<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pierredelauzun.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
	<link>https://pierredelauzun.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pierredelauzun.fr/spip.php?id_mot=306&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Multipolarit&#233;, bipolarit&#233; : les relations de puissance de demain</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Multipolarite-bipolarite-les-relations-de-puissance-de-demain.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Multipolarite-bipolarite-les-relations-de-puissance-de-demain.html</guid>
		<dc:date>2019-03-06T15:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>G&#233;opolitique</dc:subject>
		<dc:subject>Multipolarit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me mondial</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Parler du monde de demain comme d'un monde multipolaire est devenu courant. Mais en m&#234;me temps le principal rival &#224; l'h&#233;g&#233;monie am&#233;ricaine lentement d&#233;clinante est la mont&#233;e spectaculaire de la Chine. Alors, bipolarit&#233; ou multipolarit&#233; ? En fait, complexit&#233; et h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; le 4 mars 2019 sur le site de G&#233;opragma&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Monde-multipolaire-.html" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Geopolitique-+.html" rel="tag"&gt;G&#233;opolitique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Multipolarite-+.html" rel="tag"&gt;Multipolarit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Systeme-mondial-+.html" rel="tag"&gt;Syst&#232;me mondial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parler du monde de demain comme d'un monde multipolaire est devenu courant. Mais en m&#234;me temps le principal rival &#224; l'h&#233;g&#233;monie am&#233;ricaine lentement d&#233;clinante est la mont&#233;e spectaculaire de la Chine. Alors, bipolarit&#233; ou multipolarit&#233; ? En fait, complexit&#233; et h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fait est clair : nous sommes dans un monde d'Etat-nations, qui restent bien le maillon central de pouvoir et de capacit&#233; &#224; d&#233;cider politiquement. Mais bien &#233;videmment tous ces Etats sont loin d'&#234;tre &#233;gaux. Non seulement en taille, richesse etc., mais surtout en capacit&#233; &#224; agir sur les autres Etats. Pour cela un facteur essentiel est la capacit&#233; &#224; recourir &#224; la force ou &#224; y r&#233;sister. Et plus que jamais les Etats se diff&#233;rencient de fa&#231;on consid&#233;rable dans ce domaine. Le premier facteur de diff&#233;renciation est ici le nucl&#233;aire, qui est indispensable &#224; un pays qui veut &#234;tre vraiment autonome et cr&#233;e une nette hi&#233;rarchie entre eux et les autres. Mais un deuxi&#232;me facteur important est la capacit&#233; &#224; mener des combats classiques. Ce qui suppose non seulement une volont&#233; politique, mais aussi une capacit&#233; &#224; agir techniquement, donc une industrie d'armement et des outils techniques qui ne d&#233;pendent pas (ou pas trop) de quelqu'un d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, ces facteurs varient avec le temps. La croissance quantitative et qualitative des pays encore r&#233;cemment qualifi&#233;s d'&#233;mergents tend &#224; enrichir la liste des candidats &#224; l'autonomie. Plus encore, le fait m&#234;me de cette &#233;mergence conduit &#224; consid&#233;rer notre &#233;poque comme de transition : la priorit&#233; &#233;vidente parmi les aspirants &#224; la puissance est de d&#233;velopper leurs ressources, en vue de pouvoir peser un jour sur le jeu d'ensemble, mais &#224; terme pour la plupart. On peut donc estimer que peut-&#234;tre encore pour une g&#233;n&#233;ration au plus nous serons dans cette situation interm&#233;diaire o&#249; les Etats-Unis garderont encore une avance relative et par l&#224; un r&#244;le relativement pr&#233;pond&#233;rant, sur des th&#233;&#226;tres tr&#232;s vari&#233;s, mais face &#224; des puissances s'affirmant de plus en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on tenter d'imaginer vers quel sch&#233;ma on &#233;volue progressivement ? Dans cette hi&#233;rarchisation de plus en plus nette entre les Etats, les facteurs de discrimination (nucl&#233;aire et technologies d'armement) conduisent &#224; reconna&#238;tre un r&#244;le majeur, &#224; c&#244;t&#233; &#233;videmment des Am&#233;ricains, &#224; la Chine et &#224; la Russie. Celle-ci vient de montrer de fa&#231;on spectaculaire en Syrie les avantages majeurs d'une industrie d'armement techniquement autonome, en contraste frappant avec les Europ&#233;ens, qui m&#234;me dans les cas o&#249; ils ont une fen&#234;tre (r&#233;duite) d'intervention, d&#233;pendent de la b&#233;n&#233;diction du grand fr&#232;re d'Outre-Atlantique. Les &#233;volutions pr&#233;visibles conduiraient &#224; anticiper le maintien de cette autonomie dans les deux cas, et son d&#233;veloppement dans le cas chinois, la Chine b&#233;n&#233;ficiant d'un avantage majeur sur la Russie, qui est la puissance et le dynamisme de son &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, bipolarit&#233; sino-am&#233;ricaine ? Ce serait aller un peu vite en besogne. D'abord parce qu'il y a la Russie, certes pouss&#233;e dans les bras des Chinois par la sottise occidentale, mais qui n'a aucune intention de se fondre dans un r&#244;le de vassal. Mais ensuite parce que les autres candidats se pressent. L'Inde en premier lieu, qui s'est r&#233;veill&#233;e &#233;conomiquement, a une capacit&#233; de cr&#233;ativit&#233; technologique potentiellement importante, et ne se con&#231;oit en aucune fa&#231;on comme confin&#233;e dans un r&#244;le de puissance de second rang, y compris militaire. Surtout face &#224; la Chine. On est d&#233;j&#224; &#224; quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite il faut compter avec des pays moins aptes &#224; jouer un r&#244;le de premier rang, mais capables de se doter d'une capacit&#233; d'action militaire respectable, et que rien n'oblige &#224; se limiter &#224; un r&#244;le de pur suiveur, surtout si des enjeux vitaux s'imposent &#224; eux. Le Japon, brid&#233; par les Etats-Unis mais techniquement capable de reconstituer une vraie puissance, et qui peut l&#233;gitimement se sentir directement menac&#233; au point de franchir le Rubicon, m&#234;me nucl&#233;aire. Mais il faut aussi &#233;voquer des puissances r&#233;gionales ou des francs-tireurs moins &#233;quip&#233;s pour jouer un r&#244;le vraiment central mais capables par leur taille et leur r&#244;le r&#233;gional de troubler le jeu &#233;tabli par les plus grands. Notamment gr&#226;ce au nucl&#233;aire. Ainsi l'Iran, ou le Pakistan, sans parler d'Isra&#235;l. Pour &#234;tre complet enfin on mentionnera un pays comme le Br&#233;sil, qui n'est pas &#224; ce stade sur une trajectoire de vraie puissance mais pourrait ambitionner le passage dans une telle cat&#233;gorie. Et la liste n'est pas limitative : pensons &#224; l'Indon&#233;sie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s diff&#233;rent en revanche est le triste cas europ&#233;en, dont plusieurs pays pourraient aspirer &#224; jouer une r&#244;le appr&#233;ciable, mais qui pour l'instant s'orientent pour des raisons politiques &#224; la fois sur une d&#233;pendance accrue &#224; l'&#233;gard des Etats-Unis, et sur la poursuite d'une utopie f&#233;d&#233;rale peu cr&#233;dible, notamment en mati&#232;re strat&#233;gique. Mais qui sait ? Un r&#233;veil reste possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi parler de multipolarit&#233; a pleinement son sens, mais &#224; une double condition. D'abord qu'on n'en d&#233;duise pas une forme d'&#233;galit&#233; m&#234;me relative entre les puissances concern&#233;es, car leurs capacit&#233;s resteront tr&#232;s diff&#233;renci&#233;es. Ensuite et surtout qu'on ne voit pas l&#224; une r&#233;surgence de l'&#233;quilibre europ&#233;en, que ce soit celui du XVIIIe ou celui du XIXe si&#232;cle ; car &#224; l'&#233;poque outre que les puissances &#233;taient moins disparates qu'aujourd'hui, les pays concern&#233;s &#233;taient culturellement parties d'un m&#234;me ensemble et leur interaction b&#233;n&#233;ficiait de si&#232;cles de pratique commune. Rien de tel d&#233;sormais : les puissances qu'on a &#233;voqu&#233;es sont culturellement et politiquement tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;nes, et leur interaction future ne s'autorise d'aucune exp&#233;rience pass&#233;e. En bref, des puissances dissemblables, fond&#233;es sur des cultures diff&#233;rentes, cohabiteront dans un ensemble politiquement tr&#232;s divis&#233;. Une multipolarit&#233; h&#233;t&#233;rog&#232;ne et in&#233;gale en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multipolarit&#233; dont le terrain de jeu est d'abord et essentiellement l'Asie, qui s'affirme de plus en plus potentiellement comme le centre de gravit&#233; de la plan&#232;te. Avec d'ores et d&#233;j&#224; de multiples zones de friction, du Moyen Orient (enjeu mondial), &#224; la zone himalayenne (avec trois puissances nucl&#233;aires) et aux Mers de Chine &#8211; orientale ou m&#233;ridionale (d&#233;j&#224; bien anim&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi mon livre &lt;i&gt;Guide de survie dans un monde instable, h&#233;t&#233;rog&#232;ne, non r&#233;gul&#233;&lt;/i&gt; TerraMare 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; le 4 mars 2019 sur le site de G&#233;opragma&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://geopragma.fr/index.php/2019/03/04/p-de-lauzun-multipolarite-bipolarite-les-relations-de-puissance-de-demain/?fbclid=IwAR1c7vTQrjQyJE-mzBhRVnJllxte1XNbxU05C-AgxAfZVEEcsI2pMotD8yM&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://geopragma.fr/index.php/2019/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Guide de survie dans un monde instable, h&#233;t&#233;rog&#232;ne et non r&#233;gul&#233;. </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Guide-de-survie-dans-un-monde-instable-heterogene-et-non-regule.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Guide-de-survie-dans-un-monde-instable-heterogene-et-non-regule.html</guid>
		<dc:date>2017-03-17T16:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Multipolarit&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Bienvenue dans le nouveau monde politique, militaire, &#233;conomique et financier mondial&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une pr&#233;face du g&#233;n&#233;ral Jean-Bernard Pinatel. L'observation convergente de nombreux champs de la vie collective montre qu'on est entr&#233; dans un syst&#232;me mondial bien moins r&#233;gul&#233; que celui que nous avons connu encore il y a peu. Nous sentons tous que ce monde est instable, et peut aller dans des directions vari&#233;es et impr&#233;visibles. Ce qui est tout &#224; fait nouveau. Le monde de la premi&#232;re mondialisation avant 1914, domin&#233; par une Europe s&#251;re de soi, &#233;tait &#224; sa fa&#231;on consid&#233;rablement plus r&#233;gul&#233; qu'aujourd'hui (m&#234;me si cela ne l'a pas emp&#234;ch&#233; d'exploser en 1914). Le monde d'apr&#232;s-guerre, polaris&#233; par la guerre froide, vivait sous une menace permanente mais &#233;tait lui aussi relativement r&#233;gul&#233; dans ce cadre. Avec la fin de l'URSS, on nous a expliqu&#233; qu'on avait trouv&#233; dans le triomphe de la d&#233;mocratie lib&#233;rale, la formule, la fin de l'histoire, un ordre d&#233;finitif. C'est le contraire qui s'est produit. Le monde d'aujourd'hui est de moins en moins r&#233;gul&#233; au sens vrai du terme alors m&#234;me qu'il accumule les r&#233;glementations et les contraintes. Et l'interaction entre des forces qui sont plus h&#233;t&#233;rog&#232;nes et moins r&#233;gul&#233;es qu autrefois y est plus grande et plus rapide que pr&#233;c&#233;demment. Un monde ainsi anim&#233; par une grande agitation, al&#233;atoire et irr&#233;guli&#232;re, est par nature instable...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Mes-livres-Biographie-.html" rel="directory"&gt;Mes livres &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Multipolarite-+.html" rel="tag"&gt;Multipolarit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pierredelauzun.fr/IMG/logo/guide_survie.jpg?1787417299' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bienvenue dans le nouveau monde politique, militaire, &#233;conomique et financier mondial&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/Guide-survie-Pierre-Lauzun/dp/2918677337/ref=sr_1_11?__mk_fr_FR=&#197;M&#197;&#381;&#213;&#209;&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.OrnoCDpanmyZcBiIRPGCIEOUhYCBh2Rv7gVRuq3iTi0-gNEeKkyg64IzDz5k6ExsDj-NHPeGDULjx8byQmOl9hwbYkBgJ8fetci3KFnlD1NUT3mLUI8TLgVH-WMlN6epQN791UE2zA0OcboKF69NESqf84q-8ykXTf-5NZa_K0htWZqsBHrfbgT0mt40sn_sMP19NH2_INJoN2i4FVPd-2wttg-b_IytSSekJiy0B9WExfidSp0WXuFn8u6x6SQOXqDj6OkmxCTZBLtU-_gKCzbiK-g0SfZwFaWKYgBQa9s.dK27qxU2SgqTppeVFSHbCNFDPyItqxK37nu_xEosVPs&amp;dib_tag=se&amp;keywords=Pierre+de+Lauzun&amp;qid=1748268424&amp;sr=8-11&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.amazon.fr/Guide-survie-...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pr&#233;sentation dans un entretien avec le Salon beige :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/06/pierre-de-lauzun-la-conjoncture-est-moins-d%C3%A9sesp%C3%A9rante-quil-ne-para%C3%AEt-car-pr%C3%A9cis%C3%A9ment-elle-est-mouva.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://lesalonbeige.blogs.com/my_we...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#232;me de couverture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'observation convergente de nombreux champs de la vie collective montre qu'on est entr&#233; dans un syst&#232;me mondial bien moins r&#233;gul&#233; que celui que nous avons connu encore il y a peu. Il y a moins de r&#233;f&#233;rences communes et moins de crans d'arr&#234;t. Nous sentons tous que ce monde est instable, et peut aller dans des directions vari&#233;es et impr&#233;visibles. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce qui est tout &#224; fait nouveau. Le monde de la premi&#232;re mondialisation avant 1914, domin&#233; par une Europe s&#251;re de soi, &#233;tait &#224; sa fa&#231;on consid&#233;rablement plus r&#233;gul&#233; qu'aujourd'hui (m&#234;me si cela ne l'a pas emp&#234;ch&#233; d'exploser en 1914). Le monde d'apr&#232;s-guerre, polaris&#233; par la guerre froide, vivait sous une menace permanente mais &#233;tait lui aussi relativement r&#233;gul&#233; dans ce cadre. Avec la fin de l'URSS, on nous a expliqu&#233; qu'on avait trouv&#233;, dans le triomphe de la d&#233;mocratie lib&#233;rale, la formule, la fin de l'histoire, un ordre d&#233;finitif. C'est le contraire qui s'est produit. Le monde d'aujourd'hui est de moins en moins r&#233;gul&#233; au sens vrai du terme &#8211; alors m&#234;me qu'il accumule les r&#233;glementations et les contraintes. Et l'interaction entre des forces qui sont plus h&#233;t&#233;rog&#232;nes et moins r&#233;gul&#233;es qu'autrefois y est plus grande et plus rapide que pr&#233;c&#233;demment. &lt;br class='autobr' /&gt; Un monde ainsi anim&#233; par une grande agitation, al&#233;atoire et irr&#233;guli&#232;re, est par nature instable. Que faire dans un tel contexte ? Distinguer d'abord les niveaux. La reconstruction est le premier point. Elle doit se faire par la base, par retour aux solidarit&#233;s premi&#232;res et aux valeurs essentielles. Cela d&#233;pend de chacun ; et c'est fondamental pour reconstruire une soci&#233;t&#233; porteuse de sens, dans le cadre de communaut&#233;s dont la principale et de loin au niveau politique est &#224; vue humaine la nation. L'autre priorit&#233; est, au niveau global, la recherche r&#233;aliste de la paix. Au vu des incertitudes de l'&#233;poque, cela suppose de ruser intelligemment avec une situation qui, sur ce plan aussi, s'analyse comme une fuite en avant instable. Mais aussi d'accepter la lutte quand il le faut. Et donc garder le moral, ce qui nous renvoie aux solidarit&#233;s et valeurs communes. Notamment cette solidarit&#233; de base qu'est la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De notre examen ressort un paysage inqui&#233;tant et trouble. Un monde instable, sans direction claire, obs&#233;d&#233; par la course &#224; la richesse mais menac&#233; par des crises destructrices et par la d&#233;stabilisation des &#233;quilibres naturels. Un monde o&#249; les rapports entre puissances glissent lentement vers une mosa&#239;que de violences, de plus en plus complexe, o&#249; l'h&#233;g&#233;monie am&#233;ricaine et &#8216;occidentale' s'estompe lentement, tant militairement que culturellement, et o&#249; la vieille Europe s'endort dans son r&#234;ve enfantin. Un monde o&#249; la communaut&#233; nationale est plus que jamais centrale, mais menac&#233;e par les in&#233;galit&#233;s, les divergences d'int&#233;r&#234;t, les migrations, les culpabilisations relativistes et autres repentances. Un monde qui a sans doute probablement encore devant lui un r&#233;pit d'une g&#233;n&#233;ration, mais qui entrera ensuite en territoire inconnu, retrouvant chemin faisant le spectre des vieilles probl&#233;matiques, guerres, empires et autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France et les Fran&#231;ais peuvent se sentir petits et menac&#233;s dans ce tourbillon en puissance, d'autant qu'on leur serine qu'il faut regarder ailleurs, et s'oublier. Ils auraient tort d'en rester l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car justement nous disposons de cet atout majeur : une vraie communaut&#233; qui reste vaille que vaille solidaire, et qui seule peut assurer &#224; la tr&#232;s grande majorit&#233; de ses membres non seulement un horizon mat&#233;riel, mais une culture commune, un formidable h&#233;ritage, et la conscience d'un destin commun riche de sens. Communaut&#233; qui est &#233;videmment tout autre chose que cette abstraction constitutionnelle, ce contrat social permanent suppos&#233; permettre un vague vivre ensemble, cette cohabitation de n'importe qui avec n'importe qui, chacun vaquant &#224; ses petites affaires &#8211; ce qu'on nous pr&#233;sente comme le mod&#232;le de la nouvelle soci&#233;t&#233; politique, et ce sur quoi l'Europe fait mine de se construire. Communaut&#233; qui suppose donc l'acceptation par ceux qui veulent s'y agr&#233;ger de ce patrimoine et de cette culture : en bref, qu'ils deviennent vraiment fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour prendre son sens et d&#233;velopper v&#233;ritablement toutes ses potentialit&#233;s, cette communaut&#233; fran&#231;aise, ab&#238;m&#233;e par de longues d&#233;rives, a besoin de se reconstruire, et pour cela de se retrouver elle-m&#234;me. Non pour poursuivre on ne sait quelle utopie autarcique et se fermer au monde, tout au contraire ; ni pour d&#233;ployer un programme identitaire balis&#233; &#224; l'avance. Mais pour retrouver son autonomie et sa vocation - ce qui suppose de se comprendre comme communaut&#233;, et qu'une communaut&#233; est &#224; la fois h&#233;rit&#233;e, fi&#232;re, solidaire, ouverte et tourn&#233;e vers un destin commun. L'&#233;poque nous y appelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'obsession plan&#233;taire de la course &#224; la richesse, et sa fin possible</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/L-obsession-planetaire-de-la-course-a-la-richesse-et-sa-fin-possible.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/L-obsession-planetaire-de-la-course-a-la-richesse-et-sa-fin-possible.html</guid>
		<dc:date>2014-03-07T14:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Multipolarit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Depuis 1975 environ la valeur dominante est l'&#233;conomie, la course &#224; la richesse et &#224; la consommation - combin&#233;e avec l'&#233;volution des m&#339;urs. Elle emporte toute la plan&#232;te et conditionne tout son jeu g&#233;opolitique. Mais cela ne garantit pas sa p&#233;rennit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes on ne voit pas les germes d'une &#233;volution culturelle majeure qui nous d&#233;tacherait de la fascination qu'exerce la course &#224; la richesse ainsi que l'&#233;volution des m&#339;urs. La fin de cette emprise r&#233;sultera donc probablement d'une crise majeure, &#233;conomique ou militaire, mais elle est ind&#233;niablement en germe dans bien des dimensions du mod&#232;le actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne serait donc qu'ensuite que l'humanit&#233; explorera de nouvelles voies. Mais celle-ci doivent se pr&#233;parer d&#232;s maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Monde-multipolaire-.html" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Multipolarite-+.html" rel="tag"&gt;Multipolarit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les grandes p&#233;riodes du XXe si&#232;cle : de l'Europe bourgeoise au culte collectif de l'&#233;conomie de consommation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le XXe si&#232;cle en son d&#233;but &#233;tait totalement domin&#233; par le mod&#232;le culturel politique et &#233;conomique de l'Europe bourgeoise, lib&#233;rale et nationale. Dans une deuxi&#232;me phase qui va de 1914 &#224; 1962 le fait dominant a &#233;t&#233; son dynamitage politique et militaire, dramatique et violent, par chocs successifs. On a vu appara&#238;tre des mod&#232;les politiques alternatifs ; mais aucun n'a dur&#233; et certains (fascistes) ont disparu d&#232;s cette m&#234;me p&#233;riode. Apr&#232;s la guerre, la fin de la p&#233;riode a vu s'achever la d&#233;sagr&#233;gation de l'Europe pr&#233;c&#233;demment dominante, avec la d&#233;colonisation, l'h&#233;g&#233;monie am&#233;ricaine, et la menace sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me phase o&#249; nous sommes encore aujourd'hui est caract&#233;ris&#233;e par un glissement vers un nouveau paradigme (qu'on peut appeler postmoderne), domin&#233; par l'&#233;conomie de consommation devenue la r&#233;f&#233;rence collective principale, notamment en Europe apr&#232;s les Etats-Unis. Cela a commenc&#233; par une transition de 1962 &#224; 1975, dans laquelle c'est la dimension culturelle de l'Europe bourgeoise qui s'est dissoute, avec la r&#233;volution des m&#339;urs et l'effondrement de la la culture classique. Cette m&#234;me p&#233;riode de transition a vu les derni&#232;res guerres structurantes (guerres isra&#233;lo arabes, choc p&#233;trolier, partition du Pakistan) : depuis cette date (1975 environ) le paysage international est quasiment fig&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;poque actuelle, o&#249; nous sommes depuis 1975 environ, est donc enti&#232;rement domin&#233;e par le th&#232;me de la croissance &#233;conomique, de la course &#224; la richesse, coupl&#233; &#224; l'&#233;volution des m&#339;urs. D'o&#249; deux sous-questions : pour les uns, quand auront-ils acc&#232;s &#224; cette m&#234;me consommation ? Pour les autres, comment aller plus loin dans la m&#234;me direction ? Cette dominante &#233;conomique se couple avec la poursuite de la r&#233;volution des m&#339;urs et sa traduction sur les plans juridique et id&#233;ologique (famille &#233;clat&#233;e, euthanasie, sexualit&#233; anarchique etc.). Ajoutons que les rares guerres intervenues depuis 1975 n'ont pas &#233;t&#233; structurantes &#8211; quelle que soient leur f&#233;rocit&#233; (Iraq-Iraq, guerre du Golfe, invasion de l'Iraq, guerre civile yougoslave, guerres civiles libyenne puis syrienne etc.). c'est que la question qui domine le destin de chaque pays et r&#233;gion est d&#233;sormais la m&#234;me, elle porte sur l'&#233;conomie. La r&#233;ponse est variable selon les endroits, pas la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une exception au moins apparente &#224; ce sc&#233;nario relativement homog&#232;ne et sans &#233;v&#232;nements significatifs : c'est l'effondrement des deux r&#233;gimes id&#233;ologiques datant de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente, le communisme sovi&#233;tique et l'apartheid. L'impact g&#233;opolitique du premier au moins a &#233;t&#233; consid&#233;rable. Mais il n'a pas chang&#233; la dominante mondiale, &#233;conomique et culturelle ; il l'a m&#234;me en un sens pleinement confirm&#233;e, puisque c'est en &#233;conomie que l'URSS a &#233;chou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dira qu'il y a aussi le th&#232;me islamiste. Pas sous l'angle terroriste, qui a finalement eu peu de cons&#233;quence ; mais comme base politique possible. A mon sens toutefois il n'efface pas le th&#232;me &#233;conomique. En effet ce qu'on constate dans les pays concern&#233;s c'est soit une situation &#224; la turque o&#249; l'islamisme se combine (au moins un temps) avec la croissance, et on ne fait alors pas exception au sch&#233;ma d'ensemble. Soit alors un &#233;chec, au moins par absence de rayonnement. Il appara&#238;t donc que l'islamisme, important culturellement et r&#233;gionalement, ne l'est pas tant en termes de priorit&#233; collective plan&#233;taire, et a fortiori g&#233;opolitique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat est que les seuls r&#233;gimes qui ne sont pas dans leur apparence formelle des d&#233;mocraties, la Chine et les pays du Golfe, ne remettent pas en cause les dominantes &#233;conomiques et culturelles de l'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas d'&#233;volution importante sans grande rupture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quel peut &#234;tre l'avenir d'une communaut&#233; mondiale ainsi h&#233;g&#233;monis&#233;e par une id&#233;e fixe ? Tout d'abord, si le th&#232;me &#233;conomique est totalement dominant (avec son corollaire qui est la nouvelle id&#233;ologie des m&#339;urs), le succ&#232;s ou l'&#233;chec en la mati&#232;re devient l'enjeu principal. Un &#233;chec en particulier peut entra&#238;ner l&#224; o&#249; il se produit des modifications politiques et sociales importantes. Ce sera donc le premier crit&#232;re &#224; suivre pour tenter de rep&#233;rer les inflexions et mutations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Faisons d'abord l'hypoth&#232;se d'une absence de rupture d'ensemble dans cette croissance &#233;conomique. On peut alors imaginer trois situations contrast&#233;es selon les niveaux de d&#233;veloppement. Les pays d&#233;velopp&#233;s d'abord conna&#238;tront des ruptures importantes de leur mod&#232;le social, du fait de la mondialisation et des nouvelles technologies, &#224; quoi s'ajoutera une immigration importante. D'o&#249; un effet de confusion, d'irr&#233;solution et de division interne. Mais s'il n'y a pas de crise majeure cela ne devrait pas bouleverser leur dominante. Ensuite, les pays &#233;mergents qui r&#233;ussissent et s'affirment devraient normalement poursuivre dans la m&#234;me direction, m&#234;me s'ils peuvent conna&#238;tre des revendications nouvelles difficiles &#224; g&#233;rer. Il y a enfin ceux qui ratent. Ils conna&#238;tront des p&#233;riodes troubl&#233;es et seront tent&#233;s &#224; l'occasion par la recherche de voies nouvelles. Mais cela ne para&#238;t pas aller jusqu'au d&#233;veloppement d'id&#233;ologies de gauches, de type socialiste : elles seront plut&#244;t nationalistes &#8211; mais a priori pas tr&#232;s cr&#233;atives ; et en tout cas on n'en voit pas les germes. Au total, dans cette hypoth&#232;se sans crise majeure, on ne voit pas comment pourrait &#233;merger une mod&#232;le vraiment alternatif &#224; horizon pr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut mieux le voir en prenant un exemple, celui de l'&#233;poque classique du XVIe au XVIIIe si&#232;cle. En dehors de l'articulation avec le religieux, qui s'est stabilis&#233;e au milieu de la p&#233;riode (1648), il n'y a pas eu pas de modification du mod&#232;le politique : la monarchie plus ou moins absolue domine ; pas non plus de bouleversement dans l'horizon culturel. Le grand changement porteur de bouleversements collectifs s'est fait &#224; partir de 1750, pas avant, et d'abord dans les consciences et les valeurs ; mais il a fallu cette pr&#233;paration culturelle pour qu'il se traduise avec la R&#233;volution. La question est alors : y a-t-il sous nos yeux une &#233;volution analogue ? La r&#233;ponse est que c'est loin d'&#234;tre &#233;vident : aucun signe appr&#233;ciable ne para&#238;t l'annoncer. Sauf &#224; terme long, on serait alors tent&#233; de privil&#233;gier l'hypoth&#232;se d'un maintien de la dimension dominante, &#233;conomique - avec son corolaire dans les m&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit on peut concevoir que des &#233;volutions progressives et plus ou moins divisibles affectent ce mod&#232;le, formant le terreau pour une &#233;volution ult&#233;rieure plus radicale. On l'a vu, le point de d&#233;part est peu prometteur : Chine et Islam, les deux sous-mod&#232;les h&#233;t&#233;rodoxes subsistant, ne sont pas vraiment alternatifs. Peut-on imaginer une mutation importante du mod&#232;le des pays concern&#233;s ? Elle est tout &#224; fait concevable dans le cas chinois, dans des directions plus vari&#233;es qu'on ne le dit habituellement. Moins dans celui de l'Islam ; mais on peut imaginer une islamisation sur base quantitative, par exemple de l'Europe &#8211; &#233;tant entendu que ce ne pourrait &#234;tre significatif qu'&#224; terme long. D'autres mod&#232;les culturels peuvent &#233;merger dans d'autres contextes, par exemple dans le riche terreau de la civilisation indienne. Une autre sc&#232;ne &#224; observer de pr&#232;s sera celle des pays au c&#339;ur du syst&#232;me dominant, et notamment des pays avanc&#233;s (dans tous les sens du terme d'ailleurs). Se pose notamment la question de la fragilisation croissante des d&#233;mocraties occidentales, par conjonction du bouleversement acc&#233;l&#233;r&#233; du mod&#232;le social, des d&#233;sordres des finances publiques et des monnaies, et des cons&#233;quences de l'&#233;volution des m&#339;urs, qui ronge la vie commune sous l'effet d'un individualisme permissif et asocial. La difficult&#233; croissante &#224; g&#233;rer la vie commune doit logiquement aboutir &#224; certain stade &#224; une mutation progressive du syst&#232;me politique. Ceci dit comme on ne voit pas appara&#238;tre les prodromes d'un changement important dans les valeurs collectives, il est probable que cela prendrait la forme d'un glissement vers des d&#233;mocraties plus muscl&#233;es, plus apparentes que r&#233;elles, qui peuvent &#234;tre des formes de transition vers d'autres r&#233;gimes politiques. Y compris avec durcissement transitoire du politiquement correct actuel, tant qu'un tournant majeur dans les valeurs n'aura pas eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nouveau paradigme apr&#232;s une crise majeure&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a fait l'hypoth&#232;se d'une absence de grande crise. Mais justement, est-il r&#233;aliste d'imaginer une absence de crise et de rupture majeure dans le syst&#232;me mondial, avec tous ses d&#233;s&#233;quilibres ? Deux hypoth&#232;ses de crise dans le mod&#232;le &#233;conomique lui-m&#234;me sont alors &#224; &#233;voquer. La premi&#232;re est celle d'une grande crise &#233;conomique ou financi&#232;re, insuffisamment ma&#238;tris&#233;e. Il est probable qu'une telle crise se produira un jour, ne serait-ce qu'au vu des d&#233;s&#233;quilibres existants, et il n'est pas &#233;vident qu'on puisse la maitriser avec succ&#232;s &#224; chaque fois. En soi elle n'est pas radicalement incompatible avec le maintien du syst&#232;me. Mais en r&#233;alit&#233; elle devrait tr&#232;s violemment secouer tel ou tel pays et y entra&#238;ner des ruptures majeures (sur le mod&#232;le de 1929), y compris rupture de la mondialisation et de l'ouverture. Ce qui peut consid&#233;rablement acc&#233;l&#233;rer les &#233;volutions et &#233;ventuellement d&#233;boucher sur une rupture dans le paradigme dominant. La seconde hypoth&#232;se est celle d'une remise en cause durable du mod&#232;le de d&#233;veloppement lui-m&#234;me, par exemple par crise &#233;cologique et choc sur les prix de mati&#232;res premi&#232;res, ou &#224; la suite de mutations technologiques. Cela ne para&#238;t pas &#234;tre l'hypoth&#232;se la plus probable dans les ann&#233;es qui viennent. Mais cela a bien des chances de devenir vrai &#224; terme plus long. Et naturellement l&#224; aussi cela remettrait en cause le paradigme dominant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de ce type de crise, rien n'exclut la possibilit&#233; de conflits g&#233;opolitiques, par choc d'int&#233;r&#234;ts majeurs, bien au contraire : cela a des chances s&#233;rieuses et croissantes de se produire avec la mont&#233;e de nouvelles puissances. L'Asie en serait la sc&#232;ne naturelle ; on peut imaginer que l'&#233;quilibre des forces y d&#233;bouche sur une crise majeure, politico-militaire, sur le mod&#232;le de 1914. C'est le second grand sch&#233;ma possible de grande rupture. Une variante est qu'une crise &#233;conomique, mod&#232;le 1929, se combine avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que dans ces divers cas c'est la crise g&#233;opolitique et/ou &#233;conomique qui est le facteur d&#233;clencheur, sans rupture majeure pr&#233;alable au niveau id&#233;ologique ou culturel, celle-ci &#233;tant acc&#233;l&#233;r&#233;e (ou produite) par le conflit ou de la crise, et non l'inverse. Notre &#233;volution ressemblerait alors &#224; la fin de l'&#232;re bourgeoise, et non &#224; la fin de l'&#232;re classique : ce serait 1914 ou 1929, ou leur combinaison. Mais pas 1789.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes donc en d&#233;finitive dans une p&#233;riode &#233;trange d'harmonie et de s&#233;curit&#233; relative apparente : c'est ce qu'on appelle l'&#339;il du cyclone. Mais ce paradigme &#233;trange ne sera pas &#233;ternel. Que faire dans l'intervalle, sinon cr&#233;er partout o&#249; on peut les &#233;l&#233;ments de civilisation, de reconstruction, et de paix qui permettront que la transition &#224; une autre &#233;poque se fasse sur les bases les moins mauvaises (ou les meilleures) possibles ? Ceci vaut pour tous les domaines, mais plus particuli&#232;rement pour celui de la culture et des valeurs, alors m&#234;me qu'il para&#238;t aujourd'hui marginalis&#233;, ou colonis&#233; par une anthropologie erron&#233;e. Car lorsque le besoin viendra, c'est &#224; ce qui vit encore qu'on se rattachera. La sagesse chinoise le sait depuis longtemps : c'est au c&#339;ur de l'hiver que se pr&#233;pare l'&#233;t&#233;. C'est quand tout va dans l'autre sens qu'il est f&#233;cond de semer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bienvenus dans le nouveau syst&#232;me mondial : instable, h&#233;t&#233;rog&#232;ne, non r&#233;gul&#233;</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Bienvenus-dans-le-nouveau-systeme-mondial-instable-heterogene-non-regule.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Bienvenus-dans-le-nouveau-systeme-mondial-instable-heterogene-non-regule.html</guid>
		<dc:date>2013-06-23T16:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Multipolarit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Syst&#232;me international</dc:subject>
		<dc:subject>Instabilit&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;G&#233;opolitique, &#233;conomie, religion et valeurs, culture : l'observation de nombreux champs de la vie collective montre de fa&#231;on convergente qu'on est entr&#233; dans un syst&#232;me mondial bien moins r&#233;gul&#233; et canalis&#233; que celui que nous avons connu, encore dans la p&#233;riode r&#233;cente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien moins de r&#233;f&#233;rences communes et bien moins de crans d'arr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en m&#234;me temps l'interaction entre ces forces plus h&#233;t&#233;rog&#232;nes et moins r&#233;gul&#233;es est plus grande et plus rapide que pr&#233;c&#233;demment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un monde ainsi anim&#233; par une grande agitation al&#233;atoire et irr&#233;guli&#232;re est par nature un syst&#232;me instable. Bienvenu aux participants : &#233;motions garanties.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Monde-multipolaire-.html" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Multipolarite-+.html" rel="tag"&gt;Multipolarit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Systeme-international-+.html" rel="tag"&gt;Syst&#232;me international&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Instabilite-+.html" rel="tag"&gt;Instabilit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'observation convergente de nombreux champs de la vie collective montre qu'on est entr&#233; dans un syst&#232;me mondial moins r&#233;gul&#233; et canalis&#233; que celui que nous avons connu. Il y a moins de r&#233;f&#233;rences communes et moins de crans d'arr&#234;t. Mais en m&#234;me temps l'interaction entre ces forces plus h&#233;t&#233;rog&#232;nes et moins r&#233;gul&#233;es est plus grande et plus rapide que pr&#233;c&#233;demment. Un monde ainsi anim&#233; par une grande agitation al&#233;atoire et irr&#233;guli&#232;re est par nature un syst&#232;me instable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La monnaie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Prenons d&#233;j&#224; l'&#233;conomie et, au c&#339;ur de la r&#233;gulation de l'&#233;conomie, la monnaie. Le d&#233;bat en cours sur la sortie du &#171; quantitative easing &#187; anglo-saxon ou sur l'&#233;volution de son pendant japonais est tr&#232;s technique. Mais il montre l'importance qu'a prise l'utilisation de ces moyens totalement conventionnels de dopage de l'activit&#233; par cr&#233;ation mon&#233;taire et notamment financement mon&#233;taire de la dette publique et du march&#233; obligataire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la technique, ce qui est &#224; souligner est le statut nouveau de la monnaie : on a pris une libert&#233; totale &#224; l'&#233;gard de toute r&#233;f&#233;rence objective. La base m&#233;tallique d'autrefois (l'or ou l'argent) quelle que soit ses limites avait l'immense m&#233;rite d'objectiver la valeur de la monnaie par rapport aux autres biens et services. Contrairement &#224; une id&#233;e r&#233;pandue, le fait que les rois et princes battaient monnaie ne signifiait en rien qu'ils lui donnaient sa valeur : ils garantissaient simplement un contenu en or. Cette r&#233;f&#233;rence objective est rest&#233;e encore pr&#233;gnante pendant une grande partie du XXe si&#232;cle, pour ne dispara&#238;tre qu'avec Nixon en 1971. Pendant un temps ensuite on a eu &#224; c&#339;ur de tenter de lutter contre l'inflation en contr&#244;lant la cr&#233;ation de monnaie ; une certaine limitation subsistait donc. Mais ce verrou a saut&#233; suite &#224; la crise de 2008. Les banques centrales, d&#233;sormais impr&#233;visibles, font litt&#233;ralement ce qu'elles veulent. Et donc on est &#224; la merci d'une exp&#233;rimentation sans pr&#233;c&#233;dent, men&#233;e sans contr&#244;le par une multitude de centres, avec une grande h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; mondiale (notamment entre pays cr&#233;anciers comme la Chine et pays d&#233;biteurs comme l'Europe et les Etats-Unis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui vaut pour les monnaies vaut bien s&#251;r aussi pour le commerce international, o&#249; s&#233;vit l'anarchie des normes et plus largement la mise en concurrence de syst&#232;mes &#233;conomiques et sociaux non seulement tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;nes, mais dont les r&#232;gles m&#234;mes sont passablement opaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; &#224; nouveau la relative instabilit&#233; de l'&#233;conomie mondiale, et par l&#224; des soci&#233;t&#233;s humaines.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La g&#233;opolitique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me observation dans le champ de la g&#233;opolitique, pourtant si diff&#233;rent du pr&#233;c&#233;dent. On est d&#233;sormais pass&#233; d'un monde domin&#233; par les pays occidentaux (et cela depuis deux si&#232;cles) &#224; un monde qui ne l'est plus. C'est &#233;vident sur le plan militaire et par l&#224; politique (les guerres d'Iraq et d'Afghanistan le confirment) : il n'y a plus de puissance ou groupe de puissances capable de donner &#224; volont&#233; forme politique &#224; la plan&#232;te ou m&#234;me &#224; une partie m&#234;me limit&#233;e de celle-ci. Et ce qui est remarquable est que cela se produise m&#234;me sans intervention d'une puissance rivale : c'est la capacit&#233; m&#234;me &#224; fa&#231;onner qui est s&#233;rieusement r&#233;duite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute le th&#232;me bien connu de la multipolarit&#233;, l'&#233;mergence de nouvelles puissances &#233;conomiques et par l&#224; &#224; terme militaires etc. Chaque soci&#233;t&#233; peut donc &#233;voluer de fa&#231;on impr&#233;visible, sans qu'on puisse la r&#233;guler par autorit&#233;, et encore moins par un ou des pouvoirs dominants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r le monde oligopolistique des puissances du pass&#233; n'&#233;tait pas non plus pr&#233;visible, comme les guerres mondiales l'ont rappel&#233;. Mais outre qu'il regroupait des pouvoirs appartenant &#224; la m&#234;me civilisation, il canalisait les forces en pr&#233;sence, r&#233;duisant d'autant les possibles. Nous nous sommes consid&#233;rablement &#233;loign&#233;s de cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute d&#233;sormais la possibilit&#233; d'actions d&#233;centralis&#233;es spectaculaires, dont l'impact est consid&#233;rablement accru par la mise en sc&#232;ne m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total donc, l'impr&#233;visibilit&#233; s'est sensiblement accrue, et la capacit&#233; &#224; influencer de fa&#231;on inattendue l'&#233;volution d'ensemble s'est largement diss&#233;min&#233;e, sans contr&#244;le ou ressort de rappel analogue &#224; ce qu'on avait connu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Culturellement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous en dirons autant en mati&#232;re culturelle (comprise au sens large). Contrairement &#224; ce qu'on dit parfois, le march&#233; si on peut dire s'est l&#224; aussi consid&#233;rablement ouvert. Certes il y a ind&#233;niablement un r&#244;le dominant de la culture am&#233;ricaine. Mais cela ne signifie pas domination exclusive, encore moins uniformisation : m&#234;me l'assimilation d'&#233;l&#233;ments qui lui sont emprunt&#233;s, loin de diminuer l'originalit&#233; locale, peut contribuer &#224; la renforcer. L'adoption universelle d'Internet est en outre un facteur puissant de diss&#233;mination et de diff&#233;renciation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se traduit dans la vie collective et si on peut dire le rythme des peuples et des soci&#233;t&#233;s. Pour prendre le pouls de cette h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; il suffit de penser &#224; l'opposition spectaculaire entre l'Europe lasse, repli&#233;e et frileuse, et le dynamisme collectif des pays &#233;mergents, voire m&#234;me aux diff&#233;rences d&#233;mographiques entre Inde, Chine et Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Religion et valeurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne s'observe dans le champ des valeurs fondamentales, religieuses ou la&#239;ques. Une comp&#233;tition mondiale de fait, mouvante, se d&#233;ploie - que ce soit entre les grandes religions, ou entre elles et le relativisme occidental, et cela &#224; l'int&#233;rieur de chaque pays ou civilisation. On constate en outre une multiplication des heurts et pers&#233;cutions, d'ailleurs essentiellement au d&#233;triment des chr&#233;tiens. Cela accro&#238;t &#224; la fois l'impr&#233;visibilit&#233; et la difficult&#233; de lecture. Contrairement &#224; l'attente na&#239;ve des Occidentaux, les printemps arabes par exemple n'ont pas eu pour d&#233;bouch&#233; une d&#233;mocratie occidentale, loin de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette impr&#233;visibilit&#233; est encore accrue par l'&#233;volution des m&#339;urs occidentales (pornographie, tenues vestimentaires, mariage gay, euthanasie etc.) o&#249; le relativisme joue &#224; plein et cherche en outre &#224; s'imposer comme id&#233;ologie normative l&#224; o&#249; il l'emporte. Une telle exp&#233;rimentation collective sans pr&#233;c&#233;dent, sur un sujet aussi fondateur que la famille ne peut qu'accro&#238;tre l'impr&#233;visibilit&#233;, d'abord pour l'&#233;volution et la coh&#233;sion humaine des soci&#233;t&#233;s concern&#233;es, au moins &#224; terme, et de toute fa&#231;on pour les relations entre soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'effet d'ensemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous ces diff&#233;rents champs paraissent &#224; premi&#232;re vue relever d'ordres tr&#232;s diff&#233;rents, mais on constate avec cette h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; mobile et non r&#233;gul&#233;e un &#233;l&#233;ment commun important. Et cet &#233;l&#233;ment est relativement nouveau par comparaison avec les deux derniers si&#232;cles, o&#249; il pouvait y avoir dans chacun de ces champs soit dominante d'un seul facteur, soit codominante qui &#233;tait certes comp&#233;titive mais &#233;tait exerc&#233;e par des entit&#233;s ou r&#233;alit&#233;s qui restaient dans une large mesure dans la m&#234;me sph&#232;re (&#224; l'exception du communisme, qui a &#233;t&#233; r&#233;sorb&#233;). M&#234;me dans les exceptions on restait donc sur du canalis&#233; global, ce qui certes n'excluait pas le risque mais permettait de le circonscrire ou au moins de le situer et donc de mieux le ma&#238;triser (m&#234;me si cela a &#233;chou&#233; en 1914).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui appara&#238;t en tout cas clair est que le syst&#232;me mondial et donc la soci&#233;t&#233; mondiale sont dans tous les domaines plus que jamais ouverts, mouvants et sans r&#233;gulation. Donc particuli&#232;rement incertains. Et peut-on penser, particuli&#232;rement instables. La th&#232;se inverse (selon laquelle la multiplicit&#233; cr&#233;e une forme d'&#233;quilibre) ne tient pas compte ni du facteur d&#233;tonateur que des petites affaires peuvent avoir, ni de la grande h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; actuellement constat&#233;e, en outre croissante. Le grand spectacle mondial ne manquera pas d'&#233;motions et de surprises.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
