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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Petite analyse critique de l'Union bancaire europ&#233;enne</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Petite-analyse-critique-de-l-Union-bancaire-europeenne.html</link>
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		<dc:date>2018-07-16T13:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Union bancaire europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;On reparle beaucoup de l'Union bancaire, et une fois de plus la propension europ&#233;iste &#224; l'utopie se fait jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un retour document&#233; &#224; ce que signifie l'Union bancaire s'impose donc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouvera ci-apr&#232;s la r&#233;f&#233;rence &#224; un article que je viens de publier sur le sujet dans une revue am&#233;ricaine (et donc en anglais, sorry !).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Europe-.html" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Union-bancaire-europeenne-+.html" rel="tag"&gt;Union bancaire europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On reparle beaucoup de l'Union bancaire, et une fois de plus la propension europ&#233;iste &#224; l'utopie se fait jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un retour document&#233; &#224; ce que signifie l'Union bancaire s'impose donc.&lt;br class='autobr' /&gt;
On trouvera ci-apr&#232;s la r&#233;f&#233;rence &#224; un article que je viens de publier sur le sujet dans une revue am&#233;ricaine (et donc en anglais, sorry !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici la r&#233;f&#233;rence :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://americanaffairsjournal.org/2018/07/the-european-banking-union-intentions-and-reality&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://americanaffairsjournal.org/...&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la conclusion vous en donne un avant go&#251;t :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The banking union is eerily reminiscent of the usual process of European integration : as soon as a problem arises, no matter what the question is, the answer always is the same&#8212;more European integration. As with any secularized faith, no return is considered possible. Every part of the acquis communautaire, every past decision in the direction of more integration is permanent, and calling it into question would be considered a serious moral fault. The European faith is based on the conviction that history has a meaning, a single meaning of greater human unity, and that we know it : it is both a necessity and a duty. Even when a mistake has been committed, the answer is always the same : increase the doses. Indeed, crises are needed to accelerate integration, because normally governments, parliaments, and public opinion resist the further reduction of national sovereignty. Another feature of that complex process is that it always remains partial, lacking coherence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Before the banking union, Europe had a common currency but no common budget and no common management of the financial system. That will remain the case : after the banking union, there will still be major differences between the various national banking systems. Once again, European leaders are attempting to use complex but apolitical and thus &#8220;uncontroversial&#8221; methods to drive further integration. Once again, their methods will partially resolve some problems. But the banking union, as with other reforms, will leave in place the fundamental political disjunction at the heart of the European project.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>L'utopie europ&#233;iste, nouvel &#233;pisode : l'Union bancaire</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/L-utopie-europeiste-nouvel-episode-l-Union-bancaire.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/L-utopie-europeiste-nouvel-episode-l-Union-bancaire.html</guid>
		<dc:date>2012-06-09T16:56:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Union bancaire europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;a derni&#232;re id&#233;e &#224; la mode &#224; Bruxelles : l'union bancaire. Un nouvel avatar de cette course en avant, que devient de plus en plus la construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est urgent de revenir aux r&#233;alit&#233;s de base, et aux responsabilit&#233;s premi&#232;res, qui en la mati&#232;re sont nationales. Ce qui n'exclut pas la solidarit&#233; entre Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Europe-.html" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Union-bancaire-europeenne-+.html" rel="tag"&gt;Union bancaire europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le dernier arrivage bruxellois : l'Union bancaire. On dit que la voie que suit l'Europe est opaque : pas du tout. D&#232;s qu'un probl&#232;me se pose, la r&#233;ponse est toujours la m&#234;me : plus d'int&#233;gration europ&#233;enne. Peu importe la question, on conna&#238;t la r&#233;ponse d'avance. Ce qui est en revanche exclus, c'est la marche arri&#232;re. Tout acquis communautaire est pour l'&#233;ternit&#233; et le remettre en cause est une faute morale grave. Car l'Europe de Bruxelles, comme toutes les id&#233;ologies progressistes, repose sur la conviction que l'histoire a un sens et un seul, et qu'on le conna&#238;t. Comme pour le communisme autrefois c'est &#224; la fois une n&#233;cessit&#233; et un devoir. M&#234;me quand une &#233;norme bourde a &#233;t&#233; commise, comme la zone euro, la r&#233;ponse est toujours la m&#234;me : augmentez les doses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission Barroso va donc lancer ce b&#233;b&#233; de l'Union bancaire, en principe au sommet des 28 et 29 juin 2012. De quoi s'agit-il ? D&#233;cider que les banques seront supervis&#233;es au niveau europ&#233;en, avec un m&#233;canisme europ&#233;en de r&#233;solution des crises, des d&#233;p&#244;ts garantis de m&#234;me, et un fonds europ&#233;en contribuant &#224; leur sauvetage en cas de besoin. En fait de faire passer tout ce qui regarde l'activit&#233; bancaire au niveau europ&#233;en . Notons cependant que dans la pratique ce serait pour l'essentiel pour la zone euro, car il est d&#233;j&#224; exclu que les Britanniques et sans doute les Scandinaves s'y joignent. D'ailleurs la seule motivation r&#233;elle est une r&#233;ponse &#224; la crise de la zone euro.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle crise veut-on r&#233;gler ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif affich&#233; est de r&#233;duire ou faire dispara&#238;tre la d&#233;pendance mutuelle des banques et des Etats dans cette zone, qui peut aboutir en cas de crise soit &#224; une contagion dangereuse, soit &#224; cumuler les deux probl&#232;mes. Qu'entend-on par d&#233;pendance mutuelle ? Ce peut &#234;tre, pour les banques, parce qu'elles sont sensibles &#224; la sant&#233; &#233;conomique de leur pays et donc de leur Etat, ou parce qu'elles ont du papier de leur Etat en trop grande abondance. C'est effectivement fr&#233;quent en zone euro. Mais dans ce cas la cause est macro&#233;conomique ou politique et une union bancaire europ&#233;enne n'y change rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233; donc on vise autre chose. On vise une situation &#224; l'irlandaise ou l'espagnole o&#249; les banques d'un pays sont en mauvais &#233;tat et o&#249; leur Etat n'est pas capable de les sauver sans se couler lui-m&#234;me. Dans ces deux cas, cela a fait suite &#224; une bulle immobili&#232;re, une sp&#233;culation collective d&#233;mentielle qui a gonfl&#233; les bilans des banques de cr&#233;ances assises sur la valeur de cet immobilier, ce qui devient d&#233;vastateur pour elles lorsque les prix baissent. Mais comme on le voit par ces exemples, si c'est le motif pour avoir une r&#233;gulation europ&#233;enne, cela implique de l'&#233;tendre &#224; toutes les banques, qui peuvent finir par &#234;tre d'importance nationale, soit seules, soit prises &#224; plusieurs. En Espagne ce sont les &lt;i&gt;cajas&lt;/i&gt;, caisses d'&#233;pargne tr&#232;s li&#233;es aux collectivit&#233;s locales, pour la plupart petites ou moyennes, qui ont aliment&#233; la bulle et qui maintenant menacent d'exploser. Si on veut pouvoir pr&#233;venir ce genre de cas, il faut donc prendre en compte la quasi-totalit&#233; des banques europ&#233;ennes, et en transf&#233;rer la responsabilit&#233; &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais a-t-on besoin d'un tel syst&#232;me ? Car si un tel cas se produit, rien n'emp&#234;che l'Europe d'aider l'Etat concern&#233;, pour qu'il aide ses banques en en gardant la responsabilit&#233;. Pas besoin d'Union bancaire. Si celle-ci existait, cela ne modifierait d'ailleurs pas la taille de la facture. La diff&#233;rence, c'est que c'est le reste de l'Europe qui paierait la note et prendrait en charge les d&#233;cisions et la solution du probl&#232;me. Cette note &#233;tant l&#224; aussi financ&#233;e &#224; cr&#233;dit, cela revient &#224; une mutualisation de la dette au niveau europ&#233;en, avec, en face, une mutualisation des risques pris sur les banques concern&#233;es. Ce qui supposerait en outre que l'Union ait la capacit&#233; de g&#233;rer une telle situation, tant technique que financi&#232;re, capacit&#233; &#233;norme, actuellement inexistante et qui ne s'improvise pas. Plus des pouvoirs juridiques importants, exorbitants du droit national concern&#233; (par exemple pour restructurer le groupe bancaire concern&#233;). A moins qu'on n'esp&#232;re reporter la facture sur les autres banques europ&#233;ennes : belle illusion que de vouloir noyer ceux qui survivent tant bien que mal dans la crise g&#233;n&#233;rale, afin de sauver les canards boiteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au fait pourquoi diable transf&#233;rer au niveau de l'Union europ&#233;enne la gestion et la responsabilit&#233; de probl&#232;mes qui dans leurs causes et leurs enjeux sont essentiellement nationaux ? Car par construction si des pouvoirs publics interviennent pour sauver des banques, c'est que l'enjeu est important pour l'&#233;conomie concern&#233;e. Mais, mis &#224; part les tr&#232;s rares cas o&#249; une banque internationale rencontrerait un probl&#232;me lui-m&#234;me international, l'importance dont on parle vaut d'abord pour l'&#233;conomie nationale en question. Il est d&#232;s lors &#233;tonnant que s'agissant de banques dont l'utilit&#233; est essentiellement locale ou nationale, et qui en sont arriv&#233;es &#224; cette situation pour des motifs locaux, ce soit l'ensemble de l'Europe qui ait &#224; prendre les risques de l'op&#233;ration et &#224; la g&#233;rer, alors que ces banques sont englu&#233;es dans un contexte local difficile et politiquement sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r la sant&#233; du voisin importe &#224; tous, et il est normal de marquer une solidarit&#233; en cas de vrai besoin. Mais il serait beaucoup plus raisonnable, et conforme au principe de subsidiarit&#233; (et de responsabilit&#233;), d'offrir l'aide voulue au pays concern&#233;, tout en laissant les responsabilit&#233;s de pr&#233;vention et de gestion o&#249; elles sont et o&#249; elles doivent &#234;tre, et donc &#224; son niveau. Quitte bien s&#251;r &#224; surveiller ce qu'il fait au niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit enfin que l'Europe peut aider &#224; s&#233;curiser les banques d'un pays si on met en place une solidarit&#233; entre les fonds de garantie des d&#233;p&#244;ts. Mais ce que craignent en g&#233;n&#233;ral les clients des banques des pays attaqu&#233;s dans la crise ce n'est pas d'abord la sant&#233; de leurs banques, c'est la sortie de la zone euro. Et personne ne pense &#224; donner la garantie que les d&#233;p&#244;ts garderont leur valeur en euro en cas de sortie de la zone.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Confier les banques &#224; une technocratie europ&#233;enne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les m&#234;mes remarques valent pour la pr&#233;vention, c'est-&#224;-dire la supervision. Une union bancaire signifie que c'est le r&#233;gulateur europ&#233;en qui est charg&#233; de la pr&#233;vention active des crises bancaires qui peuvent se produire partout dans l'Union (ou dans la zone euro). S'agissant de banques dont l'importance est dans la grande majorit&#233; des cas essentiellement nationale, la mesure ne peut se justifier que si on estime que les superviseurs locaux sont moins capables qu'un superviseur europ&#233;en d'effectuer leur mission - sans doute parce que trop sensibles &#224; la situation locale. Ce qui n'est pas d&#233;montr&#233;, bien au contraire. On a notamment toutes raisons de douter de la capacit&#233; &#224; surveiller efficacement des banques dans 17 pays, aux lois et langues diff&#233;rentes, &#224; partir de Bruxelles. L'exp&#233;rience pass&#233;e des autorit&#233;s europ&#233;ennes est en la mati&#232;re tout sauf convaincante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre cela aboutit &#224; mettre de fait la politique bancaire dans les mains de l'Union, ce qui repr&#233;sente un transfert de souverainet&#233; majeur. Or il est peu coh&#233;rent de transf&#233;rer la partie bancaire tout en laissant la gestion de l'&#233;conomie nationale entre les mains de l'Etat concern&#233;. Dit autrement, cela n'a pas beaucoup de sens de f&#233;d&#233;raliser les banques, dans un contexte qui n'est pas f&#233;d&#233;ral par ailleurs. D'un autre c&#244;t&#233;, on a l'exp&#233;rience de la supervision europ&#233;enne dans le cas des Etats (crit&#232;res de Maastricht) et elle n'est pas bonne. Soit donc on en reste &#224; ce genre de moyens et on sait d'avance que ce sera inefficace. Soit on donne un pouvoir direct &#224; un super-r&#233;gulateur europ&#233;en, et on tombe dans le m&#234;me genre d'errement que dans la cr&#233;ation de la zone euro : on transf&#232;re une partie des leviers seulement, &#224; une technocratie qui suit ses instructions &#224; la lettre &#8211; et on d&#233;responsabilise les pouvoirs locaux (pouvoirs qui sont en l'esp&#232;ce les seuls &#233;lus d&#233;mocratiquement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait est en r&#233;sum&#233; que, compte tenu de l'importance pour les banques de la situation &#233;conomique locale et inversement, on ne peut s&#233;parer la supervision des banques de celle de l'&#233;conomie locale. Dans les deux cas de l'Irlande et de l'Espagne, l'erreur commise se r&#233;sume en un mot : la bulle immobili&#232;re. Avec le b&#233;n&#233;fice de l'exp&#233;rience, il aurait fallu d'abord diagnostiquer cette bulle ; ensuite agir pour freiner le mouvement sp&#233;culatif ; enfin intervenir t&#244;t en restructurant les &#233;tablissements concern&#233;s. S'agissant du diagnostic, la bonne solution n'est alors pas un transfert en bloc de la totalit&#233; de la responsabilit&#233; au niveau europ&#233;en, tr&#232;s loin de la r&#233;alit&#233; &#224; observer, mais dans une claire responsabilit&#233; locale assortie d'un deuxi&#232;me regard europ&#233;en, l&#233;gitime compte tenu de l'impact possible sur les voisins : ce qu'on appelle une &lt;i&gt;surveillance syst&#233;mique&lt;/i&gt;. S'agissant de l'action, il faut aussi pouvoir agir sur l'ensemble de l'&#233;conomie concern&#233;e, avec tous les leviers voulus, ce qui rel&#232;ve de la responsabilit&#233; du gouvernement concern&#233;. Il aurait d'ailleurs fallu aussi sans doute relever les taux d'int&#233;r&#234;t de la banque centrale, mais ici on tombe sur un des vices de la zone euro, qui a unifi&#233; ces taux alors que les probl&#232;mes sont tr&#232;s diff&#233;rents selon les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion donc une union bancaire n'aurait de sens que dans un cadre f&#233;d&#233;ral v&#233;ritable, incluant la politique budg&#233;taire et la politique &#233;conomique dans son ensemble. Ce qui supposerait &#224; son tour une Europe politique, et donc un peuple europ&#233;en. On sait qu'on en est loin, en supposant que cela soit possible. Pr&#233;cipiter les &#233;tapes rel&#232;ve de la politique du fait accompli irr&#233;versible, dont on a vu les effets pervers. Ce que ce cas montre &#224; nouveau, venant apr&#232;s l'exp&#233;rience de l'euro, c'est que la m&#233;thode europ&#233;enne suivie a atteint sa limite : on ne peut plus ajouter des pi&#232;ces en l'air en faisant comme si le reste devait suivre. Sauf &#224; sauter dans le vide d'un f&#233;d&#233;ralisme bureaucratique, sans l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique, il faut en revenir &#224; une politique pragmatique de coop&#233;ration progressive et de solidarit&#233; l&#224; o&#249; elle est possible. Et arr&#234;ter les frais ou limiter la casse quand on s'est tromp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Tout ce qui pr&#233;c&#232;de est plus que jamais une opinion personnelle parmi d'autres et n'engage naturellement que moi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru sur le site de Libert&#233; politique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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