Le texte majeur du Vatican sur la finance
Edition du texte par Artège avec ma préface
Présentation...
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Le texte majeur du Vatican sur la finance
Edition du texte par Artège avec ma préface
Présentation...
La finance peut-elle être au service de l’homme ? Les cyniques diront que, si cela arrive, c’est involontairement. L’image de la finance est celle d’organismes froids, uniquement motivés par le gain. La crise de 2008 a jeté un coup de projecteur violent sur des pratiques contestables et collectivement nuisibles. Est-ce là toute la réalité de la finance ? Est-ce une fatalité ? La finance a un rôle central dans nos économies. Une finance au service de l’homme, et non pas centrée sur (…)
Oui, certes. Il faut de la morale en finance, comme ailleurs, et c’est possible. Mais quelle morale ?
Le rôle de la morale est de dire ce qu’il est objectivement bon de faire dans une situation donnée : il n’y a donc pas de jugement moral sans connaissance technique du sujet. La finance de marché est là pour collecter l’épargne et l’investir dans des projets qui le justifient et préparent notre avenir. C’est une responsabilité considérable, et en même temps aléatoire : le futur n’est ni (…)
Finance : un regard chrétien De la banque médiévale à la mondialisation financière
PRIX INTERNATIONAL 2015 DE LA FONDATION CENTESIMUS ANNUS
Que peuvent apporter les chrétiens à l’économie et à la finance ?
Lecteur croyant ou incroyant, ne vous arrêtez pas au titre. Le sujet vous concerne. Oui, je sais : finance et christianisme : tout paraît opposer ces deux univers. L’un dit nous orienter par la charité et le don vers la vie éternelle ; l’autre voit le monde à travers des calculs (…)
Moraliser le capitalisme après la crise : la finance
La finance est sur la sellette. Son fonctionnement collectif, ses techniques, sa réglementation sont directement en cause. L’accusation morale joue aussi un rôle important : ce secteur avide d’argent ferait des profits démentiels en faisant supporter ses pertes par la communauté. Qu’en est-t-il vraiment ?
La crise
Rappelons cependant d’abord quelques faits sur la crise. D’abord ; c’est une bulle du crédit, pas une crise des marchés (…)
L’Europe vient de décider de frapper un supposé grand coup contre les rémunérations excessives dans la finance : un ratio de 1 pour 1 entre la partie fixe du salaire et la partie variable (les fameux bonus). Les média applaudissent.
Curieuse victoire, qui ne plafonne pas les rémunérations contrairement à ce qui est dit, mais pousse les banques à augmenter les salaires fixes si elles veulent continuer à payer grassement leurs traders. Alors qu’il faudrait faire à peu près le contraire : rendre la partie variable encore plus variable, pour qu’elle soit solidaire des résultats de l’activité sur la longue durée, y compris des risques et pertes.
On reste donc dans l’amateurisme, alors que la question des bonus et des rémunérations en général mérite un vrai examen.
Quelques idées pour éclairer ce débat…
Guerre, concurrence et compétition
Question préalable : peut-on parler de guerres dans les relations économiques ? J’ai quelque réticence sur le terme, que je voudrais expliciter. Le mot guerre a pour simplifier deux sens. D’un côté la guerre totale, clausewitzienne, celle qui est concentrée sur l’annihilation des forces de l’adversaire ; c’est par définition un jeu à somme négative. Elle est presque toujours négative et par là condamnable D’un autre côté, la guerre au sens de l’Europe (…)
Tel est le titre de mon avant-dernier livre, paru le 29 mai 2015.
Les cyniques diront que s’il arrive que la finance serve l’homme, c’est involontairement. L’image de la finance est celle d’organismes froids, uniquement motivés par l’argent. Et la crise de 2008 a jeté un coup de projecteur violent sur des pratiques contestables et collectivement nuisibles. Est-ce toute la réalité de la finance ? Est-ce fatal ?
La finance a un rôle central dans nos économies. Elle sert donc à quelque chose. Une finance au service de l’homme, et non pas centrée sur elle-même, serait évidemment un idéal. il faut donc travailler dans ce sens. Mais peut-on avoir une finance orientée dans le bon sens dans une société qui elle-même ne reconnaîtrait pas de vraies valeurs ? Et que signifie être au service de l’homme, sinon avoir une certaine conception du bien, et donc une forme de morale ou d’éthique ? Ethique et finance : c’est par là qu’il faut commencer l’examen.
On passera ensuite à des questions plus pratiques sur la banque et les marchés financiers ; sans oublier la finance publique, et même le rôle du don. On verra alors que régulation des marchés et éthique personnelle sont toutes deux nécessaires pour mettre la finance au service de l’homme.
Suite, bonnes feuilles et table des matières...
Médaille de bronze (mention d’honneur) du Prix Turgot du meilleur livre d’économie financière 2016.
Interview sur ce sujet sur Radio-courtoisie avec Hugues Sérapion le samedi 1er août de 12h00 à 13h30, rediffusée dans l’après-midi de 16 heures à 17h30, et dans la nuit de minuit à 1h30.
Voir aussi ma participation à l’émission "Grain à moudre" sur France Culture jeudi 4 juin à 18 h 20.
Lire http://www.revue-projet.com/comptes...
http://www.franceculture.fr/emissio...
Deux nouvelles affaires (le Libor et JP Morgan) viennent de jeter un jour cru sur l’irresponsabilité ordinaire d’une partie du monde de la finance. Des affaires réellement énormes, choquantes.
Encore faut-il en tirer les bonnes leçons. Loin de mettre en question le principe même du marché, elles nous rappellent ce qu’est un vrai marché : les règles à respecter pour qu’un marché soit un vrai marché, honnête et utile, moralement et techniquement.
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Voir là-dessus ma participation au débat "Bankster : banquier ou gangster ?" à C dans l’air jeudi 19 juillet 2012 sur la 5 - à 17 h 45 ou 22h 25 - Lien ci-après pour visionner.