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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>G&#233;ostrat&#233;gie et bien commun</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Geostrategie-et-bien-commun.html</link>
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		<dc:date>2026-04-24T12:52:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>G&#233;opolitique</dc:subject>
		<dc:subject>Bien commun</dc:subject>
		<dc:subject>Relations internationales</dc:subject>
		<dc:subject>Id&#233;ologie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une interview dans l'Incorrect &#224; propos de mon livre r&#233;cent : Ni r&#232;gle de la loi, ni loi de la jungle, G&#233;ostrat&#233;gie et bien commun chez Boleine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir aussi &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que la g&#233;ostrat&#233;gie, et quel rapport entretient-elle avec le bien commun ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Parler de g&#233;ostrat&#233;gie dans le cadre de la g&#233;opolitique, c'est mettre l'accent sur la dimension strat&#233;gique. Qui dit pens&#233;e strat&#233;gique dit opposition de deux volont&#233;s ou plus, luttant pour l'emporter - &#233;ventuellement par la destruction ou au moins (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Guerre-et-defense-.html" rel="directory"&gt;Guerre, conflit et crise&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Geopolitique-+.html" rel="tag"&gt;G&#233;opolitique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Bien-commun-+.html" rel="tag"&gt;Bien commun&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Relations-internationales-+.html" rel="tag"&gt;Relations internationales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Ideologie-+.html" rel="tag"&gt;Id&#233;ologie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pierredelauzun.fr/IMG/logo/ni-regne-de-la-loi-ni-loi-de-la-jungle--2.jpg?1787417301' class='spip_logo spip_logo_right' width='95' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une interview dans l'Incorrect &#224; propos de mon livre r&#233;cent : Ni r&#232;gle de la loi, ni loi de la jungle, G&#233;ostrat&#233;gie et bien commun chez Boleine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lincorrect.org/pierre-de-lauzun-on-ne-peut-considerer-la-guerre-en-iran-comme-une-guerre-juste/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://lincorrect.org/pierre-de-la...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi &lt;a href=&#034;https://www.pierredelauzun.fr/Ni-regne-de-la-loi-ni-loi-de-la-jungle-Geopolitique-et-bien-commun.html&#034; class=&#034;spip_url&#034;&gt;https://www.pierredelauzun.fr/Ni-re...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Qu'est-ce que la g&#233;ostrat&#233;gie, et quel rapport entretient-elle avec le bien commun ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler de g&#233;ostrat&#233;gie dans le cadre de la g&#233;opolitique, c'est mettre l'accent sur la dimension strat&#233;gique. Qui dit pens&#233;e strat&#233;gique dit opposition de deux volont&#233;s ou plus, luttant pour l'emporter - &#233;ventuellement par la destruction ou au moins la neutralisation de forces adverses. Une telle opposition est la cons&#233;quence presque in&#233;vitable de la multiplicit&#233; des pouvoirs en pr&#233;sence, chacun g&#233;rant sa position par rapport aux autres sans conna&#238;tre le fonds de sa pens&#233;e, et au risque d'&#234;tre domin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; une difficult&#233; majeure dans la recherche du bien commun. Alors que, dans le cas d'une autorit&#233; commune (notamment un pouvoir politique jug&#233; l&#233;gitime), on tente de r&#233;soudre la question en confiant un r&#244;le ultime de recherche du bien commun &#224; cette autorit&#233;, ici, c'est par d&#233;finition impossible, puisqu'en g&#233;n&#233;ral, elle n'existe pas ou n'a pas de force. Ce sont donc les acteurs eux-m&#234;mes qui vont devoir chercher ce bien, au moins un certain bien, tout en tenant compte de l'incertitude cr&#233;&#233;e par la volont&#233; contraire qui leur fait face et qui peut &#234;tre gravement dangereuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous montrez que la g&#233;ostrat&#233;gie se caract&#233;rise par son aspect paradoxal et impr&#233;visible. Pourquoi ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat de la confrontation de deux volont&#233;s humaines, raisonnablement intelligentes, mais poursuivant des buts oppos&#233;s, ignorantes de la pens&#233;e intime de l'autre, est intrins&#232;quement impr&#233;visible. D'o&#249; la nature paradoxale de la strat&#233;gie. S'y ajoute par ailleurs une impr&#233;visibilit&#233; pratique due &#224; l'&#233;volution des &#233;v&#233;nements, car, dans la majorit&#233; des cas la conduite des op&#233;rations, r&#233;sultat en partie de d&#233;cisions de l'adversaire, entra&#238;ne bien au-del&#224; de ce qu'on voudrait, ou voulait au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette impr&#233;visibilit&#233; intrins&#232;que est un scandale intellectuel ; car c'est le cas principal, dans l'ensemble des relations humaines, o&#249; l'exercice de la rationalit&#233; ne conduit intrins&#232;quement pas &#224; une connaissance, et donc &#224; une pr&#233;vision possible. Cette impr&#233;visibilit&#233; atteint un degr&#233; extr&#234;me dans le cas des op&#233;rations militaires, puisque la destruction r&#233;ciproque y est l'&#233;l&#233;ment central. Mais elle se retrouve &#233;videmment dans de multiples occasions de la vie humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En quoi l'id&#233;ologie est-elle un obstacle &#224; la recherche du bien commun en mati&#232;re g&#233;ostrat&#233;gique ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on appelle id&#233;ologie un syst&#232;me de pens&#233;e qui pr&#233;tend donner a priori une r&#233;ponse sur la bonne solution &#224; apporter, cela pr&#233;sente en mati&#232;re g&#233;opolitique un double inconv&#233;nient. D'une part elle suppose par d&#233;finition une simplification relative de situations complexes et court ce faisant le risque de conduire &#224; des solutions soit inefficaces, soit inadapt&#233;es. C'est particuli&#232;rement vrai en mati&#232;re de g&#233;ostrat&#233;gie puisque l'ind&#233;termination sur le r&#233;sultat possible ou souhaitable y est &#224; son comble. D'autre part, elle donne trop souvent &#224; ceux qui y adh&#232;rent un degr&#233; &#233;lev&#233; de conviction morale (ou d'hypocrisie) qui leur fait non seulement souvent n&#233;gliger la r&#233;alit&#233;, mais aussi user de violence pour imposer des solutions jug&#233;es bonnes a priori.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Plus qu'&#224; un choc des civilisations, nous assisterions &#224; des conflits id&#233;ologiques dites-vous. Pourquoi ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plusieurs civilisations au sens large, et malgr&#233; la mondialisation et en r&#233;alit&#233; la sp&#233;cificit&#233; des diff&#233;rentes cultures s'affirme avec le d&#233;veloppement &#233;conomique et politique. Mais cela ne signifie pas que les rapports entre puissances se d&#233;finissent d'abord par les civilisations auxquels elles sont cens&#233;es appartenir. A l'int&#233;rieur d'une m&#234;me &#171; civilisation &#187; (notion d'ailleurs pas si d&#233;finie que cela) il peut y avoir des antagonismes intenses, et inversement des pays de cultures diverses peuvent avoir des rapports confiants ou des alliances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les id&#233;ologies sont en revanche un facteur important de conflit, y compris d'ailleurs une id&#233;ologie du conflit de civilisations. Mais le facteur essentiel reste la notion m&#234;me de puissance et leur rivalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans le cadre d'un conflit, comment bien agir quand l'ennemi se fiche pour sa part de la paix et du bien commun mondial (pensons aux islamistes) ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toute situation de conflit, la r&#233;alit&#233; du conflit des strat&#233;gies rend par d&#233;finition difficile la recherche du bien commun et notamment de la paix, m&#234;me si les adversaires sont, autant qu'on peut l'&#234;tre en ce monde, un tant soit peu soucieux de la recherche du bien. A fortiori si l'ennemi exclut clairement une telle recherche et toute paix autre que de pure domination de sa part. Prenons le cas d'Hitler : le passage &#224; la lutte arm&#233;e est alors difficilement &#233;vitable. Mais cela n'emp&#234;che pas une certaine flexibilit&#233;, par exemple pour jouer l'&#233;mergence chez l'adversaire d'un pouvoir orient&#233; diff&#233;remment (coup d'&#233;tat, jeu des factions etc.). Il est notamment dangereux pour le bien commun, hors cas extr&#234;mes comme le nazisme, de viser a priori la capitulation de l'adversaire comme le seul objectif possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas des islamistes est complexe car il en existe de multiples vari&#233;t&#233;s. Si Daech para&#238;t relever d'un approche r&#233;solument confrontationnelle, dans d'autres cas on peut avoir &#224; parier sur une &#233;volution des r&#233;gimes concern&#233;s : toute l'histoire de l'Islam est faite de cet amollissement de pouvoirs &#224; l'origine implacablement guerriers et violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Votre ouvrage pr&#233;c&#233;dent s'int&#233;ressait &#224; la guerre juste. Comment, &#224; travers ce prisme, analysez-vous le conflit en Iran ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les crit&#232;res de la guerre juste, il y a entre autres la l&#233;gitimit&#233; du but et l'id&#233;e raisonnable qu'on peut obtenir par la guerre un r&#233;sultat meilleur, qui ne peut &#234;tre obtenu autrement ; plus l'usage de moyens strictement proportionn&#233;s. Or en l'esp&#232;ce la recherche d'un renversement du r&#233;gime ne respecte pas ces crit&#232;res : on ne change pas un r&#233;gime politique enracin&#233; par des bombardements. L'affaiblissement de l'Iran non plus : outre que le r&#233;gime pourrait en sortir renforc&#233;, les cons&#233;quences indirectes sont disproportionn&#233;es et contreproductives (par exemple la confirmation du pouvoir de l'Iran &#224; perturber le trafic dans le d&#233;troit d'Ormuz). Le seul objectif d&#233;fendable est la neutralisation de l'effort de l'Iran pour acqu&#233;rir l'arme nucl&#233;aire. Cela pourrait justifier des frappes chirurgicales comme en juin 2025, mais pas la guerre en cours, qui &#224; ce stade ne para&#238;t pas faire avancer la question du nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Suite &#224; la multiplication des interventions am&#233;ricaines, beaucoup se sont &#233;mu des violations r&#233;p&#233;t&#233;es du droit international. Que peut encore celui-ci pour le bien commun mondial ? L'ONU est-elle en &#233;tat de mort c&#233;r&#233;brale, pour paraphraser Emmanuel Macron ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a beaucoup exag&#233;r&#233;, en Europe notamment, le r&#244;le du droit international ou de l'ONU depuis 1945 : il y a eu d'innombrables guerres et conflits et tr&#232;s peu ont &#233;t&#233; &#233;vit&#233;s ou canalis&#233;s par l'usage du droit. Mais il ne faut pas tomber dans le d&#233;faut inverse, comme cela para&#238;t &#234;tre le cas de Donald Trump, qui consiste &#224; consid&#233;rer que toute r&#233;f&#233;rence de ce type est sans valeur par rapport au pur jeu des int&#233;r&#234;ts. Disposer de balises comportementales communes orient&#233;es dans le sens de la paix et du bon voisinage est en soi bon ; m&#234;me si cela n'a rien &#224; voir avec la situation interne &#224; un pays, o&#249; la loi dispose en principe du monopole de la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le pape L&#233;on XIV multiplie les appels &#224; la paix. Qu'en pensez-vous ? Plus largement, quel r&#244;le le Vatican peut-il jouer dans la recherche du bien commun mondial ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le pape multiplie les appels &#224; la paix est pour le moins une &#233;vidence. Cela retrouve une tradition ancienne dans l'Eglise, &#224; commencer par la Paix de Dieu au Moyen Age, pour continuer avec les appels poignants de Beno&#238;t XV face au carnage de 14-18. C'est notamment le cas avec la guerre d'Iran, dont j'ai rappel&#233; qu'on ne pouvait &#224; la consid&#233;rer comme une guerre juste. On notera cependant que le pape L&#233;on en reste &#224; une condamnation g&#233;n&#233;rale et absolue de toute guerre, sans appuyer son raisonnement sur une analyse de situation que la th&#233;orie de la guerre juste permettrai plus clairement, et notamment du probl&#232;me pos&#233; par le nucl&#233;aire iranien. Un discours plus ajust&#233; aurait permis &#224; mon sens un meilleur &#233;change sinon avec Trump, au moins avec Vance. Ce qui n'excuse pas leurs propos, notamment ceux de Trump.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l'Eglise ait son r&#244;le &#224; jouer dans la recherche de la paix et du bien commun est donc une &#233;vidence. En particulier, m&#234;me si la responsabilit&#233; des affaires de ce monde incombe aux dirigeants la&#239;cs, le rappel de principes moraux, domaine de comp&#233;tence du magist&#232;re, s'accompagne l&#233;gitimement de prises de positions sur des questions concr&#232;tes relevant du politique. Tout en &#233;vitant la tentation d'une approche dite proph&#233;tique si elle ne prend pas assez en compte les r&#233;alit&#233;s en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paru sur le site de l'Incorrect&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;rive europ&#233;enne : la norme au lieu de la d&#233;cision </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/La-derive-europeenne-la-norme-au-lieu-de-la-decision.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/La-derive-europeenne-la-norme-au-lieu-de-la-decision.html</guid>
		<dc:date>2026-01-24T16:25:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Id&#233;ologie</dc:subject>
		<dc:subject>Norme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Si l'Union europ&#233;enne appara&#238;t de plus en plus d&#233;pass&#233;e sur la sc&#232;ne internationale, ce n'est pas une surprise, ni le hasard de d&#233;cisions malheureuses. En fait c'est dans sa nature profonde que r&#233;side le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une raison simple : elle n'a pas &#233;t&#233; construite pour d&#233;cider et &#233;laborer une v&#233;ritable strat&#233;gie. A un double niveau : d'abord parce que c'est une construction fondamentalement id&#233;ologique, avec la cons&#233;quence qu'on y gouverne &#224; partir d'id&#233;es a priori et non par de vrais choix strat&#233;giques et donc politiques ; ensuite, parce que son organisation et son mode de prise de d&#233;cision confortent cette orientation fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc sortir de ce sch&#233;ma mental mortif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire&#8230;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Europe-.html" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Union-europeenne-+.html" rel="tag"&gt;Union europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Ideologie-+.html" rel="tag"&gt;Id&#233;ologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Norme-+.html" rel="tag"&gt;Norme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pierredelauzun.fr/IMG/logo/euro-76019_1920.jpg?1787417297' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'Union europ&#233;enne appara&#238;t de plus en plus d&#233;pass&#233;e sur la sc&#232;ne internationale, ce n'est pas une surprise, ni le hasard de d&#233;cisions malheureuses. En fait c'est dans sa nature profonde que r&#233;side le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une d&#233;rive europ&#233;enne &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fait de base : le d&#233;crochage de l'Europe en termes &#233;conomiques et technologiques. Or il co&#239;ncide clairement avec la formation de l'Union europ&#233;enne actuelle, celle de Maastricht. Cyrille Dalmont (Figaro Vox 19 d&#233;cembre 2025) note ainsi que la part europ&#233;enne du PIB mondial est pass&#233;e de 25 % en 1990 &#224; 14 % aujourd'hui, malgr&#233; l'extension du nombre de membres. La comparaison avec les Etats-Unis est encore plus frappante. En 1992, les deux zones pesaient &#224; peu pr&#232;s le m&#234;me poids dans l'&#233;conomie mondiale, l'Europe b&#233;n&#233;ficiant m&#234;me d'un l&#233;ger avantage. Mais en 2024, le PIB par habitant aux &#201;tats-Unis en 2024 est de 84 809 dollars contre 43 145 dollars au sein de l'Union europ&#233;enne (Banque mondiale). Toujours selon Dalmont, sur les 1 000 plus grandes entreprises technologiques mondiales, les &#201;tats-Unis en concentrent 467, qui repr&#233;sentent plus de 80 % de la capitalisation totale. L'UE n'en rassemble que 139, pour moins de 5 % de la capitalisation globale. Dans les 100 premi&#232;res, le d&#233;s&#233;quilibre est encore plus brutal : 59 entreprises am&#233;ricaines, deux europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on peut ne pas consid&#233;rer que le PNB ou la technologie sont les seuls crit&#232;res d&#233;finitifs pour juger un pays ou ses performances. Mais l'Europe a r&#233;guli&#232;rement affich&#233; sur la p&#233;riode ses ambitions dans ces mati&#232;res. Son &#233;chec relatif est donc patent. Et on ne parle pas de la comparaison avec la Chine - encore moins de la capacit&#233; militaire&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la question : est-ce une simple loup&#233;, une porte qui n'a pas &#233;t&#233; vue ? Ou est-ce structurel ? Dalmont accuse la tendance europ&#233;enne &#224; la surr&#232;glementation : la Commission reconna&#238;t, dit-il, une hausse de 27 % de la charge r&#233;glementaire en dix ans dans les secteurs industriels. Le point est incontestable. Mais au-del&#224; m&#234;me de cette surr&#232;glementation, il faut souligner surtout la tendance europ&#233;enne &#224; voir la r&#233;glementation comme le principal moyen d'action. On &#233;met des normes au lieu de cr&#233;er. Mais on ne pr&#233;pare pas un avenir ni ne d&#233;finit une strat&#233;gie en empilant des normes : celles-ci peuvent avoir un sens dans des limites raisonnables, mais cela suppose qu'il y ait en sous-jacent une dynamique, une position gagnante, et donc une volont&#233; strat&#233;gique, partag&#233;e dans la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or c'est ce que l'Union europ&#233;enne est incapable de produire. Pour une raison simple : elle n'a pas &#233;t&#233; construite pour cela. A un double niveau : d'abord parce que c'est une construction fondamentalement id&#233;ologique, avec la cons&#233;quence qu'on y gouverne &#224; partir d'id&#233;es a priori et non par de vrais choix strat&#233;giques et donc politiques ; ensuite, parce que son organisation et son mode de prise de d&#233;cision confortent cette orientation fondamentale. Certes, on retrouve par l&#224; un &#233;cho de ce qu'on constate dans les pays membres eux-m&#234;mes, de fa&#231;on amplifi&#233;e et radicalis&#233;e. Mais la diff&#233;rence est qu'au niveau europ&#233;en, c'est inh&#233;rent &#224; la construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'erreur d'un moralisme id&#233;ologique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;tour par le choix moral permet de le comprendre mieux. Comment en effet fonde-t-on ses choix, sinon sur une id&#233;e de ce qu'il est bon de faire, ce qui suppose qu'on ait cette id&#233;e du bien, donc au sens large une forme d'&#233;thique ou morale ? Il y a pour simplifier trois conceptions : l'&#233;thique de responsabilit&#233; (cons&#233;quentialiste), l'&#233;thique d&#233;ontologique (kantienne), l'&#233;thique du jugement &#233;clair&#233; (aristot&#233;licienne). Or il y a une affinit&#233; entre le syst&#232;me de pens&#233;e dominant, notamment au niveau europ&#233;en, et la logique d&#233;ontologique, de type kantien. On pose des principes a priori, suppos&#233;s de valeur universelle, et on juge la situation &#224; partir de l&#224;. Le soutien &#224; l'Ukraine, ou l'entr&#233;e des migrants, sont typiques de ce genre de raisonnement, tellement en faveur au niveau europ&#233;en. Bien entendu, derri&#232;re, d'autres motivations peuvent appara&#238;tre, ou se cacher, qui sont de logique diff&#233;rente. Mais m&#234;me s'il y a une certaine hypocrisie, la mani&#232;re dont elle se manifeste et s'habille est sp&#233;cifique ; et en r&#233;alit&#233; l'id&#233;ologie est centrale dans le d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, le syst&#232;me impose une id&#233;ologie, celle du politiquement correct, en s'appuyant sur le r&#244;le croissant des juges, qui se substitue aux politiques, ou impose aux citoyens des r&#232;gles qu'ils n'ont jamais valid&#233;es. Et surtout le raisonnement juridique lui-m&#234;me est typiquement de type d&#233;ontologique ou kantien. Or ce n'est pas le bon mode d'exercice de la justice, comme Adrian Vermeule l'a brillamment rappel&#233; dans le cas de la constitution am&#233;ricaine. Tout autre en effet est l'approche de la morale des vertus, &#224; savoir d'un jugement moral visant &#224; la recherche d'un bien objectif qui s'appr&#233;cie en conscience au vu de la situation, sous l'&#233;clairage de principes mais sans automatisme &#8211; ce qui suppose d'abord une formation morale adapt&#233;e du juge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me remarque vaut pour tout d&#233;cideur. Celui qui d&#233;cide est celui qui prend ses responsabilit&#233;s au vu de la situation, en choisissant la voie qui en conscience lui para&#238;t la bonne. Et pas en d&#233;clinant un syst&#232;me de pens&#233;e pr&#233;construit, qu'ensuite il suit aveugl&#233;ment ; &#224; nouveau, l'Ukraine ou les migrants en sont des exemples consternants. Dans un cas, on refuse obstin&#233;ment de tenir compte de la r&#233;alit&#233; de ce qu'est un conflit, et on poursuit au nom de principes abstraits un combat d&#233;sormais perdu, apr&#232;s avoir sacrifi&#233; des actifs majeurs en Russie et cr&#233;&#233; un handicap &#233;nerg&#233;tique d&#233;vastateur. Dans l'autre, on d&#233;clenche puis encourage une acc&#233;l&#233;ration torrentielle de migrations dont on s'acharne &#224; miner toute possibilit&#233; r&#233;aliste de les contenir, toujours au nom de principes abstraits &#8211; malgr&#233; la tr&#232;s relative inflexion r&#233;cente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cision et responsabilit&#233; personnelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une telle mani&#232;re de proc&#233;der a un autre inconv&#233;nient majeur : celui d'encourager et de faciliter un des vices majeures de nos soci&#233;t&#233;s : l'irresponsabilit&#233;. Dans un grand nombre de domaines, les d&#233;cisions sont prises de plus en plus sur la base de suppos&#233;es constatations m&#234;lant a priori id&#233;ologie et suppos&#233;es expertises, face &#224; quoi on explique aux m&#233;dias g&#233;n&#233;ralement complices et &#224; la population qu'il n'y pas d'autre choix. Cela permet d'&#233;luder toute vraie responsabilit&#233; personnelle des suppos&#233;s dirigeants. Nassim Taleb l'avait rappel&#233; avec force dans son livre Skin in the game : il y a un ab&#238;me entre celui qui d&#233;cide personnellement en ayant un enjeu personnel direct, c'est-&#224;-dire en engageant sa responsabilit&#233;, et celui qui d&#233;cide sans que l'effet de la d&#233;cision, bon ou mauvais, l'affecte r&#233;ellement. Autrefois, le second cas pouvait prendre la figure du potentat &#224; l'ancienne, jugeant selon son arbitraire personnel. Mais dans nos soci&#233;t&#233;s, cela prend essentiellement la figure de celui qui d&#233;cide en s'abritant derri&#232;re les normes d'un c&#244;t&#233;, les proc&#233;dures de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cas des institutions europ&#233;ennes en est un exemple spectaculaire : pour la plupart non &#233;lues, sinon indirectement, et pour un temps bref, elles ne se retrouvent jamais face &#224; des &#233;lecteurs qui pourraient leur demander des comptes. M&#234;me les parlementaires y sont &#233;lus en fait sur une base politique nationale ; et lorsqu'il y a de nouvelles &#233;lections, personne ne fait de lien entre eux et ce qu'ils ont vot&#233; pendant leur mandat. L'irresponsabilit&#233; y atteint donc un degr&#233; spectaculaire, consid&#233;rablement plus qu'au niveau des Etats membres (encore que les dirigeants de ces derniers s'en tirent souvent &#224; rejetant la responsabilit&#233; sur &#171; l'Europe &#187; - bien entendu sans qu'on sache qui est vis&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc bien ce m&#233;canisme m&#234;lant irresponsabilit&#233; et choix proc&#233;duraux ou id&#233;ologiques qui est la cause centrale de l'&#233;chec des institutions europ&#233;ennes, et derri&#232;re elles, une des causes majeures (avec d'autres) du recul g&#233;n&#233;ral des pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A para&#238;tre sur&lt;/i&gt; Politique Magazine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La faute au seul capitalisme ? </title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/La-faute-au-seul-capitalisme.html</link>
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		<dc:date>2016-12-05T16:56:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Id&#233;ologie dominante</dc:subject>
		<dc:subject>Id&#233;ologie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C'est devenu un th&#232;me &#224; la mode dans le microcosme catholique : tous nos maux sont dus au lib&#233;ralisme &#233;conomique et &#224; lui seul. Pas seulement la d&#233;gradation de l'environnement ou la mont&#233;e des in&#233;galit&#233;s, ce qui a du sens. Mais la loi Taubira, la d&#233;gradation de la famille, la GPA, l'avortement, la laideur ambiante, la d&#233;gradation de l'orthographe, l'immigration, Madame Vallaud Belkacem, Daech, l'Arabie S&#233;oudite, les guerres&#8230; Peu importe l'effet, la cause est universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle pens&#233;e est bien confortable...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lanef.net/t_article/la-faute-au-seul-capitalisme-pierre-de-lauzun-26285.asp?page=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.lanef.net/t_article/la-f...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
La faute au seul capitalisme ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est devenu un th&#232;me &#224; la mode dans le microcosme catholique : tous nos maux sont dus au lib&#233;ralisme &#233;conomique et &#224; lui seul. Pas seulement la d&#233;gradation de l'environnement ou la mont&#233;e des in&#233;galit&#233;s, ce qui du sens. Mais la loi Taubira, la d&#233;gradation de la famille, la GPA, l'avortement, la laideur ambiante, la d&#233;gradation de l'orthographe, l'immigration, madame Vallaud Belkacem, Daech, l'Arabie saoudite, les guerres&#8230;Peu importe l'effet, la cause est universelle. Partout c'est pour gagner leur fric que les capitalistes r&#233;pandent le mal, et on retrouve leur main sale et int&#233;ress&#233;e derri&#232;re tout ce qui ne va pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle pens&#233;e est bien confortable. D'abord parce que les capitalistes ce sont les autres, les riches, les puissants. Plus besoin de s'interroger sur nos propres pratiques. Ensuite parce que l'explication s'applique &#224; tout. Plus besoin d'analyser la question ; on trouve toujours le m&#234;me coupable &#224; la fin. Sauf que la r&#233;alit&#233; est un peu plus complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement d'abord un minimum d'analyse montre que les id&#233;es nouvelles qui ont progressivement mis &#224; bas la chr&#233;tient&#233; remontent au XVIIe si&#232;cle, bien avant l'arriv&#233;e du lib&#233;ralisme &#233;conomique. La d&#233;marche qui a conduit Machiavel, Hobbes, Locke puis les &#171; Lumi&#232;res &#187; et leurs successeurs ne r&#233;sulte pas d'un plan machiav&#233;lique des financiers du temps mais d'un tournant majeur, anthropologique, l'instauration d'un nouveau paradigme o&#249; l'homme pr&#233;tend se construire lui-m&#234;me et sa soci&#233;t&#233; sans r&#233;f&#233;rence une v&#233;rit&#233; morale objective et &#224; Dieu. D&#233;veloppement fondateur (ou plut&#244;t destructeur) qui fera petit &#224; petit sentir ses effets jusqu'au relativisme actuel. L&#224; est le fait essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement ensuite parce que les puissances d'argent ne sont pas &#224; l'origine des id&#233;es mais &#224; leur remorque. Les Bill Gates et autres Soros mettent des milliards &#224; la disposition de ces id&#233;es d&#233;l&#233;t&#232;res. Mais ils ne les ont ni invent&#233;es ni d&#233;velopp&#233;es. L'avortement, le f&#233;minisme outrancier, la GPA, la d&#233;gradation de la famille ont &#233;t&#233; imagin&#233;s par d'autres et l'emportent parce que conformes &#224; l'id&#233;ologie dominante. Mais ce ne sont pas des business significatifs. Leur importance anthropologique est tout autre que leur importance financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne veut pas dire que le lib&#233;ralisme &#233;conomique soit inoffensif, sous sa forme radicale et d&#233;brid&#233;e. Dans son domaine propre d'abord, &#233;conomique : on ne voit que trop ses effets destructeurs sur les communaut&#233;s nationales et leurs patrimoines culturels, sociaux et &#233;cologiques. Ensuite par sa diffusion d'une image unidimensionnelle de l'homme, r&#233;duit au r&#244;le de simple producteur ou consommateur. Mais aurait-il tant d'influence si au pr&#233;alable le syst&#232;me de pens&#233;e et de valeur collectif n'avait &#233;t&#233; boulevers&#233; par des id&#233;ologies enracin&#233;es profond&#233;ment en nous ? En fait la relation entre eux est autre. Quand il n'y a plus de vraies valeurs communes, seul l'argent peut servir d'arbitre, car il est parfaitement neutre &#224; leur &#233;gard. Consid&#233;rer un enfant &#224; na&#238;tre comme une marchandise d&#233;montre la corruption de nos repr&#233;sentations collectives, qui n'ont plus d'inhibition et ouvrent la porte &#224; toutes les pratiques. Mais sur ce march&#233; ignoble, c'est la demande qui pr&#233;c&#232;de l'offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que toutes ces critiques laissent ouverte la question : que faire &#224; la place ? Personne ne propose une &#233;tatisation &#224; la sovi&#233;tique, et il est peu cr&#233;dible de tout construire avec des coop&#233;ratives ou des associations ; en outre rien ne garantit qu'elles seront vertueuses. L'Eglise l'avait bien compris qui a toujours d&#233;fendu un syst&#232;me &#233;conomique d&#233;centralis&#233;, libre mais r&#233;gul&#233;, ce qui suppose la propri&#233;t&#233; et l'entreprise - et simultan&#233;ment un profond renouvellement de nos valeurs, et donc notre conversion. Le march&#233; trouve sa place dans cette vision, car comment faire interagir autrement des personnes et des entreprises libres de leur action ? Beno&#238;t XVI avait eu la finesse de distinguer le march&#233; comme outil, des priorit&#233;s de ses participants : ce sont ces priorit&#233;s qui l'orientent et lui donnent sa direction. Plus, bien s&#251;r, les r&#232;gles qui le r&#233;gissent, et donc le niveau politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne r&#233;formera donc pas notre soci&#233;t&#233; malade et ses d&#233;viances perverses, y compris son mat&#233;rialisme et le culte de l'argent, en ne s'en prenant qu'&#224; un capitalisme fantasm&#233; suppos&#233; racine de tout. Il est &#233;videmment une partie importante de la question. Il n'est pas la seule question. Changer les priorit&#233;s personnelles et collectives va bien au-del&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;truire &#224; la racine les id&#233;ologies terroristes</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Detruire-a-la-racine-les-ideologies-terroristes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Detruire-a-la-racine-les-ideologies-terroristes.html</guid>
		<dc:date>2016-07-27T09:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Terrorisme</dc:subject>
		<dc:subject>Id&#233;ologie</dc:subject>
		<dc:subject>Islamisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Chaque jour nous apporte un nouveau cas de terrorisme, d'assassinat l&#226;che de personnes innocentes vaquant aux occupations normales de la vie. Aujourd'hui c'est un vieux pr&#234;tre disant sa messe&#8230; La grande majorit&#233; d'entre eux se fait au nom de l'islamisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit leur parcours psychologique, une telle id&#233;ologie a un r&#244;le d&#233;cisif dans le passage &#224; l'acte de ces individus, et leur choix de ce moyen de lutte particuli&#232;rement pervers et antisocial qu'est le terrorisme. Il faut donc &#233;radiquer de telles id&#233;ologies avec toute l'&#233;nergie possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#233;radiquer l'islamisme pose le probl&#232;me de l'Islam et de ses terribles ambigu&#239;t&#233;s. Sans r&#233;forme radicale de l'Islam, le terrorisme sera durablement avec nous. M&#234;me si la plupart des musulmans sont des porteurs sains tout &#224; fait paisibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sans id&#233;ologie pas de terrorisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour nous apporte un nouveau cas de terrorisme, d'assassinat l&#226;che de personnes innocentes vaquant aux occupations normales de la vie. Aujourd'hui c'est un vieux pr&#234;tre disant sa messe&#8230; La grande majorit&#233; d'entre eux se fait au nom de l'islamisme. Certes, rarement aujourd'hui, cela a pu &#234;tre une autre id&#233;ologie (le seul cas r&#233;cent est Breivik en Norv&#232;ge, mais c'&#233;tait un solitaire). Enfin certains, assez rares, sont le fait d'individus isol&#233;s peu motiv&#233;s id&#233;ologiquement (ainsi le Japonais qui a assassin&#233; pr&#232;s d'une vingtaine d'handicap&#233;s). D'o&#249; la tendance de notre syst&#232;me dominant, relay&#233; par les m&#233;dias, &#224; nous expliquer que le terrorisme de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale est une pure pathologie, et que l'id&#233;ologie dont il se r&#233;clame n'y joue pas un r&#244;le essentiel. Et de gloser sur le profil plus ou moins fragile psychologiquement de tels ou tels de ces personnages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle analyse est fausse et dangereuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fausse parce que dans le cas de la grande majorit&#233; de ces terroristes, l'id&#233;ologie dont ils se r&#233;clament a &#233;t&#233; d&#233;cisive dans leur passage &#224; l'acte et dans ses modalit&#233;s. C'est une chose de mal se sentir dans sa peau ou d'en vouloir &#224; la soci&#233;t&#233; o&#249; on se trouve. C'en est une tout autre de se procurer des kalachnikovs pour mitrailler une foule, ou de foncer dessus dans un camion lanc&#233; &#224; pleine vitesse, lou&#233; au pr&#233;alable dans ce but. Une partie appr&#233;ciable de ces terroristes ne montre d'abord pas de pathologie. Quant &#224; ceux qui ont des signes de fragilit&#233; ou de risque, on ne peut pas analyser leur pathologie sans &#233;voquer le contexte socioculturel dans lequel ils la d&#233;veloppent et l'expriment, les mots et r&#233;f&#233;rences que leur fournit cette id&#233;ologie qui est leur r&#233;f&#233;rence centrale, qui les encourage, donne forme &#224; leur inqui&#233;tude, et les oriente dans l'action. En d'autres termes, une personne humaine ne devient ce qu'elle est, dans ses id&#233;es, ses sentiments et son comportement, en dehors d'un cadre culturel qui l'oriente et la canalise. Si c'est une id&#233;ologie meurtri&#232;re ou antisociale, elle les pousse &#224; l'acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dangereuse parce que cela ne permet pas de lutter efficacement contre la cause principale du mal. L'islamisme n'est &#233;videmment pas la seule id&#233;ologie qui a nourri une action terroriste. Sans remonter aux assassins anarchistes, on se rappelle les m&#233;thodes r&#233;guli&#232;rement violentes d'une partie appr&#233;ciable des mouvements communistes et notamment gauchistes, encore relativement r&#233;cemment en Allemagne et en Italie. Ou, en leur temps, de fascismes divers. Ou de la Terreur en France. Ou du FLN. Mais &#224; notre &#233;poque l'islamisme occupe ind&#233;niablement une place toute particuli&#232;re. Et il se nourrit d'une base extr&#234;mement large, l'Islam.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le terrorisme intrins&#232;quement pervers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut prendre la mesure de l'abjection qu'est le terrorisme. C'est par nature une id&#233;ologie destructrice de la vie commune. On pr&#233;tend qu'il rentre dans la cat&#233;gorie g&#233;n&#233;rale de la guerre car il s'agit pour le terroriste de forcer la volont&#233; de l'ennemi, d'utiliser la violence pour lui imposer une certaine conduite. Mais c'est un moyen de lutte particuli&#232;rement pervers, non seulement dans ses moyens, mais en regard des buts qu'il affiche. En principe, tous les actes de violence ont pour objectif une situation de paix, quoique sur des bases diff&#233;rentes de la situation ant&#233;rieure. Or le terrorisme est un moyen de lutte particuli&#232;rement inefficace pour parvenir &#224; la paix. En effet, son principe est d'utiliser les apparences de la paix pour commettre un acte violent, justifi&#233; comme acte de guerre. Par d&#233;finition, il se situe dans le contexte de la vie civile, qu'il renverse : des gens prennent tranquillement un bus, qui explose, ou se font assassiner dans un caf&#233;. La situation qu'exploite le terroriste est la d&#233;finition m&#234;me de ce qu'on appelle la paix, c'est la confiance mutuelle, le fait qu'on ne se menace pas physiquement les uns les autres. Cette confiance relative peut d'ailleurs se maintenir dans une certaine mesure m&#234;me en cas de guerre classique : un soldat en armes dit clairement ce qu'il est. Mais un terroriste, lui, utilise des signes de civilit&#233;, conduisant &#224; lui faire confiance, pour accomplir des actes de violence. Quel peut en &#234;tre le r&#233;sultat, sinon une m&#233;fiance g&#233;n&#233;ralis&#233;e ; l'id&#233;e que des gens sont par nature non fiables, quels que soient les signes de paix qu'ils donnent ? En d'autres termes, le terroriste d&#233;truit ce qui est le fondement premier de la paix : la possibilit&#233; de faire comprendre &#224; l'autre qu'on ne le menace pas. En cela le terrorisme est corrupteur et profond&#233;ment pervers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourrait-il &#234;tre justifi&#233; dans certains cas ? Dans la tradition classique, pour qualifier une guerre de juste, on avance la pr&#233;sence concomitante d'une situation manifestement injuste ; de l'impossibilit&#233; de changer les choses par d'autres moyens ; et de la conviction que, de ce fait la situation ne sera pas ensuite pire qu'elle ne l'&#233;tait. Ce dernier crit&#232;re au moins invalide le terrorisme dans la quasi-totalit&#233; des cas. En effet, le r&#233;sultat qu'il obtient est d&#233;vastateur, puisqu'il aboutit &#224; la rupture de ce qui fonde toute vie en soci&#233;t&#233;. Tout au plus devrait-il donc se limiter &#224; tr&#232;s peu d'actes symboliques. Mais ce n'est pas ce qui se passe, car ils ne suffisent pas &#224; changer les rapports de force ; il faut pour cela une action prolong&#233;e et g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Mais alors le terrorisme est entra&#238;n&#233; par sa propre logique. Pire, il l'&#233;largit dans la subversion - voire une alliance g&#233;n&#233;ralis&#233;e avec le banditisme. Rupture du lien social, il ne se prot&#232;ge pas facilement de la tentation mafieuse, l'autre forme possible de cette rupture. C'est donc par nature un facteur majeur de d&#233;sordre, et une menace grave pour la paix.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Eradiquer les id&#233;ologies conduisant au terrorisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc &#233;radiquer les id&#233;ologies conduisant au terrorisme. Parmi celles-ci, l'islamisme. Comment alors &#233;radiquer l'islamisme ? Pas par les seuls moyens de la police. Mais en d&#233;signant clairement ce courant de pens&#233;e comme socialement destructeur, &#224; l'&#233;gal du nazisme (et du communisme r&#233;volutionnaire). Interdiction des lieux de rencontre et supports correspondants et des financements &#233;trangers (saoudiens, qataris et autre etc.), expulsion des int&#233;ress&#233;s etc. La liste a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; faite, encore faut-il passer aux actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est loin de suffire, car l'islamisme s'enracine dans une lecture de l'Islam qui est non seulement possible, mais en fait tout &#224; fait fid&#232;le &#224; la lecture historique dominante du Coran, &#224; une pratique musulmane ancienne, dominante et honor&#233;e en Islam, comme au mod&#232;le de la vie du proph&#232;te. Car contrairement &#224; ce que disent nos responsables eccl&#233;siastiques, il y a un ab&#238;me entre ce personnage violent, libidineux et vindicatif, et le Christ ; ou entre la conqu&#234;te violente par l'Islam des origines d'une espace allant de Lisbonne &#224; l'Asie centrale, et le christianisme se r&#233;pandant paisiblement dans l'espace romain malgr&#233; les pers&#233;cutions. Les r&#233;f&#233;rences fondatrices des deux religions sont inverses l'une de l'autre. Et donc c'est l'Islam qui doit &#234;tre somm&#233; de se r&#233;former radicalement, sauf &#224; &#234;tre complice de ces assassins. Bien s&#251;r il y a un tr&#232;s grand nombre de musulmans que ces atrocit&#233;s r&#233;vulsent ; mais alors il ne suffit pas de lancer des communiqu&#233;s : qu'ils balayent devant leur porte et fassent le m&#233;nage, non seulement dans leurs rangs, mais dans leurs r&#233;f&#233;rences. Refuser l'amalgame entre l'islamisme et les personnes musulmanes est indispensable. Mais l'ambig&#252;it&#233; radicale de l'Islam tel qu'il s'enseigne lui-m&#234;me doit &#234;tre d&#233;nonc&#233;e, et le risque que repr&#233;sente ses id&#233;es de violence obsessionnelles, encore plus dangereuses lorsque ce sont des braves gens, des porteurs sains qui les v&#233;hiculent, &#224; la merci de l'excit&#233; ou du psychopathe qui prendra &#224; la lettre ce message cruel et arrogant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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