L’ampleur de la mutation socioculturelle en cours n’est plus à démontrer : culture, natalité, famille, niveau éducatif etc. Bien entendu les innovations techniques majeures de la période récente ont leur rôle, ainsi les réseaux sociaux, les smartphones ou l’IA. Mais l’explication reste insuffisante : après tout, les personnes restent libres de ce qu’elles font de ces jouets nouveaux.
Expliquer cela par des oppositions sociologiques ne suffit pas non plus ; il y a des facteurs plus profonds, et ils tiennent à la conception même de la vie et de la société. Comment les faire évoluer ?
L’expérience, par exemple celle des politiques natalistes, montre que c’est en réalité difficile, même si on met le paquet. Si on va contre une tendance lourde, même des moyens puissants échouent à donner le résultat voulu.
Il nous faut pas tirer de cela une conclusion trop pessimiste. Bien au contraire. Car l’avantage paradoxal d’avoir pris conscience de cette réalité, c’est qu’on se décourage moins : au-delà du manque de chance, ou des erreurs qu’on a commises, on sait qu’on va contre des forces lourdes.
Il faut donc s’y faire et y aller quand même.
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