Bien qu’avancé, le pontificat du pape François a encore de quoi surprendre. Mais il est déjà suffisamment rempli pour qu’un essai de rétrospective soit possible.
Il va de soi qu’une partie appréciable de ses interventions s’inscrit dans le cadre de ce qui est attendu d’un pape, et qu’il a touché le cœur de beaucoup de gens. Ce n’est pas là-dessus qu’on insistera ci-après, mais sur ce qui le met à part, notamment dans ses propos.
De façon générale, ce pontificat restera sans doute dans les esprits comme un phénomène spécifique. Outre le tempérament personnel du pape, il ne se réduit ni à un progressisme pur, ni à une singularité latino-américaine.
La prédominance des options politiques et sociales, vues sous un angle très personnel, et l’agacement du pape envers la précision intellectuelle lui donnent une tonalité très particulière.
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