurial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Economie-generale-a-.html" rel="directory"&gt;Economie g&#233;n&#233;rale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-L-entreprise-et-ses-proprietaires-203-+.html" rel="tag"&gt;L'entreprise et ses propri&#233;taires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Entreprise-+.html" rel="tag"&gt;Entreprise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Raison-d-etre-+.html" rel="tag"&gt;Raison d'&#234;tre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/06/les-entreprises-doivent-sortir-gagnantes-de-l-incitation-du-legislateur-a-retrouver-leur-raison-d-etre_5393754_3232.html?fbclid=IwAR1ErpZhPqIZuAstn98cOrSihS8OKQt8VWMQv7jitjaL1RvAq7tG7nM3mSc&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/idees/articl...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tribune&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but octobre, le projet de loi Pacte (projet de loi relatif &#224; la croissance et la transformation des entreprises), qui comprend un volet relatif &#224; l'objet social de l'entreprise, a &#233;t&#233; approuv&#233; en premi&#232;re lecture &#224; l'Assembl&#233;e nationale, avant son passage au S&#233;nat en janvier 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce th&#232;me, venu au grand jour il y a quelques mois &#224; l'occasion de la publication du rapport Notat-S&#233;nard (&#171; L'entreprise, objet d'int&#233;r&#234;t collectif &#187;, voir lien PDF), d&#233;passe largement le seul d&#233;bat l&#233;gislatif. Il s'enracine dans une r&#233;flexion de fond, qui pose la question de la finalit&#233; de l'entreprise, et qui y r&#233;pond autrement que par des consid&#233;rations seulement financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pays comme la France, toute modification du code civil est un &#233;v&#233;nement. Le projet de loi Pacte, qui comprend, parmi ses cent quarante articles, la modification des articles 1833 et 1835 du code civil portant sur l'objet social de l'entreprise et sur ses statuts, n'&#233;chappera pas &#224; la r&#232;gle. Mais pour que cet &#233;v&#233;nement fasse vraiment date, deux &#233;cueils doivent &#224; notre sens &#234;tre &#233;vit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#233;cueil est celui de la judiciarisation. De quoi s'agit-il ? En ajoutant un alin&#233;a &#224; l'article 1833, qui pr&#233;voit dor&#233;navant que la gestion d'une entreprise se fait en prenant en consid&#233;ration &#171; les enjeux sociaux et environnementaux de son activit&#233; &#187;, le risque existe de transformer la responsabilit&#233; sociale de l'entreprise (RSE) en arme juridique qui pourra &#234;tre brandie contre tous les dirigeants d'entreprise qui seront accus&#233;s de ne pas en faire assez sur ce terrain. Comment d&#233;terminer qui en fait assez ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inqui&#233;tude des chefs d'entreprise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; leur inqui&#233;tude face &#224; cette r&#233;&#233;criture du code civil, d'autant plus l&#233;gitime que la formulation adopt&#233;e est tr&#232;s large compte tenu de la nature m&#234;me de la RSE. D&#232;s lors, l'effet obtenu par cette modification l&#233;gislative sur les dirigeants pourrait simplement &#234;tre de les inciter &#224; se pr&#233;munir contre les risques judiciaires de non-respect de ces exigences. S'ouvrirait alors l'&#232;re de la RSE &#224; coups de menaces de proc&#232;s&#8230; Ce qui, on en conviendra, ne tire personne vers le haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me danger est celui du &#171; vernis communicationnel &#187;, si l'on nous passe l'expression. L'article 1835 du code civil est en effet appel&#233; &#224; &#234;tre modifi&#233; par l'ajout de la possibilit&#233;, pour les statuts de la soci&#233;t&#233;, de pr&#233;ciser &#171; la raison d'&#234;tre dont elle souhaite se doter dans la r&#233;alisation de son activit&#233; &#187;. L'&#233;cueil est ici clairement rep&#233;rable, et d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre : il revient &#224; r&#233;duire la RSE &#224; des &#233;l&#233;ments de langage pour la communication interne et externe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas, l'effet de la modification l&#233;gislative sera simplement de faire entrer dans les statuts de la soci&#233;t&#233; des phrases jusque-l&#224; r&#233;serv&#233;es aux supports publicitaires. D&#233;buterait alors une autre &#232;re pour la RSE, celle de la phras&#233;ologie communicationnelle, mais d&#233;sormais &#224; valeur juridique&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment conjurer ces deux risques ? La voie &#224; suivre n'est ni l'impasse d'une RSE des proc&#232;s et des juridictions, ni celle d'une RSE de la communication. C'est la voie, plus r&#233;aliste, de la recherche en commun du sens concret de l'entreprise concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une communaut&#233; de talents et de moyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises doivent sortir gagnantes de l'incitation du l&#233;gislateur &#224; retrouver leur raison d'&#234;tre, et donc l'intelligence du travail qui s'y d&#233;ploie. Que la financiarisation de l'entreprise, qui assigne comme seul objectif &#224; la gestion de celle-ci la maximisation du r&#233;sultat pour l'actionnaire, soit &#224; l'origine d'une perte globale de sens du travail, ne fait myst&#232;re pour personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce que l'activit&#233; de l'entreprise produit des b&#233;n&#233;fices que ces derniers suffisent &#224; fournir le sens du travail qui s'y r&#233;alise : la finalit&#233; d'une entreprise de services informatiques n'est pas de d&#233;gager du profit, mais d'assurer une offre de services informatiques, contribuant ainsi au bien de la soci&#233;t&#233;. Et donc au bien commun, qui est la finalit&#233; des finalit&#233;s. Ce qui ne veut pas du tout dire qu'il ne soit pas important et m&#234;me indispensable, pour elle, de d&#233;gager du profit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de raison d'&#234;tre est ainsi ce qui permettrait au sens de rena&#238;tre dans un univers entrepreneurial o&#249; il est en voie de disparation. Il n'est pas si courant que nous ayons la possibilit&#233; de r&#233;pondre &#224; ce type de question. Une entreprise, c'est une communaut&#233; humaine rassemblant des talents et des moyens pour offrir un produit ou un service de qualit&#233; &#224; la soci&#233;t&#233;, et contribuer par l&#224; au d&#233;veloppement des personnes humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc essentiel que les parties prenantes ainsi concern&#233;es d&#233;gagent le mieux possible sous la responsabilit&#233; des structures de d&#233;cision de l'entreprise quel est ce service, dans quelles conditions elles auront &#224; c&#339;ur de l'assurer, et quels engagements permanents elles prennent &#224; cet &#233;gard envers elles-m&#234;mes et envers la soci&#233;t&#233;. Entreprises, ne laissez pas passer cette occasion historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Signataire : Comit&#233; Pro Persona, &#171; Pour une finance au service de l'&#233;conomie et une &#233;conomie au service de la personne humaine &#187;&lt;/i&gt; (Cyril Brun, consultant en ressources humaines, Sylvain Chareton, directeur de l'Universit&#233; catholique de l'Ouest de Laval, Don Pascal-Andr&#233; Dumont, &#233;conome g&#233;n&#233;ral de la Communaut&#233; Saint-Martin, Don Jean-R&#233;mi Lanav&#232;re, directeur adjoint de l'Ecole sup&#233;rieur de philosophie et de th&#233;ologie de la Communaut&#233; Saint-Martin, Pierre de Lauzun, ancien d&#233;l&#233;gu&#233; de l'Association fran&#231;aise des march&#233;s financiers).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Collectif&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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