La démographie ne laisse personne indifférent. Mais aujourd’hui le débat change de nature : alors qu’il était dominé depuis plusieurs décennies par la menace d’une surpopulation, il tend de façon croissante à porter sur l’effondrement de la natalité. En effet, si la population totale de la planète a cru massivement depuis 60 ans, la natalité elle tend à décroitre rapidement avec le développement. Et si on extrapole ce données, donc à priorités collectives identiques, cela veut dire que le risque à terme est une baisse sensible de la population ; et même, à terme très long, si on en restait sur la même tendance, cela signifierait la disparition des populations concernées. Une seule exception, à peu de chose près, mais massive : l’Afrique noire, où c’est exactement l’inverse. On voit les problèmes géopolitiques et géoéconomiques que tout cela pose.
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