Les présidentielles en cours ont mis au centre du débat le vote antisystème. Pratiquement tous les candidats s’en réclament d’une façon ou d’une autre, à vrai dire de façon plus ou moins crédible. Ceci dit l’appellation a son sens pour plusieurs d’entre eux (Le Pen, Mélenchon, etc.), et mises en semble leurs parts de marché électoral, au vu des sondages, approchent ou dépassent les 50%. Ce qui est déjà un signal majeur du mécontent populaire et de la désillusion à l’égard de la classe politique et au-delà. Et donc d’un besoin de changement profond. En même temps évidemment ces positions antisystèmes sont loin de coïncider.
Tout ceci conduit à augurer, quel que soit l’élu en mai, et la composition de l’Assemblée ensuite, une France assez peu gouvernable.
Mais là n’est pas mon propos ici. Je pose plutôt la question de fond : qu’est-ce qu’être antisystème ? Voter pour des candidats qui se présentent comme tels est-il efficace et fiable pour obtenir le résultat attendu ? Que faut-il faire pour vraiment changer les choses ?
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