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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Taxer les riches ?</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Taxer-les-riches.html</link>
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		<dc:date>2025-09-18T12:21:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Fortune</dc:subject>
		<dc:subject>Tr&#232;s riches</dc:subject>
		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Zucman</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La taxe Zucman fait beaucoup parler d'elle. Au motif que les tr&#232;s riches payeraient moins d'imp&#244;ts que les autres, il est propos&#233; de taxer 2 % de leurs actifs. Nous regarderons ici le fondement moral et politique de la question : est-il juste ou &#233;quitable de cr&#233;er un tel imp&#244;t ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Distinguons d'embl&#233;e deux motivations totalement diff&#233;rentes : d'un c&#244;t&#233; le rabotage &#233;galitariste des grandes fortunes, et de l'autre la juste contribution &#224; l'effort fiscal. Le premier fait changer de soci&#233;t&#233;. Le second seul m&#233;rite examen, mais un fiscalit&#233; &#233;quitable doit rentrer dans le principe g&#233;n&#233;ral : on ne taxe que le v&#233;ritable revenu. Si des dispositifs permettent &#224; certains d'y &#233;chapper, il faut les contrer. Mais sauf cas particuliers, on ne taxe pas quelqu'un pour le d&#233;poss&#233;der d'une propri&#233;t&#233; l&#233;gitime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Fiscalite-+.html" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Zucman-+.html" rel="tag"&gt;Zucman&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pierredelauzun.fr/IMG/logo/shakedown-1340048_640.webp?1787417304' class='spip_logo spip_logo_right' width='138' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La taxe Zucman fait beaucoup parler d'elle. Au motif que les tr&#232;s riches (en l'esp&#232;ce plus de 100 millions d'euros d'actifs) payeraient moins d'imp&#244;ts que les autres et notamment sur le revenu, il est propos&#233; de taxer 2 % (annuels) de la totalit&#233; de leurs actifs, ou au minimum d'exiger un paiement minimal d'imp&#244;ts &#224; cette hauteur. Nous regarderons ici le fondement moral et politique de la question : est-il juste ou &#233;quitable de cr&#233;er un tel imp&#244;t ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Distinguons d'embl&#233;e deux motivations totalement diff&#233;rentes : d'un c&#244;t&#233; le rabotage &#233;galitariste des grandes fortunes, et de l'autre la juste contribution &#224; l'effort fiscal. Ce que Zucman met en avant est le second motif, mais le premier est &#233;videmment pr&#233;sent dans bien des partisans de la taxe. Commen&#231;ons par le second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La juste contribution &#224; l'effort fiscal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est que les tr&#232;s riches contribuent moins que les autres, alors qu'on s'attendrait en &#233;quit&#233; &#224; ce qu'ils contribuent plus, au moins en proportion (on n'&#233;voquera pas ici la question de la progressivit&#233; &#233;ventuelle de l'imp&#244;t).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyant d'abord ce qu'on peut appeler &#233;quit&#233;. Dans son principe, selon la d&#233;claration de droits de 1948 et selon d'ailleurs le bon sens, l'imp&#244;t doit se r&#233;f&#233;rer &#224; la capacit&#233; contributive des personnes concern&#233;es, leurs &#171; facult&#233;s &#187; selon le terme employ&#233;. Or cela peut concerner deux types de ressources au sens large : les revenus et le patrimoine d&#233;tenu. Les revenus sont &#233;videmment concern&#233;s : si une ann&#233;e donn&#233;e vous gagnez quelque chose, cette richesse n'avait pas &#233;t&#233; impos&#233;e auparavant ; elle est disponible pour vous et dans le principe il para&#238;t clair que cela entre dans vos &#171; facult&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est moins imm&#233;diate pour le patrimoine. D'embl&#233;e, qui dit patrimoine &#233;voque des biens qui ont normalement d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fiscalis&#233;s, au moins &#224; leur origine. En effet, le patrimoine a trois sources possibles. Soit les biens ont &#233;t&#233; gagn&#233;s et &#233;pargn&#233;s, &#224; partir de revenus qui ont donc &#233;t&#233; impos&#233;s ; soit ils ont &#233;t&#233; h&#233;rit&#233;s, et alors ils ont &#233;t&#233; doublement fiscalis&#233;s : ant&#233;rieurement, et au moment de la succession. Soit encore ils ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s, et ce sont essentiellement des biens de production au sens large (plus des cas particuliers, comme des objets d'art par exemple). Mais alors ou ces biens sont la source de revenus, et alors l'imp&#244;t intervient en principe, ou ils ne produisent rien. Dans ce dernier cas peut-on consid&#233;rer qu'ils sont des ressources ou &#171; facult&#233;s &#187; et qu'on peut les ponctionner ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine fiscale, et notamment celle du Conseil constitutionnel, consid&#232;re de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale que l'imp&#244;t doit &#234;tre pay&#233; au moyen des revenus. En effet, si les revenus ne permettent pas de le payer, ou si le pr&#233;l&#232;vement porte sur un pourcentage excessif de ceux-ci, l'imp&#244;t aboutit &#224; la confiscation d'une partie de la propri&#233;t&#233;. Or si celle-ci est l&#233;gale, elle ne peut &#234;tre confisqu&#233;e, tout au plus saisie et indemnis&#233;e dans des cas bien pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, cela n'emp&#234;che pas dans son principe que la base d'imposition soit autre que le revenu. Autrefois on utilisait plus largement le patrimoine comme base, car il &#233;tait plus visible (immobilier, terres etc.), alors que les revenus &#233;taient mal connus ; la taxe fonci&#232;re est un r&#233;sidu de cette &#233;poque. Mais encore faut-il qu'il y ait un motif pour taxer ainsi un actif : ainsi, dans le cas de la taxe fonci&#232;re, le lien entre ce foncier et une collectivit&#233; locale. Surtout, pour &#233;viter l'effet confiscation, cela impose de mettre un plafond fonction des revenus. C'est ce qu'on avait avec l'ISF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux familles de questions ont &#233;t&#233; soulev&#233;es &#224; ce propos. La premi&#232;re est celle des plus-values latentes : un actif entr&#233; dans votre patrimoine &#224; un certain prix s'est entretemps appr&#233;ci&#233; et vaut plus. Donc, dira-t-on, vous avez d&#233;sormais plus de ressources qu'auparavant, et ce surplus n'a, lui, jamais &#233;t&#233; impos&#233;. Ce qui est vrai ; mais en m&#234;me temps le bien, lui, n'a pas chang&#233;. Il n'y a donc lieu de l'imposer que s'ils se transforme en ressource effective, c'est-&#224;-dire est vendu, d'o&#249; l'imposition des plus-values. Sinon, ma maison vaut peut-&#234;tre plus cher, mais c'est la m&#234;me. L'entreprise a peut-&#234;tre grossi, ou a un potentiel tel qu'elle s'est appr&#233;ci&#233;e, mais son r&#233;sultat, lui, a pu rester limit&#233;. En outre, si on veut imposer la plus-value latente, cela a le grave inconv&#233;nient de taxer quelque chose d'hypoth&#233;tique : l'estimation n'est pas toujours facile, et les m&#234;mes raisons qui ont conduit &#224; un valorisation estimative sup&#233;rieure peuvent dans l'avenir conduire &#224; l'inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan pratique le d&#233;bat en cours l'a montr&#233; : la taxe indiscrimin&#233;e du patrimoine est notamment une menace grave pour les entreprises &#224; fort potentiel mais sans r&#233;sultat ou sans versement de dividende. A nouveau, on ne taxe l&#233;gitimement que sur la base d'un revenu constat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me question est celle de revenus qui ont &#233;t&#233; dissimul&#233;s, parqu&#233;s, ou requalifi&#233;s de fa&#231;on &#224; &#233;chapper &#224; l'imposition des revenus. Cela veut dire que ce sont bien des revenus, c'est-&#224;-dire de l'argent effectivement gagn&#233; par une entit&#233; qu'un individu d&#233;tient, directement ou non ; mais des revenus qu'il n'a pas per&#231;us lui-m&#234;me. Par exemple des dividendes vers&#233;s par une entreprise productive (et qui ont donc pay&#233; l'IS, par exemple &#224; 25%), mais per&#231;us par une holding qu'il contr&#244;le. S'ils avaient &#233;t&#233; vers&#233;s &#224; la personne, celle-ci aurait pay&#233; dessus ce qu'on appelle la flat tax de 30% (soit un imp&#244;t total de 47.5%). La question est complexe, notamment selon le r&#233;gime fiscal de la holding, mais m&#233;rite examen ; en soi, sans entrer dans la technique, s'il appara&#238;t que la holding sert &#224; cagnotter sans payer l'imp&#244;t (ou bien moins), il y a incontestablement rupture d'&#233;quit&#233; par rapport &#224; celui qui reconna&#238;t avoir per&#231;u un revenu. Un m&#233;canisme correctif est alors justifi&#233;. Mais ce n'est a priori pas par un imp&#244;t g&#233;n&#233;ral sur le patrimoine : d'une part, il faut qu'il y ait un vrai revenu au d&#233;part, donc un dividende vers&#233; par la soci&#233;t&#233; fille, et d'autre part, il faut mettre en &#233;vidence un m&#233;canisme d'&#233;vitement de l'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons enfin qu'une taxe de type Zucman, en regard des graves inconv&#233;nients soulign&#233;s, est d'un rendement comparativement m&#233;diocre. Les 20 milliards d'euros annonc&#233;s, qui seraient sans doute bien inf&#233;rieurs dans la r&#233;alit&#233;, sont &#224; comparer &#224; environ 170 milliards de d&#233;ficit budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rabotage &#233;galitariste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste donc la deuxi&#232;me motivation des partisans d'une telle taxe : le rabotage &#233;galitariste. De fait, un des motifs de ce type de taxe est qu'il y a des fortunes &#233;normes, et qu'elles ont massivement augment&#233; depuis 30 ans et notamment r&#233;cemment. J'ai &#233;voqu&#233; cette question dans un autre article &lt;a href=&#034;https://www.pierredelauzun.fr/La-question-des-tres-riches.html&#034; class=&#034;spip_url&#034;&gt;https://www.pierredelauzun.fr/La-qu...&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rappelais d'abord &#224; ce sujet que ces nouveaux milliardaires n'avaient pas pris cet argent &#224; d'autres : ils avaient fond&#233; (ou h&#233;rit&#233; puis d&#233;velopp&#233;) des entreprises qui avaient pris une valeur &#233;norme, directement reflet de leur succ&#232;s ; sauf irr&#233;gularit&#233;, il n'est donc pas injuste de dire qu'ils l'ont gagn&#233; . Cela dit, le reste de la soci&#233;t&#233; n'est pas non plus pour rien dans ce succ&#232;s : apr&#232;s tout, l'Internet a &#233;t&#233; invent&#233; par l'arm&#233;e am&#233;ricaine&#8230;Il ont donc un devoir envers la collectivit&#233;. Par ailleurs, sauf &#224; &#233;tatiser enti&#232;rement la soci&#233;t&#233;, une partie pr&#233;pond&#233;rante des propri&#233;t&#233;s et notamment des entreprises est d&#233;tenue par des personnes, et in&#233;vitablement de fa&#231;on tr&#232;s in&#233;gale. Leur fortune peut donc &#234;tre consid&#233;r&#233;e potentiellement l&#233;gitime. Mais elle peut poser d'autres probl&#232;mes : d'une part, n'ont-ils pas trop de pouvoir ? D'autre part, quel usage en font-ils, et rendent-ils &#224; la soci&#233;t&#233; les services qu'ils doivent lui rendre ? En un mot, quelle est leur contribution au bien commun ? Selon la r&#233;ponse apport&#233;e, on peut envisager, dans des cas justifi&#233;s, une intervention publique. Mais ce sera pour un motif de cet ordre, pas par un a priori &#233;galitariste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand donc certains, dont Thomas Piketty , proposent de taxer ces fortunes &#224; 5% par an puis de taxer &#224; 90% les grosses successions, le motif est &#233;galitariste ; il vise en fait &#224; faire dispara&#238;tre ces fortunes ou &#224; les pr&#233;cariser. Ce qui veut dire qu'on change de soci&#233;t&#233; pour basculer dans une forme d'&#233;tatisme. Or ce qui est remarquable est que l'effet fiscal, pour les budgets publics et donc potentiellement pour la collectivit&#233;, en serait bien maigre, en regard de l'extr&#234;me brutalit&#233; du syst&#232;me. Cela rapporterait dit-on 5 % du revenu national. Mais le budget public est dix fois plus gros ; et les diff&#233;rences de pression fiscale entre les divers pays d&#233;velopp&#233;s sont bien sup&#233;rieures &#224; ce chiffre : entre 45.6% en France et 40 % en moyenne europ&#233;enne, ou 35% en Grande Bretagne. En supposant m&#234;me qu'on r&#233;cup&#232;re bien ces 5 % par cette r&#233;volution et cette &#233;tatisation massive, ce qui est fort douteux, ce qu'on gagne pourrait donc l'&#234;tre avec un autre syst&#232;me fiscal classique, et sans r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La motivation n'est donc pas fiscale, elle est politique, et d'une politique de type r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion la question pos&#233;e par la premi&#232;re approche m&#233;rite examen, mais un fiscalit&#233; &#233;quitable doit rentrer dans le principe g&#233;n&#233;ral : on ne taxe que le v&#233;ritable revenu. Si des dispositifs permettent &#224; certains d'y &#233;chapper, il faut les contrer. Mais sauf cas particuliers, on ne taxe pas quelqu'un pour le d&#233;poss&#233;der d'une propri&#233;t&#233; l&#233;gitime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma tribune analogue sur Aleteia &lt;a href=&#034;https://fr.aleteia.org/2025/09/19/la-taxe-zucman-est-elle-fiscalement-juste/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://fr.aleteia.org/2025/09/19/l...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passage sur RCF 23 septembre 2025&lt;br class='autobr' /&gt;
A la lumi&#232;re de l'Evangile, que penser de la taxe Zucman ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Invit&#233; de la Matinale 18 min&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.rcf.fr/articles/actualite/taxe-zucman-que-dit-levangile&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.rcf.fr/articles/actuali...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fiscalit&#233; et justice</title>
		<link>https://www.pierredelauzun.fr/Fiscalite-et-justice.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pierredelauzun.fr/Fiscalite-et-justice.html</guid>
		<dc:date>2016-07-23T12:22:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une fiscalit&#233; fond&#233;e sur des principes clairs : &#233;quit&#233;, justice, solidarit&#233; et subsidiarit&#233;, ne confondant pas injustice et in&#233;galit&#233;, soucieuse des familles et des patrimoines ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela vaut la peine d'y r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/-Fiscalite-41-.html" rel="directory"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pierredelauzun.fr/+-Fiscalite-+.html" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Justice et proportionnalit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comment fiscaliser de fa&#231;on juste ? En regardant quels sont les services rendus par l'Etat, et de leur impact &#233;conomique, et quel en est le meilleur financement et le plus juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, tant pour des raisons de commodit&#233;, de transparence que d'&#233;quit&#233;, les r&#232;gles doivent &#234;tre aussi simples et universelles que possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le syst&#232;me public vise &#224; assurer &#224; tous les citoyens un service jug&#233; essentiel (&#233;ducation de base, sant&#233; de base, s&#233;curit&#233; au sens large, services communs de l'Etat) la prestation est la m&#234;me pour tous. En revanche tous doivent contribuer en raison directe de leur capacit&#233; contributive. Il para&#238;t alors en premi&#232;re approche que l'effort demand&#233; devrait &#234;tre proportionnel &#224; la capacit&#233; de chacun &#224; contribuer, qui se mesure par le revenu. Cela plaide pour un imp&#244;t proportionnel au revenu, &#224; la consommation, et/ou &#224; l'&#233;pargne. Dans le champ &#233;conomique ensuite, les services rendus se mesurent au b&#233;n&#233;fice qu'en retire le citoyen ou l'entreprise assujettis. Ce qui plaide &#224; nouveau pour un imp&#244;t proportionnel &#224; sa consommation ou son revenu, etc. ; car c'est reli&#233; directement &#224; ce que le contributeur &#224; l'imp&#244;t obtient de l'Etat. L'imp&#244;t proportionnel sur le revenu ou la d&#233;pense doit donc &#234;tre la norme de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant des imp&#244;ts indirects (sur la consommation notamment) le m&#234;me principe conduit &#224; poser au d&#233;part que tous les produits soumis &#224; un imp&#244;t donn&#233; (TVA notamment) doivent l'&#234;tre au m&#234;me taux. La seule exception qui peut se justifier viserait des besoins vraiment essentiels (qui peuvent avoir un taux all&#233;g&#233;) : nourriture et culturel vrai. Un autre cas particulier, dans l'autre sens, est celui des taxes &#224; finalit&#233; &#233;cologique, dont l'exemple actuel en est la taxe sur les produits p&#233;troliers. Elles sont pay&#233;es par le consommateur ou le producteur d'aujourd'hui pour compenser l'attrait &#233;conomique d'un produit jug&#233; &#224; terme rare ou dangereux. Elles doivent &#234;tre elles aussi proportionnelles et universelles pour cette cat&#233;gorie de produits. Et leur produit devrait &#234;tre affect&#233; &#224; la transition &#233;nerg&#233;tique. Mais le taux peut &#234;tre bien plus &#233;lev&#233; que celui des autres produits de consommation, car il d&#233;pend d'un arbitrage sp&#233;cifique entre activit&#233; &#233;conomique imm&#233;diate et pr&#233;servation de l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs aucune cr&#233;ation de richesse ne doit &#234;tre impos&#233;e deux fois : d'o&#249; la TVA, qui est dans son principe un imp&#244;t rationnel, ou l'avoir fiscal, qui a &#233;t&#233; stupidement abrog&#233; et qu'il faut r&#233;tablir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux imp&#244;ts locaux, notoirement irrationnels actuellement, ils devraient &#234;tre replac&#233;s par une fraction d'imp&#244;ts qui ont &#233;t&#233; d&#233;finis au niveau national sur une base juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin il faut sortir du financement par l'imp&#244;t les prestations m&#234;me publiques qui ne sont pas consid&#233;r&#233;es essentielle et utiles &#224; tous, et d&#233;pendent des choix de l'usager. Dans ce cas ce dernier doit payer directement la prestation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La question de la redistribution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand doit-on faire exception au principe de proportionnalit&#233; ? On pense ici surtout &#224; la redistribution des revenus (ou du patrimoine), si on estime que leur r&#233;partition est &#8216;trop' in&#233;gale, ou comme on dit &#8216;injuste'. Mais que veut dire ici le terme &#8216;juste' ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler d'abord la distinction classique entre justice commutative et justice distributive, qui est bien utile car on parle de choses diff&#233;rentes. La justice commutative (qui vise les &#233;changes et demande l'&#233;quivalence entre service et paiement) demande que l'imp&#244;t soit proportionn&#233; au service rendu par les pouvoirs publics. C'est ce qu'on vient de voir. Dans cette optique, il n'est pas immoral mais juste que certains aient des revenus &#233;lev&#233;s du moment qu'ils sont l&#233;gitimes (cette l&#233;gitimit&#233; en revanche peut &#234;tre contest&#233;e, si on estime qu'il n'y a pas de vrai service rendu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de justice distributive, on consid&#232;re ce que chacun retire de sa participation &#224; la communaut&#233; que tous forment, et on souhaite que cela soit suffisant ou adapt&#233;. Mais cela n'abolit pas la justice commutative et il faut donc combiner les deux notions. Quand on parle d'injustice sociale on se r&#233;f&#232;re &#224; une certaine id&#233;e de la justice distributive et on estime qu'une situation donn&#233;e est &#171; trop &#187; in&#233;gale. Mais cela peut vouloir dire deux choses assez diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit on pense que certains manquent de biens qu'on juge essentiels &#224; qui est membre d'une communaut&#233; donn&#233;e. Si c'est vrai, il y a effectivement manquement &#224; la justice. Dans ce cas, un imp&#244;t progressif, en sus de l'imposition proportionnelle qu'on a &#233;voqu&#233;e, peut &#234;tre justifi&#233; ; mais c'est alors dans les limites du besoin en question, et pourvu que l'action publique ainsi financ&#233;e soit efficace et non pas contre-productive. Donc exclusivement pour financer la solidarit&#233; avec les plus pauvres ou des besoins analogues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit on estime que les diff&#233;rences entre citoyens, soit sur leurs revenus, soit leur patrimoine, sont de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale &#8216;excessives', ou qu'elles s'accroissent anormalement, et cela non pas par r&#233;f&#233;rence aux plus d&#233;favoris&#233;s, mais en consid&#233;rant plut&#244;t la part de ceux qui se trouvent en haut de l'&#233;chelle, qu'on veut alors r&#233;duire. Du point de vue de la justice il n'est pas possible de donner une r&#233;ponse univoque &#224; cette question ; elle d&#233;pend de la situation consid&#233;r&#233;e, et repose sur un jugement de prudence politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, m&#234;me dans ce cas il y a des limites &#224; une telle redistribution. On sait qu'une imposition excessive devient rapidement contre-productive en termes d'efficacit&#233; &#233;conomique. Mais il y a aussi des limites &#233;thiques &#224; une telle redistribution. D'abord la justice commutative ne serait pas respect&#233;e si on privait quelqu'un de fa&#231;on excessive du fruit de son travail. Ensuite le souci de la subsidiarit&#233; demande que l'imp&#244;t ne remette pas en cause le principe de l'initiative des personnes et de leurs soci&#233;t&#233;s. Cela para&#238;t mettre un plafond au niveau de l'imposition globale d'un contribuable. On a &#233;voqu&#233; ici ou l&#224; le niveau de 50 % du revenu comme plafond &#224; l'ensemble des imp&#244;ts directs. Cela para&#238;t raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me limite s'exprime en termes de mesure. Il faut qu'il y ait une forme de proportionnalit&#233; entre ce qu'on enl&#232;ve aux uns et ce qu'on donne aux autres. Ponctionner massivement certains contribuables sans effet significatif pour les autres, parce que le produit est noy&#233; dans la masse, ne peut &#234;tre justifi&#233; par l'id&#233;e de justice, si ce que d&#233;tient ou gagne le contribuable est l&#233;gitime. La supertranche fran&#231;aise de 75 %, visant &#224; effectuer une ponction tr&#232;s forte voire confiscatoire sur les int&#233;ress&#233;s, pour un produit extr&#234;mement limit&#233; en valeur absolue, &#233;tait de ce point de vue non seulement contre-productive, mais inique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233; on en arrive &#224; un imp&#244;t proportionnel, avec un &#233;l&#233;ment de redistribution sur les tranches plus &#233;lev&#233;es, mais principalement d&#233;di&#233; &#224; la redistribution vers les plus pauvres, sauf in&#233;galit&#233;s criantes et disproportionn&#233;es. Le taux de cet imp&#244;t varie selon le niveau souhait&#233; de d&#233;penses publiques. En tout &#233;tat de cause le total pr&#233;lev&#233; sur une personne ou un foyer est plafonn&#233;, sans doute &#224; 50 % du revenu r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'imp&#244;t sur le revenu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#244;t sur le revenu pose plusieurs autres questions &#233;thiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En principe d'abord, tous les revenus doivent &#234;tre trait&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on. Tous les dispositifs d'all&#233;gement (les niches au sens large) doivent donc &#234;tre supprim&#233;s, d&#232;s lors qu'ils sont un instrument d'interventionnisme public et non de justice fiscale . Sachant en m&#234;me temps que tout ce qui est donn&#233; &#224; d'autres que soi (donc sans aucune prestation en retour) doit &#234;tre d&#233;ductible du revenu, et notamment les dons charitables, puisque l'assujetti n'en profite pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de raison que les revenus du capital et de l'&#233;pargne &#233;chappent &#224; l'imp&#244;t. Mais deux pr&#233;cautions majeures s'imposent. D'abord, on ne doit taxer que le vrai gain, donc apr&#232;s prise en compte de l'inflation (ou de la d&#233;flation &#233;ventuelle). Et naturellement il ne faut compter que les revenus r&#233;els, nets des frais et charges r&#233;els ou forfaitis&#233;s (ceci vaut notamment pour l'immobilier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite on doit prendre en compte le bienfait apport&#233; &#224; la collectivit&#233; par tout investissement long et &#224; risque, qui est collectivement utile. Et donc on doit privil&#233;gier, quel que soit le support utilis&#233;, les actions d&#233;tenues longtemps, et &#224; un moindre degr&#233; l'immobilier neuf (le fait d'enrichir le patrimoine collectif en b&#226;tissant). De tels investissements ne sont pas disponibles imm&#233;diatement, ou alors sont expos&#233;s au risque de march&#233;. En cas de perte nette c'est l'investisseur seul qui subit. L'&#233;quit&#233; comme le souci du bien commun commandent d'en tenir compte et de taxer de fa&#231;on nulle ou tr&#232;s mod&#233;r&#233;e une telle &#233;pargne &#224; long terme. On peut m&#234;me admettre qu'une fraction de cet investissement soit d&#233;ductible de l'IR ou de l'ISF, pour les m&#234;mes raisons (comme c'est le cas de fa&#231;on sporadique dans la fiscalit&#233; actuelle), notamment en faveur des PME.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le reste doit &#234;tre impos&#233; comme les autres revenus et donc comme le travail, au bar&#232;me - apr&#232;s inflation ou d&#233;flation. Il n'y a aucune raison pour maintenir des dispositifs d&#233;fiscalis&#233;s ou all&#233;g&#233;s comme le livret A, ou de privil&#233;gier certains dispositifs par rapport &#224; des formes d'&#233;pargne analogues, comme c'est le cas de l'assurance-vie en France par rapport &#224; la d&#233;tention directe ou aux OPCVM. Quant &#224; l'immobilier il n'y a aucune raison de le favoriser ni de le d&#233;favoriser, sauf la construction neuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de la jouissance d'un immobilier qu'on utilise (r&#233;sidence principale notamment) on propose parfois d'inclure un loyer virtuel dans les revenus, comme le font certains pays. Cela para&#238;t cependant irrationnel, car cela revient &#224; taxer la simple jouissance d'un bien lui-m&#234;me acquis sur des revenus tax&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Imp&#244;t sur la fortune&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de l'imp&#244;t sur le revenu on a l'imp&#244;t sur la fortune. Par d&#233;finition un tel imp&#244;t porte sur un bien qui a d&#233;j&#224; acquitt&#233; l'imp&#244;t sur le revenu (on verra ci-apr&#232;s la question de l'h&#233;ritage). Le principe g&#233;n&#233;ral devrait donc conduire &#224; l'&#233;liminer, sauf consid&#233;rations de redistribution qu'on a &#233;voqu&#233;es, fonction des valeurs et priorit&#233;s de la soci&#233;t&#233; concern&#233;e. Mais les consid&#233;rations pr&#233;c&#233;dentes valent alors : un tel imp&#244;t (qui p&#232;se comme un autre bar&#232;me progressif) n'a de sens que pour venir en aide aux plus pauvres (par exemple en leur constituant un patrimoine de d&#233;part, s'ils le m&#233;ritent par leurs projets). Sachant que le plafond global qu'on a &#233;voqu&#233; s'applique alors (50 % du revenu ?), ainsi que l'exemption pr&#233;vue ci-apr&#232;s pour les patrimoines collectivement b&#233;n&#233;fiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La question de l'h&#233;ritage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que dire de l'h&#233;ritage ? Rappelons d'abord qu'il n'y a pas de syst&#232;me de propri&#233;t&#233; priv&#233;e efficace, c'est-&#224;-dire assurant que les d&#233;cisions &#233;conomiques sont prises pour l'essentiel par des personnes responsables de leurs biens, s'il n'y a pas d'h&#233;ritage. Le nombre de ceux qui peuvent &#224; partir de rien cr&#233;er une fortune est infime. En dehors d'eux, si chacun partait de z&#233;ro il ne pourrait constituer sauf rares exceptions qu'un capital modeste, qui ne permettrait pas d'action &#233;conomique (ni de m&#233;c&#233;nat) efficace. Et donc l'Etat contr&#244;lerait tout. On a vu ce que cela donnait. Et cela contredit directement le principe de subsidiarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute le point de vue du testateur. Il a des biens, dont il dispose pendant sa vie ; l'h&#233;ritage prolonge l&#233;gitimement cette possibilit&#233; de choisir, en l'esp&#232;ce par transmission. Cela ne prive personne d'autre, d'une fa&#231;on qui serait injuste pour ce tiers. On peut aussi l&#233;guer &#224; des fondations, et c'est en soi une bonne chose. Mais ce peut &#234;tre aussi &#224; des personnes qu'on choisit. Notamment afin de constituer ou de transmettre un patrimoine, ce qui permet &#224; une famille de se prolonger dans l'avenir, et d'assumer un r&#244;le qui n'aurait pas &#233;t&#233; possible sans cela. Ce souci de la famille est bien dans la ligne de la Doctrine sociale de l'Eglise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre et surtout il y a des biens pour lesquels il est collectivement tr&#232;s b&#233;n&#233;fique qu'ils restent dans la propri&#233;t&#233; d'une famille. On citera notamment les entreprises et tout particuli&#232;rement les PME et les exploitations agricoles. Mais cela peut valoir pour certains biens particuliers (domaines &#224; valeur historique ou r&#233;alisations exceptionnelles). Il vaut en g&#233;n&#233;ral mieux qu'ils restent la responsabilit&#233; d'une famille, si elle est capable de l'assumer, plut&#244;t que d'&#234;tre vendus et dispers&#233;s &#8211; ce qui est in&#233;vitable si les droits de mutation sont trop lourds, ou l'h&#233;ritage impossible. Naturellement ceci ne vaut que si le bien est exploit&#233; ou g&#233;r&#233; en direct (mais &#233;ventuellement poss&#233;d&#233; par plusieurs, dans le cadre d'un pacte contraignant) et sur une dur&#233;e assez longue. La m&#234;me consid&#233;ration vise d'ailleurs la libert&#233; de tester, qui est tr&#232;s &#233;troite en France : elle devrait &#234;tre beaucoup plus grande en g&#233;n&#233;ral, et totale dans le cas de ces biens particuliers. De tels biens devraient &#234;tre pour l'essentiel exempts de droits de succession et librement allou&#233;s &#224; tel ou tel b&#233;n&#233;ficiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle fiscalit&#233; alors sur les successions ? A c&#244;t&#233; du cas pr&#233;c&#233;dent, il para&#238;trait juste d'exempter aussi les biens &#224; caract&#232;re personnel ou &#224; signification familiale (maison de famille) - sous un certain plafond. Et bien s&#251;r tout ce qui va &#224; des &#339;uvres d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Pour le reste une certaine imposition peut se justifier, l&#224; aussi fonction du jugement de la soci&#233;t&#233; en question. Cela peut aller d'un niveau mod&#233;r&#233; &#224; l'imposition au bar&#232;me de l'imp&#244;t sur le revenu. Ce dernier est moins absurde qu'on ne le pense en l'esp&#232;ce, si on admet les exceptions pr&#233;c&#233;dentes ; en outre bien s&#251;r ce revenu d'un type particulier (qui a certes d&#233;j&#224; pay&#233; l'imp&#244;t, mais c'&#233;tait quelqu'un d'autre qui avait pay&#233;) pourrait &#234;tre &#233;tal&#233; sur plusieurs ann&#233;es, diminuant d'autant l'imposition pour la majorit&#233; des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Voil&#224; pour les principes...&lt;/i&gt; il resterait bien s&#251;r &#224; d&#233;finir le niveau de l'imposition, mais c'est une autre question, variable selon les pays et les &#233;poques. Mais sans jamais justifier le niveau aberrant de pr&#233;l&#232;vements qui pr&#233;vaut actuellement en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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