Nous vivons désormais dans un pays et une société profondément fragmentés, comme le montre entre autres Jérome Fourquet.
Les éléments qui permettaient traditionnellement de construire un sentiment de communauté sont remis en cause ou en tout cas relativisés. La consommation l’emporte, et c’est une chose individuelle. Même si elle débouche sur des mouvements grégaires, car une foule n’est pas une communauté.
Dans ces conditions l’offre politique est difficile et l’insatisfaction domine. Même l’opposition entre localisme et mondialisme reste imprécise et regroupe des ensembles hétérogènes, sur lesquels il est difficile de bâtir.
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