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MOT-CLEF Crise
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mercredi 1er avril 2020
Avec la crise du coronavirus, la société et l’économie subissent un choc violent. Beaucoup espèrent que ce sera l’occasion d’un choc salutaire ; et effectivement ce serait indispensable. Encore faudrait-il ne pas succomber aux facilités du manichéisme, et en profiter pour fourguer ses chers petits schémas binaires qui prétendent expliquer tout. Il y a mieux à faire.
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Paru sur le Figaro Vox
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vendredi 22 novembre 2024
Comme les Français commencent de le percevoir, la dette française entre dans une zone de turbulence. La France doit chaque année emprunter des sommes sans cesse plus élevées, du fait d’un déficit bien supérieur à la croissance de l’économie. Il tombe sous le sens que ce petit jeu ne peut durer indéfiniment, d’autant qu’il contraste avec l’évolution des autres pays européens.
En Europe, désormais, le maillon faible, c’est la France. Mais elle ne l’a pas encore compris, ni le changement radical que cela implique.
Nous retrouvons ici une forme de « politique d’abord » : sur ce plan comme sur d’autres, la France ne s’en sortira pas sans une mutation politique majeure.
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samedi 1er août 2020
En réalité, cette crise peut déboucher sur deux évolutions opposées. L’une consiste à continuer comme avant. Dépenser, s’endetter, ne pas choisir. C’est une trajectoire risquée et déséquilibrée, dans un contexte aggravé. Mais c’est la plus naturelle pour nos sociétés et nos politiques. L’autre supposerait un effort personnel et collectif, débouchant sur un sursaut, associant Etat et forces vives, résolument solidaire et subsidiaire. Cela impliquerait des choix énergiques, plus de dépenses ici, bien moins ailleurs, et donc des priorités. En particulier, il faudrait un nouveau pacte entre la société et l’Etat. Un effort collectif de grande envergure pour restaurer une culture commune dédiée au bien commun, intériorisée car porteuse de sens pour chacun. Ce qui suppose une révolution mentale, et des leaders pour l’incarner.
Paru dans Liberté Politique, juillet 2020
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lundi 23 décembre 2024
J’ai évoqué précédemment la question de l’endettement public de la France. Voyons comment cela s’inscrit dans le jeu des relations géopolitiques, et quel est le risque possible.
L’absence de consensus politique et la cécité collective à l’égard de la dette française ne montrent aucun signe d’amélioration. Cela ne peut donc pas durer indéfiniment, même si on ne sait pas quand la branche cassera.
Cette dette est pour l’essentiel libellée en euros. Mais la France ne contrôle pas sa monnaie, qui est gérée en commun par des pays aux intérêts et situations financières très différents. En cas de crise, la solution ne va donc pas de soi. Et elle impliquerait un grave affaissement, non seulement de la position de la France, mais de l’Europe en général.
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jeudi 7 mai 2020
Interview dans l’Incorrect mai 2020
1/ Les mesures actuellement prises vont creuser le déficit et donc la dette qui était déjà abyssale avant le confinement. Comment s’en sortir pour financer les dépenses à venir ? Faut-il privilégier l’impôt, la dette ou l’emprunt ?
2/ Le quantitative easing crée de la monnaie en rachetant des titres de dette publique. Croyez-vous à cette solution sur le long terme ?
3/ On dit que la banque centrale européenne, qui a racheté 400 milliards d’euros de titre de dette française, pourrait très bien décider de les détruire, manière pour les Européens d’annuler cette dette vis-à-vis d’eux-mêmes. Que pensez-vous de cette solution ?
Réponses ci-après….
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lundi 6 mai 2024
La crise du Covid puis les guerres d’Ukraine et de Gaza ont fait irruption brusquement et révélé des sources de fragilité majeures dans la plupart des pays.
A titre d’exercice mental, il peut être intéressant d’évoquer plusieurs des causes de vulnérabilité, repérables dès maintenant, même si par définition cette liste ne peut être exhaustive. Au programme : démographie, finance, écologie, transports maritimes et mondialisation.
Leur effet peut être selon les cas subit, ou au contraire très progressif.
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Paru sur le site de Géopragma
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mardi 4 décembre 2012
Méga-crise financière de 2008, crise de la zone euro, montée en force des pays émergents, débats sur les mœurs etc. : tout change de façon dramatique. Dans les domaines les plus variés, économie, mondialisation, mœurs. L’histoire bouge-t-elle à nouveau ? Sommes-nous à une époque charnière ? Bien sûr. Il en sera ainsi tant que nous en resterons dans cette postmodernité où nous pataugeons depuis 1968.
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(Nouvelle rédaction de l’article)
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dimanche 10 octobre 2010
A une époque comme la nôtre, où on vit manifestement un tournant majeur l’inscription dans le temps long est évidemment une priorité essentielle. Quelques remarques pour alimenter cette discussion.
Sur la hiérarchie des facteurs : les valeurs collectives au premier rang
En premier lieu et surtout le rôle des facteurs culturels, des valeurs fondamentales, et notamment spirituelles, est crucial ; il détermine l’orientation principale des gens, et notamment leur réaction aux crises. Le même (…)
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lundi 23 mars 2020
Quel peut-être l’impact économique et social de la crise ?
Le premier niveau possible est celui de la crise financière, de l’explosion.
Mais même si elle peut être évitée, la crise aura des effets profonds et durables en matière économique.
Cette crise peut donc être le point de départ de deux évolutions opposées. L’une, la dérive, l’autre, le sursaut.
Paru sur le site d’Aleteia
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samedi 13 juin 2020
Dans son ensemble notre monde a été pris de court par cette crise, qui n’a pas son origine dans la sphère économique et financière. Notre économie a subi le choc le plus violent qu’elle ait connu depuis la guerre.
Nous sommes encore sous le choc, mais l’urgence est de réfléchir à la suite.
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Paru dans la Revue Banque et Stratégie, juin 2020.