Reconnaître le besoin de morale, c’est bien, et c’est que demandent les Français. Vincent Peillon a su ici toucher une corde sensible.
Mais recycler le cocktail d’endoctrinement et de supposée émancipation que popularisait la IIIe république ne fera plus l’affaire. Car à l’époque les fondements de la morale étaient encore largement consensuels. Ce qui n’est plus le cas dans notre contexte postmoderne.
On a besoin de valeurs morales communes. Mais il n’y a pas de morale qui soit le fruit du jeu incontrôlée des préférences de chacun : la morale, c’est la question du bien et du mal ; et le bien et le mal sont objectifs ou ils ne sont pas. Pas toujours faciles à discerner, certes. Mais hors de portée si on ne reconnaît pas qu’ils ne sont ce qu’ils sont que s’ils s’imposent à nous comme vérités objectives. En bref, comme loi naturelle.
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