Maires et élus agressés, violences à prétexte écologique, blocages de prises de parole tant par l’autorité que par des militants : l’actualité est pleine de symptômes inquiétants pour la qualité du débat et de la vie commune.
On en accuse les réseaux sociaux, non sans raison. Mais d’autres facteurs sont à l’œuvre.
Et notamment les philosophies du soupçon : cette idée que ce que dit quelqu’un n’est pas à considérer comme une proposition dont la véracité doit être examinée en elle-même, mais en fonction de celui qui parle et de sa position, tout en suspectant que derrière sa parole il n’y a qu’un volonté de domination. Ce qui rend tout débat impossible et conduit à l’usage de la force.
Le wokisme n’en est que la forme la plus récente et la plus caricaturale. La victime principale en est en dernière analyse le bien commun, le bien de la vie en commun.
Suite…